activités hivernales, ski de fond, vélo d'hiver, covid-19, pandémie, hiver 2020-2021, déneiger, transport actif, mobilité durable,
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©envato

Ma ville est un jardin de givre

24 décembre 2020 - Olivier Roy-Baillargeon, Consultant en aménagement du territoire et mobilité durable

Je vous ai raconté, en août, que nous entretenons un rapport trouble avec l’été et la chaleur. Notre relation à l’hiver et au froid est encore plus tumultueuse. Or, notre pays, ce n’est pas un pays : c’est l’hiver – à tout le moins, jusqu’à preuve du contraire.

Pour remonter le moral des troupes, à la veille d’une période des Fêtes en confinement, loin des réveillons avec la famille éloignée, des journées sur les pentes de ski ou des vacances au Club Med à Cayo Coco, voici mon ode aux loisirs hivernaux.

Vous connaissez sans doute l’adage des stoïciens : « Quand la vie te donne des citrons, fais de la limonade. » Je vous propose le mien : « Quand un virus te confine à la maison, bouge autour de chez toi. »

Cannelle et Pruneau n’avaient pas tort, mais leur comptine obsédante oubliait de préciser que l’hiver aussi, c’est fait pour jouer! Et au Québec, on est passé maître dans l’art de s’amuser dehors, à distance de marche de chez soi. De Montréal à Roberval, en passant par Magog, Coaticook, Terrebonne, Joliette, Saint-Donat, Trois-Rivières et Québec, on peut patiner, pêcher ou même grimper sur la glace, ainsi que glisser, skier, marcher ou pédaler sur la neige – tout ça, sans auto!

Quand un virus te confine à la maison, bouge autour de chez toi.

Si vous y rendre à pied n’est pas votre tasse de thé, pourquoi ne pas essayer le vélo d’hiver ou même… le ski de randonnée? Choisir la mobilité active pour se déplacer vers et depuis de tels pôles d’activités, c’est s’offrir le plaisir de faire commencer l’activité physique dès la sortie du domicile, et non seulement une fois arrivé à destination. Ça fait du bien au climat, au portefeuille, au cœur et à l’âme.

Et si, en pleine pandémie, la perspective de vous éloigner de la maison vous fait perdre la raison, Mère Nature a la solution : troquer la souffleuse pour la bonne vieille pelle et vous payer une bonne séance d’entraînement utilitaire qui combine cardio, musculation (chest-bras!), vitamine D et endorphines. Parmi mes plus beaux souvenirs d’enfance, les promenades impromptues avec mon père dans la grosse pelle-traîneau trônent tout en haut.

Après une bataille de boules de neige épique ou une séance mémorable de bonshommes de neige en famille, rien ne vaut un bon chocolat chaud. Et pour prolonger l’expérience ludique dans l’espace public, les villes aménagent des stations chaleureuses hivernales sur les artères commerciales, le long des cours d’eau ainsi que dans les parcs et les cœurs de quartier. Leurs jeux de lumière, leurs foyers et leur mobilier urbain coloré sont de puissants antidotes contre la déprime saisonnière associée à la grisaille, à la noirceur, à la sloche, aux nez qui coulent et aux mitaines mouillées.

Durant mes études en Suède, j’ai découvert la devise nationale officieuse : « Det finns inget dåligt väder; bara dåliga kläder. » Autrement dit : « Il n’y a pas de mauvais temps; que des vêtements inappropriés pour en profiter. » Équipé d’un manteau d’hiver bien chaud, de bas en laine de mérinos et de bottes isolées et imperméables, même un vortex polaire ne pourra jamais nous arrêter. Bonne fin d’année!

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