Manteau d'hiver, hiver, vêtements, impact climatique, climat, recyclage, pollution, textile, mode,
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5 conseils pour bien choisir votre manteau d’hiver

09 novembre 2020 - Amélie Cournoyer, Journaliste inspiratrice

Vous avez besoin d’un manteau pour cet hiver? On vous guide pour dénicher le modèle qui vous gardera au chaud sans (trop) réchauffer la planète.

On sait déjà que l’industrie de la mode est l’une des plus polluantes au monde, étant responsable de 4 % à 8 % des émissions totales de gaz à effet de serre (GES). Mais saviez-vous que le manteau est de loin le vêtement qui a le plus gros impact sur le climat? Selon une étude qu’a publiée en 2018 l’Agence (française) de la transition écologique (ADEME) à propos de l’empreinte carbone de différents textiles, vêtements et chaussures sur leur durée de vie, le manteau arrive en tête avec 89  kilogrammes d’équivalent CO2 (kg éq. Co2), suivi par le chandail de laine et la robe en coton ou en polyester (56 kg éq. Co2 chacun). Si vous devez vous procurer un manteau d’hiver, pensez donc à ces cinq petites règles qui vous permettront de faire fondre ce chiffre comme neige au soleil.

Avant de penser à acheter du neuf, il faut réfléchir aux façons de revaloriser ce qu’on possède.
Nadine Meunier, enseignante en gestion de la production du vêtement au cégep Marie-Victorin

1. Penser au seconde main

Pour réduire au minimum l’empreinte carbone de votre manteau, l’idéal est d’éviter d’acheter du neuf en réutilisant le ou les manteaux que vous avez déjà, en trouvant un manteau de seconde main dans le garde-robe familial, dans une friperie, en consultant les petites annonces en ligne ou alors auprès d’un ou d’une amie du même gabarit. « Avant de penser à acheter du neuf, il faut réfléchir aux façons de revaloriser ce qu’on possède », confirme Nadine Meunier, enseignante en gestion de la production du vêtement au cégep Marie-Victorin.

2. Prévoir un budget réaliste

Si le prix des biens et services augmente de façon continue au fil des ans, le secteur du vêtement se distingue : le coût des fringues a effectivement grimpé au Canada des années 1970 aux années 1990, mais il s’est stabilisé par la suite et a même légèrement diminué depuis les années 2000. Cela s’est fait toutefois au détriment de la durabilité des textiles et des vêtements… « La fast fashion a beaucoup contribué au phénomène, en produisant des vêtements moins chers, mais moins durables », déplore l’enseignante, qui a auparavant travaillé en importation de vêtements et de manteaux. Selon elle, il ne faut pas avoir peur de payer plusieurs centaines de dollars pour se procurer un manteau de qualité. « Le budget réaliste tient compte du long terme, dit-elle. On ne fait pas d’économie sur dix ans quand on paye moins cher pour un manteau qu’on doit changer aux deux ans. »

C’est important de choisir un manteau dont on ne se tannera pas dans deux ans, parce que la couleur ou la coupe n’est plus à la mode.
Marianne-Coquelicot Mercier, responsable de la recherche et du développement en habillement au centre de recherche Vestechpro

Penser à long terme veut dire acheter un « modèle plus classique », insiste Nadine Meunier. Marianne-Coquelicot Mercier, responsable de la recherche et du développement en habillement au centre de recherche Vestechpro, abonde dans le même sens. « C’est important de choisir un manteau dont on ne se tannera pas dans deux ans, parce que la couleur ou la coupe n’est plus à la mode », souligne-t-elle.

3. Rechercher les fibres recyclées

Une étude publiée en 2014 par le Centre commun de recherche de l’Union européenne indique que les textiles synthétiques (polyester, nylon, acrylique) ont une plus grande incidence sur le climat que les tissus naturels (laine, soie, coton). À titre comparatif, l’acrylique émet plus de 35 kg éq. Co2 par kilogramme de tissu fabriqué et la laine moins de 20 kg éq. Co2. « La production des fibres synthétiques est principalement faite en Asie, qui produit son énergie avec du pétrole et du charbon, ce qui fait exploser les émissions de GES. Et c’est sans compter que ces fibres sont produites à partir de dérivés de pétrole », explique Marianne-Coquelicot Mercier, qui est également membre du groupe de recherche MUTREC pour le déploiement de l’économie circulaire dans l’industrie du textile au Québec.

Cela dit, le manteau avec la plus faible empreinte carbone reste celui fait à partir de matières recyclées (laine, duvet, fourrure) ou de fibres textiles produites à partir de produits recyclés, comme le polyester fabriqué avec des bouteilles de plastique recyclées. En plus d’éviter l’exploitation de nouvelles ressources, la production de fibres de polyester recyclées consomme moins d’énergie que celle de fibres neuves. Mais comment savoir si le manteau est conçu avec des textiles recyclés? « Ne vous inquiétez pas, ça sera clairement indiqué, parce que les entreprises savent que c’est recherché par de plus en plus de consommateurs », répond Nadine Meunier. Pour vous guider dans votre achat, vous pouvez aussi demeurer à l’affût des certifications écoresponsables telles que bluesign, OEKO-TEX ou Global Recycled Standard.

Où trouver son manteau de seconde main?

4. Acheter local

Avant de se retrouver entre vos mains, votre manteau peut avoir parcouru des milliers de kilomètres générateurs de GES, voyageant d’un pays à l’autre pour la fabrication des textiles, leur teinture et la confection du vêtement entre autres. Marianne-Coquelicot Mercier tient à préciser que l’émission de GES liée au transport du manteau « est anecdotique » comparée à celle induite par sa fabrication. « L’achat local est tout de même préférable, parce que plusieurs entreprises d’ici produisent des manteaux de qualité exceptionnelle », assure-t-elle. Parmi les entreprises locales qui confectionnent des manteaux sympas pour le climat, pensez à Audvik, Ethically Warm, Quartz Co., Frank and Oak, Norden et Canada Goose.

5. Faire durer son manteau

Pour Marianne-Coquelicot Mercier, l’important est de choisir un manteau de qualité, conçu avec des matériaux durables par une entreprise qui garantit la confection ou qui offre un service de réparation. « Quand on fait l’analyse de cycle de vie d’un vêtement, on tient toujours compte de la durée de l’usage, précise-t-elle. Pour une même quantité de GES émis à la production, le chiffre peut donc être divisé par le nombre d’années d’utilisation du produit. Disons que ça peut faire une grande différence au bout du compte! »

Puis, pour faire durer votre manteau le plus longtemps possible, il faut l’entretenir. Ici, pas de recette magique : on suit les indications du fabricant. Si possible, optez pour le lavage à la machine. Sinon, pensez au nettoyage à l’eau plutôt qu’au nettoyage à sec, qui a un impact sur le climat environ deux fois plus important.

Finalement, parce qu’un manteau au dépotoir contribue au réchauffement climatique, veillez à la réutilisation du manteau qui ne vous convient plus en le vendant, en l’échangeant ou en le donnant, ou encore en le retournant au fabricant (certaines entreprises telles que Norden, Patagonia et Chlorophylle ont des programmes de rachat ou de recyclage de manteaux).

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