Acclimatées : les secrets des femmes autochtones

Déménagements forcés, freins aux pratiques économiques : très touchées par les changements climatiques, les femmes autochtones détiennent aussi des connaissances traditionnelles précieuses pour s’adapter et lutter. Comment le Québec peut-il s’en inspirer ?

Vivre ici / 05 juin 2018
On s'adapte !

«Contre les changements climatiques, les populations autochtones sont celles qui ont le plus à perdre, mais aussi celles qui en ont le plus à offrir. » La ministre canadienne des Relations Couronne-Autochtones a affirmé que les solutions se trouvent dans les pratiques autochtones (voir notre article). À l’international, lors de la 16e édition de la Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, il a également été constaté que la participation des femmes autochtones est d’une importance majeure pour lutter efficacement contre les changements climatiques.

Pourtant, au Québec, les femmes autochtones ne sont pas impliquées dans les décisions relatives à l’environnement, même celles spécifiques aux conditions nordiques.

Des savoirs privilégiés

Un quotidien plus intimement lié à leur environnement permet aux femmes autochtones d’être plus conscientes des impacts des changements climatiques sur les écosystèmes et les espèces. Ces changements ne sont pas sans conséquence : ils affectent durement leur santé mentale et physique.

L’adaptation devient alors un réflexe naturel, essentiel. C’est, entre autres, pour cette raison qu’elles sont souvent plus impliquées dans les communautés que les hommes lorsqu’il est question d’enjeux climatiques.

Emboîter le pas

À l’heure actuelle, les communautés autochtones et les autres régions s’adaptent et luttent en silo, même si nous utilisons les mêmes ressources.

Pourquoi les femmes autochtones sont-elles plus vulnérables, mais aussi mieux armées pour s’adapter aux changements climatiques ? Comment s’inspirer de leur résilience et leur assurer la place qu’elles méritent dans les prises de décision politiques ? Que gagnerions-nous à tous travailler en synergie ?

On en parle avec Suzie O’Bomsawin, directrice du Bureau de Ndakinna du Grand Conseil de la Nation de Waban-Aki; Myriam Landry, coordonnatrice en environnement et développement durable à Femmes autochtones du Québec; et Annie Rochette, docteure en droit environnemental.

Vous pouvez aussi écouter notre balado sur iTunes en cliquant ici.

Série balado : Acclimatées

Les femmes et les hommes ne sont pas égaux face aux changements climatiques. Surprenant? Pas vraiment : à l’international, la question est centrale. Au Québec, sa pertinence n’est discutée que depuis peu, entre autres dans une étude de la docteure Annie Rochette publiée en 2017 par l’UQAM et le Réseau des femmes en environnement.

De la gestion de la vie domestique aux décisions politiques, nous discutons dans cette série de cinq épisodes avec des femmes de la place que doivent prendre les Québécoises dans la lutte aux changements climatiques et des moyens pour y parvenir.

Acclimatées : les secrets des femmes autochtones 23min.