Pavillon MIL solutions
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Pour accéder au chantier du futur campus MIL, il faut s’éloigner des bruits de l’avenue du Parc et s’aventurer derrière les entrepôts de brique rouge qui bordent la rue Beaubien. Là où se dressait autrefois l’ancienne gare de triage d’Outremont, le va-et-vient des engins de chantier soulève la poussière et le bruit des moteurs fait écho au bourdonnement des insectes.

Au loin, surmonté par deux grues, apparaît le Complexe des sciences, squelette métallique en partie caché par des panneaux de verre. Avant lui, au milieu des pelleteuses, un jardin. Des plants de tomates, quelques piments, beaucoup de fleurs, une installation éphémère qui donne le ton d’un projet résolument écoresponsable.  " ["post_title"]=> string(40) "MIL solutions pour lutter contre les GES" ["post_excerpt"]=> string(279) "À la jonction des quartiers Outremont et Parc-Extension prend forme le premier pavillon du Complexe des sciences de l’Université de Montréal, au cœur du futur campus MIL. Un véritable laboratoire à ciel ouvert pour la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(40) "mil-solutions-pour-lutter-contre-les-ges" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2020-03-04 13:39:55" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2020-03-04 18:39:55" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(79) "https://unpointcinq.ca/non-classifiee/mil-solutions-pour-lutter-contre-les-ges/" ["menu_order"]=> int(63) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["header"]=> string(4) "blog" ["displayCategories"]=> bool(true) }
Les deux pavillons du Complexe des sciences. (© Menkès Shooner Dagenais Letourneux Architectes)
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MIL solutions pour lutter contre les GES

À la jonction des quartiers Outremont et Parc-Extension prend forme le premier pavillon du Complexe des sciences de l’Université de Montréal, au cœur du futur campus MIL. Un véritable laboratoire à ciel ouvert pour la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Pour accéder au chantier du futur campus MIL, il faut s’éloigner des bruits de l’avenue du Parc et s’aventurer derrière les entrepôts de brique rouge qui bordent la rue Beaubien. Là où se dressait autrefois l’ancienne gare de triage d’Outremont, le va-et-vient des engins de chantier soulève la poussière et le bruit des moteurs fait écho au bourdonnement des insectes.

Au loin, surmonté par deux grues, apparaît le Complexe des sciences, squelette métallique en partie caché par des panneaux de verre. Avant lui, au milieu des pelleteuses, un jardin. Des plants de tomates, quelques piments, beaucoup de fleurs, une installation éphémère qui donne le ton d’un projet résolument écoresponsable.  

Si le mot MIL évoque d’abord un endroit, le MILieu de l’île, il y a derrière ce nom bien d’autres significations. Et autant d’ambitions. Guy Breton, le recteur de l’UdeM, le soulignait en 2016 lors d’une allocution devant le Cercle canadien de Montréal : « MIL, aussi, pour Montréal, pour Innovation, pour Laboratoire. Pour le Milieu d’Idées et de Liens à créer ». Les liens, ce sont les jardins éphémères qui, à la belle saison, transforment une partie de la terre en friche, en lieu de partage.

Les laboratoires seront ceux des quelque 200 professeurs et 2000 étudiants en chimie, physique, sciences biologiques et géographie qui s’installeront dans les locaux en 2019. Quant à l’innovation… ce sont les bâtiments eux-mêmes.

Élément central du futur campus MIL, le Complexe des sciences vise la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), système d’homologation garantissant le faible impact environnemental d’un édifice. Quatre lettres qui pèsent d’abord sur les méthodes de construction. S’il est encore impossible de garantir un chantier carboneutre, quelques petits ajustements peuvent faire une grande différence en matière d’émissions de gaz à effet de serre.

« Pour minimiser notre empreinte écologique, nous privilégions les matériaux fabriqués localement », explique Alain Boilard, directeur général du développement du site d’Outremont. « Il s’agit également de faire du recyclage. Une partie des rocs provenant des travaux d’excavation a, par exemple, été concassée pour être réutilisée ici même. »

 

Objectif : économies d’énergie

Une volonté de bien faire, poussée plus loin encore dans la conception du bâtiment lui-même. Tout a été pensé pour réduire au maximum l’empreinte carbone des deux pavillons qui, à terme, auront une superficie totale de 60 000 mètres carrés.

 » Tout l’intérieur du bâtiment sera éclairé par des ampoules DEL et l’air vicié évacué des laboratoires sera exploité. Cet air chaud passera par ce que l’on pourrait comparer à un radiateur automobile ; ce qui permettra de récupérer de l’énergie pour préchauffer l’air neuf qui rentre dans le complexe.

Alain Boilard

Une fois les premiers bâtiments achevés, plusieurs arbres seront également plantés. « Sur le site même du Complexe des sciences, il y aura une centaine de feuillus, quatre conifères, près de 800 arbustes, plus de 3700 vivaces, 5200 graminées et 6200 fougères, autant d’espèces indigènes que l’on trouve sur le Mont-Royal », ajoute l’homme en charge du développement du site.

À terme, c’est donc tout un quartier qui sortira de terre, un lieu de vie à part entière, « où les communautés pourront se rapprocher, échanger, générer de nouvelles idées. On veut que les gens ne viennent pas seulement chez nous pour étudier ou pour enseigner. Ça aussi ça fait partie du concept de développement durable », conclut Alain Boilard.