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Chauffer sa serre : oui, mais comment?

14 janvier 2021 - Aurélie Lagueux-Beloin, Du tyrannosaure au climat

Imaginez un futur plus ou moins proche dans lequel les fruits et légumes d’ici seraient disponibles à l’année à l’épicerie. Bye bye fraises de Californie et concombres du Mexique. Notre pays étant l’hiver, cette production locale se ferait sous serre, mais elle nécessiterait beaucoup, beaucoup d’énergie.

Le Québec compte un millier d’agriculteurs qui cultivent à longueur d’année des tomates, des concombres, des laitues, des poivrons et, dans une moindre mesure, des fines herbes, des fraises et des framboises. Ces cultures maraîchères en serre, le gouvernement Legault souhaite en doubler la production pour « mettre des aliments de chez nous dans nos assiettes ». L’enjeu pour atteindre cet objectif, c’est notamment l’énergie et son coût.

Sur le plan climatique, la production en serre évite le transport des aliments sur des milliers de kilomètres, mais de toutes les productions agricoles, elle reste la plus énergivore. De la fermette du Centre-du-Québec jusqu’aux immenses serres urbaines perchées sur les toits, les entreprises serricoles ont les mêmes besoins : elles doivent éclairer leurs cultures pour favoriser la photosynthèse et surtout les garder au chaud. Et c’est bien le chauffage qui alourdit le bilan énergétique des serres ainsi que leur empreinte carbone.

Avec quoi chauffes-tu?

Selon un rapport publié en 2015 par l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement, seuls 2 % de la surface occupée par la production en serre au Québec étaient chauffés à l’électricité, tandis que plus de la moitié des producteurs avaient recours au mazout numéro 2. Pour la même quantité de kilowattheures, ce dérivé du pétrole émet presque 100 fois plus de gaz à effet de serre que l’hydroélectricité.

Depuis, le mazout numéro 2 a peu à peu été remplacé par le gaz naturel et la biomasse, qui ont une empreinte carbone plus faible. Si bien qu’en 2020, les émissions attribuables au chauffage des serres québécoises auraient diminué de 30 % comparativement à 2015, ce qui représente 20 500 tonnes d’équivalent CO2 en moins dans l’atmosphère. On évite ainsi d’émettre autant de gaz à effet de serre (GES) que 2150 Québécois pendant une année.

En 2020, les émissions attribuables au chauffage des serres québécoises auraient diminué de 30 % comparativement à 2015, ce qui représente 20 500 tonnes d’équivalent CO2 en moins dans l’atmosphère.

Source: Les producteurs en serre du Québec

Vers une transition énergétique

Si le mazout perd du terrain, l’électricité pourrait bien en gagner. Hydro-Québec a proposé le 10 juillet dernier une baisse de ses tarifs pour les serriculteurs afin de soutenir le secteur et d’accélérer sa transition vers des énergies plus propres. Jusqu’ici, seuls les très grands producteurs bénéficiaient d’un tarif préférentiel de 5,59 cents le kilowattheure, seulement pour l’éclairage. Désormais, les producteurs de fruits et légumes, de fleurs, de plantes et même de cannabis pourront aussi accéder à ce tarif préférentiel sur l’éclairage et obtenir le même tarif pour le chauffage.

Selon la présidente-directrice générale d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, « [cela] permettrait à plus de 1000 producteurs en serre d’avoir accès à une énergie propre et abordable pour stimuler leur croissance. » D’après les estimations de Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, faites au moment de l’annonce, ces nouveaux tarifs se traduiraient par une réduction d’environ 40 % de la facture énergétique des producteurs. Pour ce qui est des GES évités, le gain serait notable!

La baisse des tarifs suggérée par Hydro-Québec vient d’être approuvée par la Régie de l’énergie, le 1er décembre dernier. Selon le président des Producteurs en serre du Québec, André Mousseau, cet échéancier est un peu court pour les serriculteurs qui voudraient en profiter dès cet hiver. Ça ira probablement au suivant, mais reste que ça ne devrait plus tarder!

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