Vélo transport en commun
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© Delbo Andrea / Shutterstock
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Cyclistes, ne modérez plus vos transports!

Vous vous déplacez à vélo et voulez sortir de la ville ? Bonne nouvelle pour les cyclistes de Montréal et des banlieues, il existe 1 001 manières de combiner les moyens de transport pour arriver à destination. Avec le bus, le train et même la navette fluviale, voilà un « cocktail transport » pas mal grisant.

Qui a dit que le cycliste du grand Montréal devait absolument prendre sa voiture pour rouler hors de sa région? Mon expérience personnelle prouve qu’il est possible de faire autrement. Pour me rendre au départ de mes randonnées de vélo, je fais chaque année des milliers de kilomètres en Estrie, en Montérégie et dans les Laurentides sans brûler un seul millilitre d’essence.

Vélo et train
© Stéphane Gagné

En fait, j’ai calculé que j’avais parcouru près de 9500 km l’an dernier sans me servir une seule fois de la voiture. Comment? J’ai par exemple utilisé le train Montréal-Vaudreuil pour aller randonner dans le Suroît et la région d’Oka. J’ai également pris le bus 9 à partir de la station de métro Montmorency ou le train Montréal–Saint-Jérôme pour rouler dans les Laurentides. Une fois descendu à la gare de Saint-Jérôme, on peut même se rendre plus au nord grâce aux bus de L’inter, le service de transport collectif des Laurentides. C’est ce que j’ai fait il y a deux ans pour me rendre jusqu’à Tremblant. Ma rando avait ensuite consisté à rentrer chez moi en vélo, dans le quartier Rosemont à Montréal. Un périple de 125 km!

1001 itinéraires… à planifier!

L’autobus et le train offrent de multiples possibilités et, dans la région de Montréal, vous pouvez également embarquer, l’été venu, dans les nombreuses navettes fluviales. Voici ce qu’il faut savoir pour chacun de ces modes de transport « vélo-friendly ».

Tous les trains de banlieue acceptent les vélos, en tout temps, même aux heures de pointe. Pour les autobus, cela dépend. Vous pouvez vous informer, par exemple grâce au site exo.quebec, qui aide à planifier un déplacement dans les transports en commun avec un vélo. Enfin, toutes les navettes fluviales de la région acceptent également votre compagnon à deux roues.

De nombreux autobus sont équipés de supports qui peuvent accueillir deux ou trois bicycles. Il faut installer son vélo soi-même sur le support, mais l’opération est très facile et sécuritaire. Cela fonctionne selon le principe du premier arrivé, premier servi, mais, jusqu’ici, j’ai toujours eu une place pour mon vélo. N’oubliez pas non plus de vous informer de la période de l’année à laquelle il est possible d’utiliser ce service. En général, elle débute à la mi-avril et se termine fin octobre, et les heures varient en fonction de l’ensoleillement. Pour L’inter, les vélos sont acceptés du 15 avril au 15 novembre.

vélo et autobus
© Stéphane Gagné

Quant aux 11 navettes fluviales de la région de Montréal – il y en a cinq de plus cette année –, elles offrent également bien des possibilités (voir le site de Navark pour les parcours, horaires et tarifs). Les destinations sont nombreuses et variées, des Îles-de-Boucherville à Châteauguay, en passant par Sainte-Anne-de-Bellevue. Il y a deux ans, j’ai bouclé une rando de vélo sur la Rive-Nord en prenant la navette au quai Saint-Jean-Baptiste, à Pointe-aux-Trembles. Le parcours se termine dans le Vieux-Port et permet de voir, sous un œil très différent, le port de Montréal et le centre-ville. Une petite croisière agréable pour la modique somme de 5,50 $.

Que vous choisissiez le bus, le train ou la navette, l’opération demande plus de planification que de mettre le vélo dans son auto. Vérifiez bien les horaires, car ceux des trains de banlieue sont assez restreints la fin de semaine, voire inexistants pour certaines lignes, par exemple les liaisons Montréal–Saint-Hilaire, Montréal-Candiac et Montréal-Mascouche. Tous les horaires des bus, des trains de banlieue et des navettes sont consultables sur Internet et à jour.

Un « cocktail transport » encore à populariser

Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec, encourage cette combinaison de moyens de transport connue sous le nom de « cocktail transport » et qui gagne à être popularisée. Pour que cela fonctionne bien, explique-t-il, il faut que le réseau cyclable soit facile d’accès, donc « idéalement, il est souhaitable de le développer proche des lignes de bus ou le long des lignes ferroviaires existantes ». C’est le cas du parc linéaire du P’tit Train du Nord, entre Blainville et Saint-Jérôme, qui longe la ligne de train de banlieue Montréal–Saint-Jérôme.

 

Mes périples carboneutres… ou presque

Alors oui, le trajet en bus ou en train est parfois plus long qu’en auto. Pour me rendre à Mont-Tremblant il y a deux ans, j’avais mis presque quatre heures. Malgré cela, la formule offre de nombreux avantages : je n’ai pas à vivre le stress associé à la conduite automobile (causé notamment par la circulation dense sur les autoroutes), je peux lire ou regarder le paysage durant le trajet, je peux faire un trajet linéaire (partir d’un point A et me rendre à un point B sans me soucier de récupérer la voiture), j’ai plus de flexibilité (par exemple, si je suis fatigué, je peux prendre le bus ou le train pour revenir à la maison) et, surtout, je réduis mon empreinte carbone, chose importante pour moi.

La diminution est remarquable : ainsi, l’aller simple Montréal–Saint-Jérôme en transport collectif génère 3,5 kg d’équivalent CO2, alors que le même trajet en auto, format berline, produit 24 kg d’équivalent CO2 et en camion léger, 37 kg d’équivalent CO2. Pour connaître votre empreinte carbone, vous pouvez utiliser le calculateur d’émissions de GES du site Voyagez Futé.

Autre avantage non négligeable : si vous voyagez seul ou à deux, vous épargnerez. Ainsi, mon périple pour me rendre à Mont-Tremblant m’avait coûté 10,75 $ (4,75 $ pour le bus 9 et 6 $ pour le bus de L’inter). Avec le prix de l’essence à la pompe, aujourd’hui à plus de 2 $ le litre, c’est une véritable économie. Et vous économisez encore davantage si vous avez la carte OPUS et les diverses cartes offertes par les entreprises de transport. Pour les trains, le prix du billet varie en fonction de la zone tarifaire (voir les nouveaux tarifs). Enfin, sachez qu’en bus, en train ou en navette, le transport du vélo est, lui, toujours gratuit. Le parfait compagnon de voyage!

Vélo dans un train
© Stéphane Gagné

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