Les bonnes nouvelles des jeunes journalistes en environnement

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Crédit photo: Coop Carbone
Created with Lunacy 4 min

En 2026, nous confions aux jeunes du Laboratoire des jeunes journalistes en environnement le soin de vous partager des bonnes nouvelles en environnement. Parce qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien!

À Québec, des médicaments livrés… à vélo-cargo

Par Luna Puka

Dans la capitale nationale, des pharmacies ont commencé à livrer leurs médicaments à vélo-cargo plutôt qu’en voiture. La succursale Familiprix du quartier Maizerets, à Limoilou, et le Jean Coutu du boulevard Louis-XIV, à Beauport, ont testé cette façon de faire pendant deux mois l’automne dernier.

Soutenue par les organismes Coop Carbone et Maillon Vert ainsi que par la Ville de Québec, cette initiative consiste à utiliser un vélo-cargo pour les livraisons situées dans un rayon de 3 à 5 km autour de la pharmacie afin, notamment, de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Outre les bénéfices climatiques, les gains économiques sont importants : selon l’analyse d’une année de livraisons dans un quartier résidentiel de Québec (rayon de 3 km), opter pour un vélo-cargo permettrait de réduire le budget hebdomadaire de livraison d’environ 12,25 %, évalue Coop Carbone. Si les clients apprécient l’initiative, les pharmacies ont pu constater que le vélo-cargo est facile d’utilisation et peut transporter beaucoup de médicaments. 

Même si le gouvernement a repoussé de cinq ans sa cible de réduction des émissions de GES, ce projet prouve que des entreprises locales peuvent agir concrètement pour aider l’environnement tout en continuant à bien fonctionner. C’est un bon exemple de solution économique… et écologique.

À Polytechnique, la viande rouge sort de l’assiette  

Par Léo Roy

Depuis la rentrée scolaire de septembre 2025, la cafétéria de l’école Polytechnique de Montréal ne sert plus de viande rouge. 

En effet, l’université a retiré les hamburgers des menus de la cafétéria ainsi que tous les aliments contenant du bœuf. Polytechnique, qui accueille 10 000 étudiantes et étudiants chaque année, continue à offrir des menus carnés mais à bas de porc. Par ailleurs, de nouveaux comptoirs offrent désormais poisson et crustacés sous forme de sushis et de bols pokés.

 À noter que les étudiantes et étudiants avaient déjà la possibilité de faire des choix plus écologiques grâce à un baromètre qui indique les effets de chaque aliment sur l’environnement. 

Mais la direction de l’établissement a décidé d’aller plus loin en posant un geste fort pour réduire l’empreinte carbone de sa cafétéria. En effet, le bœuf générait près de la moitié des émissions de GES des services alimentaires de Polytechnique, loin devant le fromage, le porc ou le poulet! 

L’initiative de Polytechnique est un bon exemple de responsabilité environnementale, plus encore lorsque l’on sait que l’élevage bovin représente 40% des émissions de GES du secteur agricole au Québec. En espérant qu’après ce geste de leadership, d’autres suivront. 

À Victoriaville, une taxe qui rend plus vert? 

Par Alexane Blais

En début d’année, la Ville de Victoriaville a fait un nouveau pas pour l’environnement en adoptant une mesure d’écofiscalité visant l’augmentation de la canopée sur son territoire. Pour rappel, l’indice de canopée est le pourcentage d’une surface couverte par la cime des arbres.

Dans le scénario initial de la municipalité, les propriétaires de terrain dont l’indice de canopée n’excède pas 30 % devaient payer une taxe supplémentaire, inscrite d’office dans leur avis d’imposition annuel. Mais cette taxe a suscité de vives réactions.

Du mécontentement citoyen qui a suivi cette annonce a fini par faire naître un compromis : la redevance devient « volontaire ». Consciente que le changement était peut-être un peu brutal, la Ville a donc offert à sa population l’option de demander une exemption : il est possible de faire retirer la contribution de son avis d’imposition en le demandant, pour cette année à tout le moins. 

Le saviez-vous? L’écofiscalité désigne un ensemble de mesures fiscales visant à limiter les atteintes à l’environnement, en incitant notamment les individus et les entreprises à modifier leurs comportements, par exemple en instaurant l’imposition de taxes et de redevances. Ce nouveau règlement soutient donc directement la lutte contre les changements climatiques de Victoriaville.

De nombreux partenaires ont contribué au développement de cette nouvelle mesure : le Centre de recherche sur la gouvernance (CERGO), l’École nationale d’administration publique (ÉNAP), le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) ainsi que la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec).

La sécurité routière, bénéfique à l’éco-conduite? 

Par Rose-Aimée Beaumont 

En leur expliquant comment l’éco-conduite pourrait réduire les risques d’accident, les automobilistes pourraient être plus enclins à adopter les gestes d’éco-conduite. C’est un des constats qui ressort duneétudede l’Université Laval menée par Valériane Champagne St-Arnaud, professeure adjointe au Département de marketing de la Faculté des sciences de l’administration, et trois de ses collègues et publiée en janvier 2026. 

Une des hypothèses serait que la sécurité routière – protéger sa sécurité et celles des autres –pourraient activer la fibre altruiste des gens. Sensibilisés aux bénéfices de l’éco-conduitetels que l’évitement des freinages brusques, des accélérations rapides et des excès de vitesse, les automobilistes seraient alors plus à même de les adopter. 

D’autres messages ont été testés pour encourager l’adoption de comportements éco-responsables, axés sur l’économie ou directement sur l’environnement. 

Mais l’étude, menée auprès de conducteurs et conductrices de véhicules à essence de Montréal, fait ressortir que “seul le message axé sur la sécurité routière a entraîné une augmentation significative de l’intention d’adopter une conduite éco-responsable”. 

Pour rappel, il existe d’autres exemples d’éco-conduite: 

  • Retirer les accessoires superflus de la voiture tels qu’un porte-bagage vide ou un support à vélo inutilisé, qui nuisent à son aérodynamisme;  
  • Choisir un véhicule adapté à ses besoins; 
  • Éviter la voiture quand on peut faire un déplacement à pied, à vélo ou en transport en commun. 

Au Québec, le secteur du transport représente 43% de nos émissions totales de gaz à effet de serre (GES), selon le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) du Québec (2024). 

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