Simon Diotte en motomarine orca taiga motors
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Une motomarine qui fait bzzzzzz!

Les véhicules hors route (VHR) s’électrifient grâce à l’entreprise québécoise Taiga Motors qui, après avoir lancé la première motoneige électrique au monde, récidive sur l’eau avec l’Orca. Fini les pout pout pout, place au bzzzzzz! Et accrochez-vous bien parce que ça va vite. Très vite.

Ça y est, je suis prêt. La journée est parfaite. Le soleil brûle la peau. C’est le moment idéal pour mettre à l’essai l’Orca, la première motomarine électrique au monde. J’enfourche la selle, je prends mes aises. J’empoigne les guidons, puis j’effleure à peine la manette d’accélération. Immédiatement, la puissante bête se cabre comme un cheval. J’en ai la chair de poule. 

« Oups! » rigole Paul Achard, debout sur le quai de la marina de Chambly. Cofondateur de Taiga Motors, il est venu assister à mon essai du plus récent engin conçu par cette entreprise montréalaise. « Tu étais en mode sport, le mode de fonctionnement le plus musclé de l’appareil! » m’explique-t-il. Je réalise alors toute la puissance de cette orque, dont les performances soutiennent la comparaison avec celles des motomarines à essence.

L’Orca est une motomarine survitaminée comme les aiment les adeptes de ce véhicule de plaisance qui fait des vagues depuis son invention dans les années 1970. Capable d’une puissance de 120 chevaux-vapeur (modèle Sport) ou de 180 chevaux-vapeur (modèle Performance), elle démarre comme une fusée, passant de 0 à 70 km/h en 2,6 secondes ou en 2 secondes (modèle Performance). Attachez vos casquettes avec de la broche! « Si vous êtes en compagnie de [gens qui montent des] motomarines à essence, ils ne pourront pas vous suivre », assure Paul Achard.

À voir en vidéo:

Orca motomarine électrique québec taiga motors

La beauté de cette puissante machine, c’est qu’elle n’émet aucun bruit lorsqu’elle prend une pause sur les eaux. Aucun ronronnement du moteur. Au milieu du lac, on pourrait entendre les poissons nager. Et son moteur électrique ne brûlant pas de pétrole, on ne renifle ni mauvaise odeur ni vapeurs toxiques. Autre avantage écolo : la recharge électrique de la batterie élimine les risques de déversement d’essence dans les plans d’eau, un problème courant avec les moteurs à combustion. De quoi concilier – en partie – motomarine et environnement. 

Sans compter que cette monture électrique est à 100 % made in Québec. La batterie, le moteur et le design ont été entièrement conçus par Taiga Motors, et les engins, premiers du genre au monde, seront assemblés sur une chaîne de montagne québécoise. « Notre partenaire sera dévoilé sous peu », affirme Paul Achard.

En 2016, les recettes des ventes au détail d’embarcations de plaisance au Canada étaient de 2 G$. Au Québec, quelque 2000 motomarines ont trouvé preneur cette année-là.

Source : Nautisme Québec

motomarine orca 100 % electrique taiga motors

Mais la question qui tue : quelle est l’autonomie de l’Orca? De 90 minutes à 2 heures. « C’est sûr que si vous pesez sur le “gaz” à fond, ça dure moins longtemps, mais la plupart des utilisateurs de motomarines alternent entre grande vitesse, repos et rythme plus pépère », soutient Paul Achard. Bref, cette autonomie conviendrait à la majorité des motomarinistes. La batterie se recharge au complet en 2 à 3 heures sur une prise de 240 volts et en 7 à 8 heures sur une prise conventionnelle.  

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À la conquête du monde

Harricana Aventures, basée à Amos, est le premier concessionnaire Taiga Motors au Québec. Stéphane Lacombe, l’un des propriétaires, s’enthousiasme pour cette innovation. « De plus en plus de clients recherchent des véhicules plus verts, comme dans le monde de l’automobile. C’est un segment de marché en émergence qui va prendre énormément d’ampleur dans les années à venir », dit-il, espérant que se multiplieront les bornes de recharge électrique dans les marinas. « Ça permettra aux utilisateurs de faire de longues sorties », dit-il. Car sur les immenses plans d’eau de l’Abitibi, les virées de plusieurs heures avec pause repas font partie des mœurs.

Combien coûte cette moto des mers vendue uniquement en ligne pour le moment? Il faut débourser 15 000 $US pour le modèle de base et 17 500 $US pour le modèle Performance, « un coût comparable aux motomarines à essence de même catégorie », affirme Paul Achard. « Mais à long terme, la possession d’un véhicule électrique revient moins cher, car il n’y a pas de frais d’essence ni de frais d’entretien pendant la durée de vie de l’appareil », rappelle-t-il. 

La future Tesla des VHR

Les cofondateurs de Taiga Motors, les ingénieurs Paul Achard, Gabriel Bernatchez et Samuel Bruneau, tous diplômés en génie de l’Université McGill, ont de grandes ambitions : ils veulent faire de Taiga la « Tesla » mondiale des véhicules hors route (VHR). « Nous livrerons nos premières motoneiges électriques à l’hiver 2020, puis nos premières motomarines en 2021. Ensuite, nous visons à électrifier tous les véhicules hors route : motoquad (quatre roues), autoquad biplace, moto tout-terrain, etc. », mentionne Paul Achard. 

Fondée en 2015, cette jeune entreprise de Montréal craint-elle la concurrence des géants de l’industrie? Absolument pas! « Les autres manufacturiers n’investiront jamais dans l’aventure électrique… tant qu’ils ne seront pas obligés de le faire », soutient Paul Achard. 

L’entrepreneur semble avoir vu juste. Unpointcinq a contacté BRP, dont le siège social se situe à Valcourt, en Estrie, au sujet de l’apparition des modèles sans essence. La réponse de ce leader mondial du marché des motomarines manifeste une certaine timidité envers l’électrification. « Nous sommes toujours dans la phase d’exploration afin d’évaluer la viabilité des différents marchés », nous a dit une porte-parole. 

Motomarinistes, êtes-vous prêts à prendre la prochaine vague?