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©SDOT Photos (Flickr)

Seattle Is the New Stockholm

04 mars 2020 - Olivier Roy-Baillargeon, Conseiller en aménagement du territoire et urbanisme chez Vivre en Ville

J’ai le kick sur Seattle. Pour inspirer et outiller les décideurs et les professionnels québécois, les aider à « planifier pour le climat », c’est le nec plus ultra.

La propriété automobile y a chuté dramatiquement au fil des ans. Elle atteint maintenant son taux le plus bas depuis la fondation du groupe Nirvana… à la fin des années 1980. Le nombre de ménages sans voiture a tellement augmenté que la taille du parc automobile a légèrement diminué, et ce, malgré une hausse rapide de la population.

Qui dit réduction de la motorisation dit transfert appréciable vers le transport durable. En 2010, 53 % des navetteurs de Seattle se déplaçaient en auto solo pour aller au travail. Ils ne sont plus que 44 %.

Beaucoup de ces personnes ont troqué la bagnole pour le transport collectif, qui déplace maintenant 23 % des travailleurs (en hausse de 5 points depuis 2010, soit la plus forte croissance à l’échelle des États-Unis). Une plus grande proportion encore a plutôt choisi la marche (en hausse de plus de 40 %).

Ce transfert est de loin le plus important dans les 100 villes américaines les plus populeuses, mais Seattle n’est pas une oasis dans le désert. La ville voisine de Tacoma connaît la même évolution positive, se classant deuxième au pays pour le déclin de l’auto solo. Ça n’a rien d’une coïncidence.

Les efforts des autorités régionales pour améliorer les infrastructures et les services, tant de mobilité active que de transport collectif y sont pour beaucoup. L’aménagement du territoire est l’autre clé de ces succès.

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©SDOT Photos (flickr)

Le contrôle de l’urbanisation de la région de Seattle est aussi efficace que son zonage est avisé. La forte croissance démographique s’est majoritairement effectuée grâce à la consolidation de milieux de vie denses et bien pourvus en commerces et en services de proximité. Ces quartiers conviviaux pour la mobilité active sont articulés au transport collectif et dotés de services de vélos et de véhicules partagés.

Les autorités de la région du Puget Sound, dont fait partie Seattle, se sont même fixé des cibles encore plus ambitieuses en matière d’aménagement. Leur plan de croissance, à l’horizon 2050, vise à orienter 65 % des ménages et 75 % des emplois vers des pôles de croissance situés à distance de marche du transport collectif à haute capacité.

Et pour maximiser les retombées de leur stratégie d’aménagement, leur vision en matière de transport prévoit de tarifer toutes les autoroutes de la région d’ici à 2040. Leur but : réduire le nombre, la distance et la durée des déplacements en auto. Ce programme ambitieux prend racine dans près de deux décennies de démarches volontaristes et de projets pilotes qui ont favorisé l’acceptabilité sociale de la tarification routière. Sur une période de 30 ans, celle-ci rapporterait environ 34 G$ à la collectivité. Chaque dollar investi pour instaurer un tel système produirait ainsi 6,10 $ en retour.

À Seattle, même l’opinion publique a de quoi faire rêver! La population y est beaucoup plus favorable au péage si une portion des revenus est investie dans le transport collectif, et ce, même si les tarifs doivent être considérablement plus élevés. Pincez-moi, quelqu’un.

Lire aussi: Transport en commun en région, mode d’emploi