Des éoliennes à Cap Chat, en Haute-Gaspésie.
Ce n’est jamais facile de tourner la page sur des projets aussi inspirants qu’Unpointcinq. Pour moi, journaliste arrivé dans l’équipe en novembre 2023, le point d’orgue aura été cette série de dossiers régionaux aux quatre coins du Québec. J’ai eu la chance de partir avec mon baluchon à la rencontre de gens qui, chacun à leur façon, font une différence dans la crise écologique.
Du journalisme de solutions sur le terrain, au plus près des réalités locales. Une façon de raconter l’environnement qui m’a rappelé pourquoi j’aime autant faire ce métier.
Alex en Gaspésie: Sur le front des changements climatiques
Tout a commencé en Gaspésie, ce vaste territoire qui m’a toujours fait rêver. Les 900 kilomètres qui séparent nos bureaux de Montréal de ma destination, dans une vieille minoune louée sur un site de partage de voitures, m’ont donné beaucoup de temps pour réfléchir à cette région. J’y ai rencontré le proprio d’auberge jeunesse qui a choisi de limiter sa croissance pour protéger son milieu naturel, des pêcheurs et pêcheuses qui réinventent leur métier et un groupe de jeunes qui bâtissent la communauté de leurs rêves au pied des Chic-Chocs. Au-delà des reportages, je garde surtout le souvenir d’un accueil d’une générosité incroyable. Impossible de visiter la Gaspésie sans (re)tomber un peu en amour avec elle.
Alex en Estrie : Cultiver la résilience climatique
Cette fois, direction le sud du Québec. L’Estrie déborde d’initiatives environnementales, particulièrement dans le milieu agricole. J’y ai notamment rencontré une femme qui offre des arbres à ses concitoyens et concitoyennes parce qu’elle a été inspirée par… Le Seigneur des anneaux. Le genre de petite petite qui ressort en entrevue quand on s’y attend le moins! Ce dossier est devenu, pour moi, un hommage à la débrouillardise des Estriens et des Estriennes.
Alex dans le Bas-Saint-Laurent : Naviguer dans l’inconnu
Le Bas-Saint-Laurent, c’est chez moi. J’y ai grandi, j’y ai appris à aimer le fleuve, les couchers de soleil du Kamouraska et les longues routes qui semblent toujours mener quelque part. Revenir dans la région avec mon carnet de notes, cette fois comme journaliste, avait donc quelque chose de particulier. C’était l’occasion de regarder autrement un territoire que je croyais connaître sur le bout de mes doigts. En discutant avec des personnes du milieu agricole, des biologistes et des spécialistes de l’eau, j’ai compris que le Bas-Saint-Laurent vit déjà avec les changements climatiques au quotidien. Ici, on parle autant de sécheresses que d’érosion côtière que de la capacité des gens à s’adapter. Malgré les incertitudes, je suis reparti frappé par leur pragmatisme et leur optimisme. Cette région m’a rappelé qu’on peut naviguer vers l’inconnu sans (trop) perdre le nord.
Alex à Gatineau : Une ville en transition
Pour ce dernier dossier, j’avais envie de faire quelque chose d’un peu différent. Après avoir sillonné des régions surtout rurales, je me suis arrêté dans une ville de plus de 300 000 habitants. Gatineau m’intriguait : une municipalité à cheval entre deux provinces, en pleine croissance, qui cherche à réinventer sa façon de se développer. J’y ai rencontré une jeune mairesse passionnée, un biologiste capable de reconnaître les oiseaux à leur chant et des citoyen.es convaincus que les villes ont un rôle essentiel à jouer dans la transition écologique. Si je retiens une chose de ces dossiers, outre que les petites cantines de région sont un réel trésor national, c’est que le Québec de demain se construit sur le bord d’un chemin de gravier, dans une auberge qui refuse de grandir trop vite, dans un potager en Estrie. Bref, un geste à la fois.
Unpointcinq
C'est fini!C’est le cœur gros que nous vous faisons cette annonce… Un an et demi après la fin de notre financement à la mission, et malgré nos démarches pour diversifier nos revenus, nous devons mettre fin à nos activités.
