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© Simon Diotte
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Retombées positives générales

Se protéger sans réchauffer l’atmosphère

04 novembre 2020 - Simon Diotte, Coureur des bois dans l'âme

En attendant un vaccin contre la COVID-19, l’un des remparts les plus efficaces contre la propagation du virus est le masque ou le couvre-visage. Mais comment faire pour réduire son impact climatique?

La pandémie de COVID-19 génère tout un tas de débats, mais chez Unpointcinq, il y en a un qui retient tout particulièrement notre attention : masque jetable ou couvre-visage réutilisable? Évidemment, le second choix est meilleur pour la planète. Toutefois, les masques jetables, qui sont faits de matière plastique et dont la production et le transport émettent des gaz à effet de serre (GES), restent extrêmement populaires. Fabriqués en respectant des normes spécifiques, ils sont pratiques et sont, en plus, considérés comme plus efficaces par les études scientifiques.

Les masques jetables (appelés « masques de procédure » dans le jargon administratif) sont donc exigés en milieu de travail par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) lorsque la fameuse distance des deux mètres ne peut être respectée. Autrement dit, beaucoup de gens n’ont pas le choix et doivent porter des masques jetables. « Des travaux sont en cours au Québec afin de leur trouver une alternative plus écologique », indique cependant la Dre Chantal Sauvageau, de l’Institut national de santé publique du Québec.

C’est le cas à l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST), où on élabore actuellement des critères pour la conception de couvre-visages de type « procédure ». Bref, des couvre-visages utilisables en milieu de travail. Les résultats sont attendus dans les prochaines semaines. Des critères ont déjà été émis pour les couvre-visages réutilisables.

Dans le milieu médical, ça avance cependant. La firme Dorma Filtration, du chirurgien québécois René Caissie, a mis au point un respirateur en résine réutilisable et recyclable encore plus efficace que le N95, puisqu’il filtre 99 % des particules. Cet outil de protection, fabriqué au Québec, peut être lavé et réutilisé au moins 30 fois. Il comblera sans doute bien des besoins – et réduira les déchets – dans le réseau hospitalier.

Une montagne de déchets

En attendant de nouveaux développements, on ne doit surtout pas renoncer au couvre-visage réutilisable. Il remplit son rôle dans une utilisation « de type communautaire », comme disent les épidémiologistes. Toutefois, avant de le porter, assurez-vous qu’il est constitué d’au moins deux épaisseurs d’un tissu tissé serré et qu’il ne comporte pas de déchirure ni de trou. Comme on le lave chaque fois qu’on le porte, il est bon d’en avoir plusieurs.

L’énergie qui sert à [la fabrication des masques jetables] provient bien souvent de combustibles fossiles, ce qui génère beaucoup de gaz à effet de serre, tout comme leur transport jusqu’aux étagères de nos magasins
Laure Patouillard, spécialiste de l’analyse du cycle de vie au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services

La bonne nouvelle, c’est que beaucoup de couvre-visages sont fabriqués localement alors que bien des masques jetables arrivent de Chine. « L’énergie qui sert à leur fabrication provient bien souvent de combustibles fossiles, ce qui génère beaucoup de gaz à effet de serre, tout comme leur transport jusqu’aux étagères de nos magasins », souligne Laure Patouillard, spécialiste de l’analyse du cycle de vie au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG).

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© Geoffrey Dirat

Dès le début de la pandémie, une étude britannique a alerté les autorités sur les conséquences environnementales néfastes des masques jetables. On calculait que si chaque habitant du Royaume-Uni (67 millions de personnes) portait un masque jetable par jour, il en résulterait chaque année 128 000 tonnes de déchets de plastique non recyclable. En utilisant des couvre-visages lavables à la machine, cette montagne de déchets se trouvait réduite de 95 %. En transposant ces données au Québec, les masques jetables généreraient 16 000 tonnes de déchets annuellement.

Et le recyclage?

Les masques jetables sont recyclables, mais il ne faut pas les jeter au bac vert. Ils ne font pas partie des matières que collectent les municipalités et, en plus, ils peuvent être contaminés. Cependant, la multinationale TerraCycle, qui se spécialise dans le recyclage de déchets considérés comme non recyclables, propose le service Zero Waste Box au Canada. Le concept : on achète une boîte de carton dans laquelle on insère ses masques utilisés. Une fois la boîte pleine, on l’envoie à TerraCycle. L’entreprise promet de les recycler entièrement, en faisant fondre le plastique et le métal qu’ils contiennent en vue d’une réutilisation. Certes, les boîtes de TerraCycle voyagent à travers le pays, mais c’est un moindre mal!

Petit lexique des outils de protection

Masque de procédure (ou masque non médical)

Ce terme désigne la plupart des types de masques jetables. Sa qualité de fabrication est certifiée (ASTM F2100 ou équivalent), sa filtration est efficace et son ajustement meilleur que celui du couvre-visage.

Couvre-visage

Il est fabriqué en tissu et est réutilisable. Il limite la projection de gouttelettes. Toutefois, aucune norme de fabrication ni aucun critère de qualité reconnu au Canada n’encadre sa production. Il ne s’agit pas d’un équipement de protection approprié au travail (selon la CNESST).

Masque médical et respirateur

 Ce sont les équipements employés dans le milieu de la santé, comme le respirateur N95. Il en existe une panoplie qu’on utilise à des fins précises.

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