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Georges Kattar, l'un des cofondateurs de Radish, au centre-ville de Montréal. © Courtoisie Radish
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Livraison de repas à la sauce Radish

Faciliter la vie des restaurateurs montréalais tout en rendant la livraison de repas plus digeste en carbone, c’est le beau pari de Radish, une jeune pousse soutenue par la « super cohorte en action climatique de l’Esplanade », qui vise à accélérer la transition écologique à Montréal. Le secret est dans la sauce, et voici pourquoi.

Fondée en 2020 par sept entrepreneurs pleins d’idées, Radish est une jeune coopérative qui veut combler les besoins logistiques et techniques des restaurateurs montréalais tout en leur prêtant main-forte pour réduire leur impact climatique. Étant lui-même propriétaire d’un restaurant dans la métropole, le directeur général et cofondateur de Radish, Mansib Rahman, connaît bien leurs défis.

« En tant que restaurateur, tu dois simplement passer au travers de la semaine, explique-t-il. Tu dois aussi gérer une multitude de services technologiques, y compris des plateformes de livraison étrangères qui imposent leur modèle d’affaires. »

Pour Mansib Rahman, Ubereats et consorts ont déclenché l’alarme. « Avant qu’ils arrivent, nos livreurs étaient employés et ils assuraient un service de haute qualité. Aujourd’hui, le service s’est dégradé : certains livreurs travaillent sans sac de livraison ou entrent aux toilettes avec les repas, et la nourriture arrive froide chez le consommateur. »

Les troupes de Mansib Rahman ont donc eu l’idée de créer un guichet unique pour mutualiser les besoins des restaurateurs, tout en permettant un service de livraison de meilleure qualité. Elles se sont tournées vers le statut de coopérative pour proposer une solution plus écologique au grand public.

À la sauce coopérative

En étant membres de la coop, les restaurateurs peuvent compter sur une livraison gérée par des livreurs qui sont employés et membres de Radish. Ces livreurs bénéficient d’avantages sociaux, contrairement à ceux des autres plateformes. « Tous les membres ont un vote sur la direction de l’entreprise et sur les choix qui sont faits », raconte Mansib Rahman. Les consommateurs pourront aussi prendre part activement à la coopérative à compter du printemps en devenant membres.

En attendant, ils peuvent choisir parmi une soixantaine de restaurants tels que Lundis au soleil, Uluwatu et SpiceBros, et commander sur la plateforme web de l’entreprise. La livraison de repas à la sauce Radish est plus respectueuse du climat grâce à des algorithmes basés sur l’éco-optimisation des itinéraires des voitures.

Plusieurs études montrent qu’en milieu urbain, un vélo cargo livre 60 % plus de colis par heure qu’un camion typique.
Georges Kattar, cofondateur et responsable des projets stratégiques chez Radish.

La plupart des livraisons au centre-ville sont faites en vélos cargos électriques et parfois même à pied. Plusieurs innovations signées Radish, comme des plaques chauffantes et des alarmes sur les vélos cargos, facilitent aussi la vie des livreurs et garantissent que les repas arrivent chauds même par temps froid. La livraison en vélo cargo sera mise à l’essai pour la première fois cet hiver.

Les membres restaurateurs ont aussi accès à d’autres services, comme le marketing et la gestion des stocks, dans le but de réduire le gaspillage alimentaire et, par ricochet, la perte d’argent et la production de méthane issue de la décomposition des déchets de table. Tout ça, « sans avoir à faire d’investissements importants », soutient Georges Kattar, cofondateur et responsable des projets stratégiques.

L’avenir roule en vélo cargo

Beaucoup de restaurateurs voudraient réduire leur empreinte carbone, mais ils n’ont ni le temps ni les ressources pour le faire. En bon copilote, Radish est là pour soutenir leur virage et les conduire vers l’adoption d’une livraison carboneutre, grâce au soutien de la Caisse d’économie solidaire Desjardins et de l’Esplanade Québec.

Environ 10 % de toutes les livraisons de Radish seront assurées, d’ici la fin de l’année, par leurs quatre vélos cargos électriques, et près de la moitié d’ici cinq ans. « Les vélos cargos sont non seulement meilleurs pour l’environnement, mais ils sont aussi plus efficaces, raconte Georges Kattar. Plusieurs études montrent qu’en milieu urbain, un vélo cargo livre 60 % plus de colis par heure qu’un camion typique. L’impact climatique de nos vélos cargos peut donc être considérable. »

Et ça roule pour le climat!

Grâce au déploiement de sa flotte de vélos cargos électriques dans plusieurs villes canadiennes, Radish envisage d’éviter, au cours des cinq prochaines années :

  • l’équivalent de 1 600 tonnes de CO2 (issues notamment de l’élimination de la consommation d’essence, de l’entretien des véhicules et de l’achat évité de nouvelles automobiles)
  • 24 800  kg de polluants atmosphériques (monoxyde de carbone, hydrocarbures, dioxydes d’azotes et autres particules fines nocives pour la santé humaine et les écosystèmes)

Les chiffres avancés par Radish sont en cours d’évaluation par une firme externe.

Pour tendre vers son objectif de carboneutralité, Radish songe aussi à acquérir des voitures électriques, et la coopérative collabore avec Retournzy, BoPaq et d’autres solutions de contenants réutilisables pour les intégrer à sa plateforme et faciliter la logistique ainsi que l’accès aux consommateurs.

Radish est aussi la première coopérative à pouvoir lever des fonds, après avoir travaillé avec acharnement pendant six mois pour innover grâce à son modèle juridique. Les entrepreneurs sont donc en pleine ronde de financement. Une fois que celle-ci sera terminée, ils espèrent utiliser les fonds pour grandir et offrir plus de services à leurs membres. Mansib Rahman et son équipe ont tout simplement « très hâte de voir les vélos Radish prendre de l’ampleur sur les routes de Montréal et d’ailleurs ».

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