mères au front; Gabrielle Bruneau; urgence climatique
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Retombées positives générales

« Mère » par solidarité

Gabrielle Bruneau n’a pas d’enfant. Pourtant, la jeune femme de 29 ans de Rouyn-Noranda épingle sans gêne sur sa poitrine le cœur vert équarri qui marque distinctement les actions et les revendications de Mères au front.

Il n’est pas nécessaire d’avoir donné naissance pour se préoccuper de l’avenir climatique des enfants. Gabrielle Bruneau en est la preuve. Aimer les enfants des autres suffit même à la mobiliser. « Je fais partie de Mères au front sans être une “vraie” mère, mais j’ai quand même sept neveux et nièces! » précise la jeune maraîchère. « Je n’ai pas d’enfant et je ne crois pas en avoir, mais seule la vie le dira. Certaines vous diraient que c’est lié à l’écoanxiété, mais comme je n’ai jamais vraiment envisagé l’idée d’avoir des enfants, ce n’est pas ça. Simplement que j’aime ma vie comme elle est », confie-t-elle.

En fait, Gabrielle Bruneau n’en est pas à son premier engagement dans la lutte aux changements climatiques. Lors de ses études à l’Université de Sherbrooke, elle s’est impliquée au sein d’un jardin communautaire pour favoriser l’alimentation locale et elle a cofondé une coopérative de solidarité offrant des ateliers de mécanique de vélo pour encourager le transport actif. « Quand je suis revenue en Abitibi, mes implications ont été un moteur social. Il y en a tellement eu, je perds le fil! » témoigne-t-elle.

Après avoir milité au sein de plusieurs groupes citoyens se préoccupant d’activités minières et du passage d’un gazoduc dans sa région, Gabrielle a choisi de s’engager dans Mères au front. « J’essaie de me diversifier pour attaquer de différentes façons la problématique des changements climatiques et de la pollution », explique-t-elle. « Avec Mères au front, c’est une approche qui est plus douce et plus accessible. On rejoint peut-être plus de gens parce qu’on vient vraiment parler de NOS enfants, NOS neveux et nièces, NOS petits-enfants. Tout le monde, ou presque, a un lien comme ça. Ça donne aux gens une autre perspective », fait remarquer la militante.

Gabrielle Bruneau, mère au front, urgence climatique
Gabrielle Bruneau n’en est pas à son premier engagement dans la lutte aux changements climatiques. ©T.D.R.

Le moral des troupes

Être « au front » n’est cependant pas toujours facile. Bataille après bataille, Gabrielle Bruneau constate que la « guerre » aux décisions politiques ou aux projets polluants est loin d’être gagnée et que, de temps en temps, il est nécessaire de prendre des pauses. « Il y a eu des périodes creuses parce que, parfois, je manquais de temps, mais aussi parce qu’à un moment donné ça devenait trop difficile sur le moral », relate-t-elle. « On travaille vraiment fort, mais on n’a jamais la récompense qu’on devrait avoir pour tout le travail qu’on a pu mettre. »

« J’essaie de me diversifier pour attaquer de différentes façons la problématique des changements climatiques et de la pollution. »

Gabrielle Bruneau

Elle se réjouit donc que le mouvement Mères au front réussisse à mobiliser une grande et nouvelle diversité de militantes. Elle trouve remarquable qu’elles se dévouent autant pour défendre l’avenir de leurs enfants. « Il y a un lien très fort. Elles sentent qu’elles doivent agir. Une mère m’a déjà dit que sa fille de 11 ans lui demandait fréquemment si elle aurait le temps de terminer sa vie avant que la planète ne soit plus habitable. C’est fou, cette pression qu’elles doivent ressentir! Je trouve ça magnifique de les voir s’impliquer et agir pour protéger et rassurer leurs enfants », conclut-elle avec admiration.

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