Pitou et minou, 100 % local

On ne peut empêcher nos chats et nos chiens de produire des GES en pétant! Mais pour inclure pitou et minou dans l’action face aux changements climatiques, l’achat de nourriture produite localement est la façon la plus efficace de le faire.

Alimentation / 29 mars 2018
Moins de GES !

Selon une étude publiée dans le journal scientifique PLOS ONE, les chats et les chiens vivant dans les familles américaines produisent environ 64 millions de tonnes de CO2 par année; cela simplement dû à leur alimentation riche en viande. L’Agence de protection de l’environnement indique qu’il s’agit de l’équivalent des émissions émises par 13,5 millions de voitures annuellement! Sachant que la population québécoise représente 2 % de celle vivant aux États-Unis, avec des données similaires, on parlerait ici des émissions de CO2 de 270 000 voitures chaque année.

Bien que l’humain reste le plus grand producteur de gaz à effet de serre (GES) de la planète, trouver une façon de réduire les émissions de GES dans tous les aspects de notre vie peut véritablement contribuer à lutter contre les changements climatiques.

En 2015, selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, la vente d’aliments pour chats domestique​s au Canada s’élevait à 160 424,5 milliers de tonnes pour 744 millions de dollars; pour les chiens, 327 888,7 milliers de tonnes pour 1,15 milliard de dollars.

Selon l’association des médecins vétérinaires du Québec, on compte désormais 1 million de chiens et 2 millions de chats domestiques au Québec.

Étant carnivores, les chats n’ont d’autre choix que de manger de la viande. Selon plusieurs experts, leur fournir une alimentation végétarienne pourrait mettre leur santé en péril. Nos amis canins ont leurs particularités et il est recommandé de toujours consulter un vétérinaire avant de changer radicalement leur diète. Et surtout, il est important de ne pas se fier aveuglément à des recettes puisées sur des blogues et autres chaînes YouTube.

Suivant ces mises en garde, la meilleure solution pour diminuer la production de GES associée à l’alimentation de nos animaux demeure l’achat de nourriture et d’accessoires produits localement. On élimine ainsi des millions de kilomètres de transport sur les produits achetés, ce qui contribue grandement à l’amélioration du bilan carbone de nos amis à quatre pattes, sans mettre en danger leur santé. Autre avantage, on valorise le marché local tout en assurant le maintien des emplois qui en dépendent.

First Choice, OvenBaked, Boréal, 5 étoiles, Faim Museau et Formule Raw sont quelques exemples de marques locales de nourriture pour les chats et les chiens qu’on retrouve dans les animaleries un peu partout au Québec. Animal vert, une entreprise située à Montréal qui se décrit comme la première épicerie vouée exclusivement aux plaisirs gustatifs des animaux, cherche à réduire au maximum son empreinte écologique. Le commerce de quartier contribue donc à sa façon à la lutte contre les changements climatiques en proposant une grande variété de produits québécois et canadiens.

Unpointcinq est allé y faire un tour pour discuter changements climatiques et produits locaux avec son propriétaire et Annie, une adorable petite chienne que vous n’êtes pas près d’oublier!

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