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© Andy Nystrom

Des banlieues qui marchent, on y croit

12 février 2020 - Olivier Roy-Baillargeon, Conseiller en aménagement du territoire et urbanisme chez Vivre en Ville

L’étalement urbain monopolise le débat public depuis le début de l’année. Dans le 450 éloigné, « la banlieue de la banlieue » croît plus rapidement et plus loin du Centre Bell que jamais. Et au pourtour de Québec, la « tache d’huile » de l’urbanisation s’étend jusqu’à 60 km de l’Assemblée nationale.

La croissance anémique du transport collectif et l’alourdissement incontrôlé de l’empreinte carbone du transport routier plombent notre moral territorial. Or l’heure n’est plus à pourfendre ou à défendre la banlieue : il est grand temps de s’en occuper plus et mieux, comme l’écrit mon collègue Christian Savard.

Mes recherches postdoctorales m’ont fait découvrir des banlieues de Toronto qui innovent pour devenir des milieux de vie à consommation de sol et de pétrole réduite. Voici Vaughan, dont le centre-ville émergent, le « Metropolitan Centre », se développe à une vitesse fulgurante, à 48 minutes en métro de l’hôtel de ville de Toronto.

Le gigantesque « fer à cheval » suburbain de Toronto croît à un rythme effréné. La région comptait près de 7 millions d’habitants en 2016. Elle en comptera plus de 10 millions en 2041! La population y augmentera quatre fois plus vite qu’à Longueuil et à Montréal.

Première de classe à ce chapitre, Vaughan a vu sa population croître de 131 % entre 1996 et 2016 et sa taille est passée de celle de Trois-Rivières à celle de Gatineau. Durant ces 20 années, il s’y est ajouté 7500 habitants de plus que sur toute l’île de Montréal!

La station de Vaughan est le terminus de la ligne 1 du métro de Toronto. © Olivier Roy-Baillargeon

Son développement a été à l’avenant : 70 % de son parc actuel de logements a été construit il y a moins de 30 ans. Et si, en 1996, quatre logements sur cinq étaient des maisons unifamiliales détachées, en 2016, moins de trois ménages sur cinq habitaient de tels logements. Le marché immobilier est maintenant dominé par les semi-détachés et les maisons en rangées (+120 % en 20 ans).

En réponse aux cibles de densification mixte du Plan de croissance du gouvernement de l’Ontario, Vaughan s’est engagée dans son Plan d’urbanisme à limiter à 3 % l’expansion de son périmètre. Elle compte accueillir 45 % de la croissance en consolidant ses milieux établis autour de pôles de transport collectif. L’objectif : en faire des collectivités complètes où il fait bon vivre, travailler et se divertir.

Vaughan entend ainsi quadrupler l’offre de transport collectif depuis et vers ces secteurs. Grâce aux investissements massifs des autorités régionales pour y prolonger le métro de Toronto et y aménager des services rapides par bus, les résultats sont au rendez-vous : les déplacements domicile-travail en transport collectif et par la mobilité active ont augmenté de plus de 30 % et de 15 %, respectivement.

Vaughan est à Toronto ce que Laval est à Montréal : une banlieue archétypique qui se transforme aussi vite qu’elle croît. Or son homologue québécoise n’est pas en reste : Laval s’est engagée dès 2011 à favoriser la mobilité durable par la densification de l’habitat et la mixité des fonctions urbaines, dans l’esprit du transit-oriented development (TOD). L’impressionnant développement de ses réseaux cyclable et de transport collectif rappelle celui de Vaughan. Inspirons-nous dès maintenant de ces modèles pour concevoir ensemble des banlieues qui marchent.