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Jennifer Grégoire, son conjoint Guillaume et leur fille Léna. ©T.D.R.
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Retombées positives générales

Trente ans, un enfant et des gestes conséquents

Dans la dernière année, Jennifer Grégoire a eu 30 ans et est devenue maman. Ces deux étapes de vie ne lui ont aucunement fait modifier les gestes qu’elle adopte pour contribuer à préserver la planète et mobiliser sa région pour de bon!

Cela fait une dizaine d’années que Jennifer Grégoire a mis l’environnement au centre de ses choix personnels et de ses implications sociales, c’est donc assez naturellement qu’elle a rejoint le mouvement Mères au front il y a un an.

Dans sa maison de Val-d’Or, en Abitibi, la jeune maman se lève tôt pour appliquer son mode de vie « écolo ». « Les couches, on les lave un soir sur deux et je les assemble le matin à 5 h 30 », raconte-t-elle. Afin d’éviter tout emballage et de limiter l’achat de jouets et d’articles pour enfants neufs, Jennifer consacrera ensuite du temps à cuisiner (des plats végétariens, bien sûr) puis elle fera un brin de magasinage sur Marketplace. « C’est une mine d’or, mais ça demande énormément de temps. Pour les repas, on cuisine tout nous-mêmes, et tout est acheté en vrac », souligne-t-elle.

L’inhalothérapeute de profession est revenue dans sa région d’origine depuis cinq ans. Ce retour s’est révélé très ardu pour elle et son amie Jolyane Luneau.

Val-d’Or, Abitibi, mères au front, fête des mères, fête des mères 2021, climat, famille,
Jennifer Grégoire ©T.D.R.

« Quand on est allées étudier à Montréal, c’est vraiment là que tout a changé, dit-elle. On a lu le livre Zéro déchet de Béa Johnson, on allait dans les petits marchés, dans les épiceries en vrac, et quand on est revenues en région on s’est dit : “Ouf! Il faut faire notre épicerie tout emballée?” Ça ne marchait pas. On avait l’impression de faire un gros pas en arrière. »

Pour contrer leur sentiment de désarroi, Jennifer et Jolyane ont décidé de passer à l’action. Elles ont entre autres tenté d’implanter un réfrigérateur communautaire afin de réduire le gaspillage alimentaire. Ce projet n’a pas vu le jour, mais ce revers n’a pas arrêté les deux jeunes femmes. Déterminées à encourager les gens à adopter un mode de vie zéro déchet dans leur région, elles se sont associées à une troisième comparse et, en mars 2019, elles ont lancé AKI, la première épicerie zéro déchet de Val-d’Or. « Oui, on est une business, mais AKI nous permettra aussi d’implanter des projets dans la communauté. Le fridge, on ne l’a pas encore fait, mais ça reste dans nos plans », mentionne Jennifer.

Mères au front, ça va beaucoup plus loin qu’acheter des pailles réutilisables. Ça s’adresse au niveau politique.
Jennifer Grégoire

Craindre pour l’avenir de son enfant


Depuis la naissance de sa fille Léna, Jennifer Grégoire ressent plus que jamais le besoin d’agir pour lutter contre les changements climatiques. Elle peine à retenir ses émotions quand elle évoque l’avenir de son enfant. « Je ne trouve pas ça plus important, mais ça me fait plus peur. Ça s’en vient vraiment intense. Elle aura quel âge quand ça va imploser? » s’inquiète-t-elle.

Son écoanxiété la pousse à vouloir à aller plus loin dans ses actions. Pourquoi fait-elle partie de Mères au front? Parce que, selon elle, il est parfois difficile de croire à l’impact de nos gestes individuels. « Mères au front, ça va beaucoup plus loin qu’acheter des pailles réutilisables. Ça s’adresse au niveau politique », affirme la jeune femme. Pour l’instant, comme elle est préoccupée par son entreprise, Jennifer appuie les actions du mouvement à distance. Elle donne quelques idées aux militantes plus actives, promeut les actions du mouvement à travers les réseaux sociaux et signe les pétitions. Mais peu importe le temps ou la nature de l’implication chez Mères au front, tant que le cœur y est!

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