Acclimatées : la politique du genre

L’impulsion de changements profonds commence en politique. Et si la présence de plus de Québécoises dans les sphères décisionnelles avait un effet positif sur la lutte contre les changements climatiques ?

Vivre ici / 15 mai 2018
On s'adapte !

Au Québec, près d’un conseil d’administration sur six ne comprend aucune femme. Et les femmes occupent moins du quart des sièges au sein des conseils d’administration des plus grandes entreprises québécoises. Elles représentent moins d’un tiers des députés à l’Assemblée nationale et ne sont qu’une minorité à être à la tête d’une mairie. Quant à l’espace médiatique consacré à la question, il est encore aujourd’hui presque exclusivement occupé par des hommes.

Pas étonnant qu’en 2010, l’absence de la dimension environnementale dans la politique québécoise sur l’égalité a été soulignée par le Conseil du statut de la femme, et ce, 15 ans après la Conférence mondiale de l’ONU sur les femmes où avait été établi un lien clair entre l’avancée de la lutte aux changements climatiques et la présence des femmes dans ce débat.

Le Canada avait d’ailleurs signé le programme d’action qui avait alors été adopté afin d’éviter d’exacerber les inégalités sociales.

Les bottines suivent-elles les babines?

Pourtant, à l’heure actuelle, le monde politique québécois ne donne pas l’impression qu’il considère les différences liées aux préoccupations, à la compréhension et aux choix de consommation entre les québécois et les québécoises dans ses actions.

Comment la présence de plus de femmes au sein des instances décisionnelles pourrait-elle changer les choses? Feraient-elles des choix différents en matière de lutte aux changements climatiques ?

On en parle avec Annie Rochette, docteure en droit environnemental, France Levert, présidente du Réseau des femmes en environnement et Laurence Brière, docteure en sciences de l’environnement et spécialiste en éducation environnementale.

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Série balado : Acclimatées

Les femmes et les hommes ne sont pas égaux face aux changements climatiques. Surprenant? Pas vraiment : à l’international, la question est centrale. Au Québec, sa pertinence n’est discutée que depuis peu, entre autres dans une étude de la docteure Annie Rochette publiée en 2017 par l’UQAM et le Réseau des femmes en environnement.

De la gestion de la vie domestique aux décisions politiques, nous discutons dans cette série de cinq épisodes avec des femmes de la place que doivent prendre les Québécoises dans la lutte aux changements climatiques et des moyens pour y parvenir.

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Acclimatées : la politique du genre 23min.