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Goldex Rail Veyor ©E Rivard Boudreau
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Retombées positives générales

Des minières passent à l’énergie électrique

Les mines donnent un coup d’épaule afin d’atténuer leurs activités polluantes. Des innovations transforment leurs pratiques et limitent leurs émissions de gaz à effet de serre.

La compagnie minière québécoise Nouveau Monde Graphite, qui exploitera d’ici 2023 une mine de graphite à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière, vise à devenir la première mine au monde à fonctionner à 100 % à l’énergie électrique. Mais pour le moment, au Canada, c’est la mine d’or Borden, en Ontario, qui est la plus avancée sur le plan de l’électrification de ses opérations.

D’autres mines électrifient leurs activités de façon progressive. C’est ce qui se passe entre autres à la Goldex, située à Val-d’Or, qui appartient à la compagnie canadienne Agnico Eagle. Depuis septembre 2017, on y utilise le Rail-Veyor® pour déplacer 7000 tonnes de minerai par jour. La mine est la première en Amérique du Nord à employer ce système sur rails, qui s’apparente à un convoyeur. Alimentée à l’électricité, cette innovation américaine, maintenant commercialisée par l’entreprise canadienne Rail-Veyor Technologies, permet de transporter du minerai sur de longues distances, y compris dans des courbes et sur des pentes prononcées.

Ce système est aussi très économe sur le plan énergétique. « Il remplace de 10 à 12 camions qui consommeraient chacun environ 40 litres de diesel à l’heure pendant 18 à 20 heures par jour », indique Christian Lessard, surintendant entretien à la mine Goldex. Agnico Eagle étudie actuellement la possibilité de se doter d’autres équipements électriques d’envergure pour ses autres mines en Abitibi-Témiscamingue.

Toujours à Val-d’Or, à 12 kilomètres de la Goldex, la mine Lamaque, propriété d’Eldorado Gold Québec, a acquis récemment le Shallow Angle Mining System (SAMSTM), un équipement électrique sur rails créé par l’entreprise valdorienne Minrail. Accroché au plafond de la mine, il remplace lui aussi de la machinerie alimentée au diesel et permet d’exploiter les gisements à faible pendage (inclinaison), difficiles d’accès et non sécuritaires pour les travailleurs.

Salle de contrôle ©Eldorado Gold

Diminuer l’empreinte du diesel

Certains gisements miniers sont situés à des endroits où on ne peut produire de l’électricité qu’avec des génératrices au diesel. La récupération de chaleur devient alors un moyen de compenser en partie l’importante empreinte carbone liée à cette énergie fossile. Agnico Eagle utilise ce procédé pour chauffer les bâtiments de surface de ses mines Meadowbank et Meliadine situées au Nunavut.

À la mine Meliadine, cinq génératrices de 5,6 mégawatts produisent annuellement les 20 mégawatts nécessaires aux opérations énergivores de la mine. À titre comparatif, un seul mégawatt peut alimenter près de 1200 maisons canadiennes pendant un an.

« Cette consommation d’énergie est impressionnante, mais c’est la charge moyenne d’une mine d’or conventionnelle », explique Éric Lavoie, ingénieur électricien principal pour Agnico Eagle au Nunavut. En revanche, il mentionne que le système implanté à la mine Meliadine limite l’énergie dissipée. « En produisant ces 20 mégawatts d’électricité, on génère aussi 25 mégawatts de chaleur qui sont redirigés dans notre réseau de récupération de chaleur et qui sont consommés en chauffage. On a donc une récupération énergétique d’à peu près 80 %. »

Selon Ressources naturelles Canada, l’or constitue la matière première qui a la valeur la plus élevée au pays. En 2019, les exportations canadiennes d’or se sont élevées à 22,3 G$. Bien qu’il serve principalement à confectionner des bijoux et des lingots, l’apport de ce minerai à l’économie fait en sorte que son extraction ne s’arrêtera pas de sitôt, d’autant plus que « l’or a aussi des applications technologiques, qui comptent pour environ 7,5 % de la demande », indique le ministère.

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