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© Les Jardins de la mer
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Retombées positives générales

Le Québec est riche en ingrédients secrets

Rare effet positif de la COVID-19, les Québécois ont développé un intérêt accru pour l’achat local. Bonne nouvelle, il existe ici plein de produits méconnus et savoureux qui sont en plus bons pour le climat.

Vivez votre vinaigrette différemment

Une cameline. © Nature Highland

 Malgré la popularité incontestable de l’huile d’olive, le temps est peut-être venu de faire preuve d’audace pour égayer vos salades. En Matanie, dans le Bas-Saint-Laurent, la ferme biologique Nature Highland fait partie des quelques producteurs québécois de cameline, une céréale qui a longtemps été cultivée en Europe, mais qui est tombée dans l’oubli à mesure qu’elle était remplacée par d’autres espèces ayant un meilleur rendement. Pourtant, ses graines donnent une huile qui, en plus de figurer parmi les plus riches en oméga-3, libère des arômes complexes d’asperge, d’amande et de noix.

 

Comptez 20 $ pour 500 ml d’huile de cameline. On la trouve dans les magasins d’aliments naturels, et dans certains supermarchés (avec un peu de chance).

Une farine qui pousse dans les arbres

 La compagnie Prendre racine, basée à Shawinigan, produit et commercialise de la farine de glands de chêne du Québec. Passionné de cueillette de tout ce qui pousse en forêt, le fondateur, Alexandre Guérin, explique que cette farine très nutritive (près de 400 calories pour 100 g) est bourrée de vitamines B. Il recommande de l’utiliser pour remplacer une partie de la farine de blé dans vos muffins ou vos biscuits, ce qui leur donnera un goût « boisé et sucré ».

© Alexandre Guérin
© Alexandre Guérin

Le sac de 120 g de farine de chêne se vend 12 $ dans la boutique en ligne de Prendre racine et dans les marchés publics en Mauricie. Très populaire, ce produit est en rupture de stock au début de l’été 2020, mais devrait être de retour dans les prochains mois.

Une famille qui ne se soucie pas de la provenance des aliments qu’elle consomme met dans son panier d’épicerie des produits qui ont parcouru en moyenne de 3500 à 5000 km. Pour celle qui y prête attention, cette moyenne baisse pour se situer entre 1000 à 2000 km par aliment, estime une analyse du Conseil québécois de l’horticulture (2010). Sachant que le transport peut représenter jusqu’à la moitié de l’empreinte carbone des fruits et légumes que nous importons, mieux vaut manger des poivrons cultivés ici plutôt qu’en Espagne 😉

Un kiwi? Oui, mais rustique!

Quand on parle de kiwi, on pense à la Nouvelle-Zélande. Mais une version miniature (et pas poilue) pousse au Québec : le kiwi rustique. Un peu plus gros qu’un raisin vert, « il se mange en deux bouchées », explique Lucie Fortin, copropriétaire du Verger de Tilly à Saint-Antoine-de-Tilly (Lotbinière), qui cultive sept espèces de ce fruit « plus sucré que le kiwi classique ».

Achetez des cultivars dans un centre de jardinage et faites pousser la plante grimpante dans votre cour : plaisir, beauté et fruits gratuits!

© Le Verger de Tilly
© Le Verger de Tilly

Le retour de l’amélanche

Si la camerise est maintenant bien connue, d’autres petits fruits indigènes ne sont pas appréciés à leur juste valeur. L’amélanche ou « petite poire », dont le goût rappelle celui du bleuet, pourrait bien devenir la prochaine baie à la mode. On la cultive d’ailleurs en grande quantité dans l’Ouest canadien, où elle porte le nom de Saskatoon berry. On peut la manger aussi bien crue que cuite dans des pâtisseries et confitures.

L’entreprise Gourmet Sauvage de Saint-Faustin–Lac-Carré propose des sacs de 2 kg d’amélanches congelées pour 28 $ sur son site Web. 

Des épinards marins

Aux Jardins de la mer, situés à Saint-Germain, dans le Bas-Saint-Laurent, Claudie Gagné travaille depuis des années à faire connaître les plantes qui poussent dans les eaux et en bordure de notre beau grand fleuve. Sa suggestion pour cet été? L’arroche hastée, ou épinard de mer, une plante qui pousse abondamment sur les berges, et qui ressemble à s’y méprendre à l’épinard tant du point de vue de l’allure que du goût, avec les mêmes utilisations possibles en cuisine.

À sa boutique située sur la route 132, elle vend le quart de livre 3,50 $. On trouve également de l’épinard de mer au marché Jean-Talon (aux Jardins Sauvages ou chez Olives & Épices), à Montréal.

Selon un récent sondage LG2/Léger (22 mai 2020) :

  • 80 % des Québécois désirent s’alimenter davantage avec des aliments produits ici
  • 68,1 % ont acheté un produit local plutôt qu’un produit d’ailleurs quand ils avaient le choix
  • 27 % ont acheté des produits locaux pour la première fois ou en ont acheté plus souvent depuis le début de la crise sanitaire

Un poivre boréal

On fait venir du poivre d’Asie. Pourtant, il existe dans nos forêts un arbuste qui produit une épice qui n’a rien à lui envier : l’aulne crispé, dont le chaton mâle st mieux connu sous le nom de « poivre des dunes ». Sa saveur est complexe : poivrée, florale, résineuse. Il assaisonne à merveille les grillades, poissons et marinades et même les desserts au chocolat.

Plusieurs entreprises québécoises en vendent en ligne (Les Minettes, Forêts et papilles, Comptoir forestier, Épices de cru, etc.). Comptez de 5 $ à 7 $ pour 10 g.

Et pourquoi pas des agrumes nordiques?

Pas besoin d’aller sous le soleil pour trouver des citronniers pleins de fruits flamboyants : la compagnie O’Citrus a prouvé que les agrumes pouvaient pousser à Laval! La propriétaire, Vyckie Vaillancourt, s’est spécialisée dans les agrumes asiatiques (des citrus aux formes extravagantes nommés limes kaffir, yuzus, mains de Bouddha), qu’elle cultive en serre. Malheureusement, elle ne vend pour l’instant qu’aux grands restaurants comme Toqué! Il faudra attendre quelques années pour que ses produits soient offerts au grand public.

D’ici là, on essaie d’en faire pousser à la maison?