5G, antenne 5G, 5G et climat, téléphone intelligent, cellulaire, nouvelles technologies, internet des objets,
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©envato
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Retombées positives générales

5G : alliée ou ennemie du climat?

On en entend des vertes et des pas mûres sur la 5G : danger des ondes électromagnétiques, complot lié à un vaccin secret contre la COVID-19… Mais qu’en est-il du climat? Devrions-nous nous inquiéter de l’arrivée de cette nouvelle technologie ou nous en réjouir?

Pourquoi s’énerve-t-on autant le poil des jambes avec la 5G? Parce qu’elle améliore considérablement le réseau mobile. « Imaginez que vous êtes un chef d’orchestre dont les musiciens sont éparpillés autour du globe. Vous pourriez jouer vos pièces à distance, chacun devant votre écran », explique Ke Wu, titulaire de la Chaire de recherche industrielle sur les technologies sans fil de l’avenir et directeur du Centre de recherche Poly-Grames à Polytechnique Montréal. « Avec la technologie actuelle, vous risquez d’avoir une distorsion dans la musique parce que le son sera en retard et la connexion, pas assez puissante. Ça deviendra toutefois possible avec la 5G grâce à une vitesse améliorée, une grande connectivité et une fiabilité élevée. »

Comme la 5G en est encore à ses balbutiements, il faudrait être diseuse de bonne aventure pour savoir quels seront ses effets sur le climat. De nombreux scientifiques ont toutefois tenté d’estimer son impact sur nos émissions de gaz à effet de serre (GES), mais les résultats vont de tous bords, tous côtés. Essayons d’y voir plus clair.

La 5G ne requiert que 8 à 15 % de l’énergie nécessaire à la transmission des données en 4G.

Source: Association canadienne des télécommunications, 2020

Une question d’énergie

L’avantage climatique de la 5G est son efficacité énergétique. L’Association canadienne des télécommunications sans fil estimait, en 2020, que la 5G ne requiert que 8 à 15 % de l’énergie nécessaire à la transmission des données en 4G. Grâce à ce gain, on pourrait multiplier par mille le trafic sur les réseaux mobiles dans les dix prochaines années et ne consommer que la moitié de l’énergie dont nous avons besoin actuellement. Cette économie pourrait se traduire par une diminution des GES pouvant aller jusqu’à 10 mégatonnes d’équivalent CO2.

Toutefois, l’efficacité énergétique de la 5G pourrait ne pas être suffisante pour garantir son effet positif sur le climat. Les nombreuses antennes, appelées stations de base, qui permettent d’assurer le signal 5G viennent compliquer la donne. « Afin de garantir un fort débit aux utilisateurs, une grande quantité de stations de base pousseront sur le territoire québécois, particulièrement en zone urbaine », remarque Catherine Rosenberg, qui dirige deux chaires de recherche sur l’avenir de l’Internet et sur les systèmes 5G à l’Université de Waterloo. Ces nouvelles constructions pourraient peser lourd : la firme indépendante MTN Consulting rapporte qu’une station de base 5G consomme jusqu’à deux fois plus d’énergie qu’une station de base 4G.

Un téléphone intelligent émet 70 kg d’équivalent CO2 pour une durée de vie de quatre ans.

Après le réseau mobile, n’oublions pas de prendre en compte nos téléphones. Pour profiter de la 5G, nous devrons nous procurer de nouveaux appareils compatibles avec la technologie qui alourdiront, eux aussi, l’empreinte carbone de la 5G. Rappelons qu’un téléphone intelligent émet 70 kg d’équivalent CO2 pour une durée de vie de quatre ans.

 Vers le futur

La 5G, ce n’est pas juste une affaire de télécommunications, rappelle Ke Wu. « C’est une innovation technologique qui améliore la communication entre les humains (grâce à nos précieux téléphones!), mais qui ouvre aussi la porte à la communication entre les objets. » Vous avez bien lu! Avec la 5G, une machine pourra envoyer un message à une autre machine. C’est ce qu’on appelle l’Internet des objets.

Au-delà de son aspect futuriste, l’Internet des objets pourrait permettre de nombreuses percées technologiques qui seraient bénéfiques pour le climat, comme l’agriculture de précision, qui aiderait nos producteurs locaux à optimiser leurs récoltes, et la voiture autonome, qui permettrait de diminuer les périodes au cours desquelles le moteur est au ralenti et le temps passé dans les embouteillages à brûler du gaz sans avancer. Cette nouvelle forme de communication est aussi le point de départ vers la création des villes intelligentes et des bâtiments intelligents qui pourraient nous permettre d’utiliser avec plus d’efficacité nos ressources.

On ne se le cachera pas, la 5G est bénéfique pour la société. Mais avant de s’extasier sur le fait d’avoir plus de vitesse et plus de données, on peut commencer par se demander si on en a vraiment besoin de plus.
Catherine Rosenberg, à la tête de deux chaires de recherche sur l’avenir de l’Internet et sur les systèmes 5G à l’Université de Waterloo

Et puis?

Perdu dans cet amalgame de données et de résultats? Moi aussi! Le fait est que sans boule de cristal, il est difficile de prédire les retombées climatiques de la 5G. Seront-elles positives puisque l’avènement du télétravail et des téléconférences aura réduit les émissions liées aux transports ou négatives en raison des nombreuses infrastructures nécessaires pour soutenir le réseau? Il faudra attendre encore quelques années pour le découvrir.

D’ici là, on ne reste les bras croisés! Catherine Rosenberg propose de repenser notre utilisation de la technologie : « On ne se le cachera pas, la 5G est bénéfique pour la société. Mais avant de s’extasier sur le fait d’avoir plus de vitesse et plus de données, on peut commencer par se demander si on en a vraiment besoin de plus. »

À méditer la prochaine fois que l’on s’apprêtera à visionner une énième vidéo de chat sur notre téléphone.

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