Le maire de Val-des-Monts, Jacques Laurin, devant la première auto électrique de la municipalité
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Le maire de Val-des-Monts, Jacques Laurin, pose devant la première voiture électrique de la municipalité qui sera bientôt mise en autopartage pour les citoyens.
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Retombées positives générales

Petite municipalité, grande implication

Il y a de l’électricité dans l’air en Outaouais! Depuis bientôt dix ans, la municipalité de Val-des-Monts réalise une panoplie d’actions pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et encourager l’électrification des transports sur son territoire. Des efforts qui lui ont récemment permis de franchir les cinq étapes du programme des Partenaires dans la protection du climat (PPC) de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

Val-des-Monts n’a pas chômé dans la dernière décennie. Après avoir implanté un projet de compostage volontaire en 2011, elle a entamé l’année suivante une réflexion sérieuse sur les changements climatiques grâce au programme de financement provincial Climat municipalités. « On a commencé par faire un inventaire de nos GES et on a établi un plan d’action », se souvient le directeur du service de l’Environnement et de l’Urbanisme de Val-des-Monts, André Turcotte.

La limitation du volume de déchets autorisé dans la cueillette résidentielle et l’instauration du compostage obligatoire en 2018 ont d’abord froissé quelques-uns des 12 000 Montvalois. Le principe : ce qui est consommé à la maison doit être composté à la maison; les déchets compostables ne sont donc plus transportés. Cependant, avec un taux de participation qui oscille entre 70 % et 75 % selon les inspections municipales, les effets positifs se sont rapidement fait sentir. « La première année, notre volume de déchets a diminué de 720 tonnes. C’était exceptionnel. On revenait à notre tonnage du début des années 2000 », souligne Jacques Laurin, qui occupe le poste de maire depuis 2013.

Val-des-Monts a ensuite cherché à favoriser le transport électrique pour ses propres activités, en espérant que les résidents emboîtent le pas. Et ce ne sont pas ses routes rurales et escarpées qui allaient l’en empêcher! « On a reçu une subvention fédérale pour intégrer trois bornes électriques à notre édifice municipal. On a aussi acquis un véhicule électrique et, au printemps, on devrait recevoir la livraison d’une camionnette électrique. À partir de l’an prochain, ces véhicules-là vont être disponibles pour les citoyens », souligne le maire.

Bornes de recharge électrique à Val-des-Monts
Les trois premières bornes de recharge pour véhicules électriques ont été installées l'automne dernier.

En plus de ses démarches de compostage et d’électrification des transports, Val-des-Monts a également redoré ses infrastructures municipales. L’hôtel de ville a été rénové, et un nouveau garage a été construit, ainsi qu’une nouvelle caserne d’incendie. « Elles ne sont pas de niveau LEED, mais avec les nouvelles technologies, une méthode de chauffage différente et des équipements plus performants et moins énergivores, on a réussi à couper des GES à ce niveau-là », précise Jacques Laurin.

Une bonne porte d’entrée

Val-des-Monts n’est pas un cas isolé. Au Québec, 53 municipalités ont adhéré au programme des PPC de la FCM et d’ICLEI–Les Gouvernements locaux pour le développement durable (ICLEI Canada). Financé par Ottawa, ce programme encourage les autorités municipales à franchir cinq étapes qui contribueront à améliorer la qualité de l’air ainsi que la santé de leurs résidents dans un délai de 10 ans. Une série d’outils ‒ qui servent notamment à calculer les émissions de GES ‒ et un conseiller sont mis à leur disposition pour ce faire.

Les municipalités qui adhèrent au programme des Partenaires dans la protection du climat ont 10 ans pour franchir les cinq étapes suivantes :

Étape 1 : Dresser un inventaire de référence et des prévisions des émissions de GES
Étape 2 : Établir des objectifs de réduction des émissions
Étape 3 : Élaborer un plan d’action local
Étape 4 : Mettre en œuvre le plan d’action local
Étape 5 : Surveiller les progrès et présenter les résultats

Néanmoins, avec leur longue liste de responsabilités et de dépenses, les municipalités sont parfois réticentes à s’engager de pied ferme dans la lutte aux changements climatiques. « La question qu’on me pose souvent, c’est la suivante : combien ça coûte, franchir les cinq étapes du PPC? L’argent est un enjeu important », témoigne André Turcotte. « Le conseil que je donne, c’est d’embarquer, ajoute-t-il. Ça ne coûte pas très cher et c’est une porte d’entrée qui permet aux élus de prendre conscience que leur municipalité produit des GES avec ses immeubles, le chauffage, ses véhicules. Une fois qu’on a des chiffres, c’est tangible et ça devient plus naturel par la suite d’embarquer dans des projets. »

Avec Plessisville, Nicolet, l’arrondissement de Saint-Laurent à Montréal et Rivière-du-Loup, Val-des-Monts est devenue la cinquième municipalité québécoise à franchir les cinq étapes du PPC. Mais ses actions ne s’arrêtent pas là. En effet, la municipalité rêve d’offrir à ses résidents des subventions pour l’installation de bornes électriques à domicile. Elle prévoit aussi construire ni plus ni moins qu’une « station-service électrique » où seront localisés cinq bornes de recharge, un arrêt d’autobus, des vélos électriques, un parc de quartier et un jardin d’eau. Les travaux associés à ce projet débuteront cet été.

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