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La nuit est tombée sur Montréal. À l’intérieur de l’Anticafé, en ce jeudi d’octobre, l’ambiance est studieuse. Une vingtaine de personnes sont assises autour de trois grandes tables, regards baissés, visages concentrés. Un peu comme des écoliers. Mais devant leurs yeux, à la place des livres et des cahiers, il y a des fers à souder. Ce soir, ces personnes vont apprendre à réaliser un mini panneau solaire de cinq volts qui leur permettra de recharger leurs cellulaires.

Debout au milieu de la salle, Gregory Lynch, fondateur de Mantis Environnementale et organisateur de l’événement, prend la parole. « L’atelier durera trois heures. On va un peu parler de théorie, mais on va, surtout, utiliser nos mains », annonce-t-il d’une voix enthousiaste. À ses côtés, Margaux, spécialiste en technologies vertes, distribue le matériel. D’abord, des planches en bois, des cellules photovoltaïques, de l’étain et des fils d’aluminium. Puis, des prises USB et des feuilles de Plexiglas. Certains attachent leurs cheveux, d’autres relèvent leurs manches. Les choses sérieuses commencent.
Beaucoup de personnes s’accordent sur l’existence des changements climatiques, mais ne savent pas quoi faire. (...) Ce projet, c’est l’occasion de leur montrer ce dont ils sont capables et de leur donner envie de continuer à agir dans leur communauté. Gregory Lynch
 

Faire pencher la balance

La plupart des personnes réunies dans le café n’ont aucune connaissance en matière d’énergie solaire ou d’électricité, mais elles ont toutes le même désir : apprendre et faire pencher la balance. « Ça demande un peu de dextérité et de patience », remarque Aurélie, agente d’administration dans une université, alors qu’elle commence à bricoler. « Si je suis là, c’est parce que pour moi, l’énergie renouvelable, c’est l’avenir. Si chacun s’y met un petit peu, on va peut-être finir par y arriver. » Même son de cloche du côté de Grégoire, étudiant en architecture du paysage. « C’est le genre de chose que je voudrais un jour mettre en place chez moi, à plus grande échelle. J’aimerais être plus autonome et réduire mon impact sur l’environnement », renchérit-il.  " ["post_title"]=> string(22) "T’as pas cinq volts?" ["post_excerpt"]=> string(211) "Avez-vous déjà rêvé de bricoler des gadgets de pointe? Un chargeur qui marche à l’énergie solaire, ça vous tente-tu? Si oui, les ateliers de Mantis Environnementale sont faits pour vous. On a testé ..." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(18) "tas-pas-cinq-volts" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2020-02-03 21:30:15" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2020-02-04 02:30:15" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(57) "https://unpointcinq.ca/non-classifiee/tas-pas-cinq-volts/" ["menu_order"]=> int(9) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["header"]=> string(4) "blog" ["displayCategories"]=> bool(true) }
© Laurianne de Casanove / Unpointcinq
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T’as pas cinq volts?

Avez-vous déjà rêvé de bricoler des gadgets de pointe? Un chargeur qui marche à l’énergie solaire, ça vous tente-tu? Si oui, les ateliers de Mantis Environnementale sont faits pour vous. On a testé …

La nuit est tombée sur Montréal. À l’intérieur de l’Anticafé, en ce jeudi d’octobre, l’ambiance est studieuse. Une vingtaine de personnes sont assises autour de trois grandes tables, regards baissés, visages concentrés. Un peu comme des écoliers. Mais devant leurs yeux, à la place des livres et des cahiers, il y a des fers à souder. Ce soir, ces personnes vont apprendre à réaliser un mini panneau solaire de cinq volts qui leur permettra de recharger leurs cellulaires.

Debout au milieu de la salle, Gregory Lynch, fondateur de Mantis Environnementale et organisateur de l’événement, prend la parole. « L’atelier durera trois heures. On va un peu parler de théorie, mais on va, surtout, utiliser nos mains », annonce-t-il d’une voix enthousiaste. À ses côtés, Margaux, spécialiste en technologies vertes, distribue le matériel. D’abord, des planches en bois, des cellules photovoltaïques, de l’étain et des fils d’aluminium. Puis, des prises USB et des feuilles de Plexiglas. Certains attachent leurs cheveux, d’autres relèvent leurs manches. Les choses sérieuses commencent.
Beaucoup de personnes s’accordent sur l’existence des changements climatiques, mais ne savent pas quoi faire. (...) Ce projet, c’est l’occasion de leur montrer ce dont ils sont capables et de leur donner envie de continuer à agir dans leur communauté. Gregory Lynch
 

Faire pencher la balance

La plupart des personnes réunies dans le café n’ont aucune connaissance en matière d’énergie solaire ou d’électricité, mais elles ont toutes le même désir : apprendre et faire pencher la balance. « Ça demande un peu de dextérité et de patience », remarque Aurélie, agente d’administration dans une université, alors qu’elle commence à bricoler. « Si je suis là, c’est parce que pour moi, l’énergie renouvelable, c’est l’avenir. Si chacun s’y met un petit peu, on va peut-être finir par y arriver. » Même son de cloche du côté de Grégoire, étudiant en architecture du paysage. « C’est le genre de chose que je voudrais un jour mettre en place chez moi, à plus grande échelle. J’aimerais être plus autonome et réduire mon impact sur l’environnement », renchérit-il.  

Le temps passe. Parfois, les cellules photovoltaïques cassent, et les nerfs lâchent un peu. Soupirs, rires nerveux; l’entraide est de mise. Margaux et Gregory vont de table en table pour donner un coup de main. « Il faut bien faire attention à ce que le cadre ne soit pas sur les cellules, la pression pourrait les briser », conseille la jeune femme avec bienveillance. « C’est sûr que pour certains, c’est un peu plus difficile que pour d’autres. Mais la plupart des participants réussissent. Ceux qui n’y arrivent pas, ce n’est pas à cause de leurs capacités. Je dirais plutôt qu’ils ont perdu la foi », ajoute l’organisateur avec une pointe d’humour.

 » C’était vraiment amusant

Hélèna, ingénieure à la retraite

L’horloge sonne 22 h. La plupart des panneaux solaires sont maintenant terminés. « C’était vraiment amusant », souligne Hélèna, ingénieure à la retraite, particulièrement fière d’être la doyenne de la soirée, du haut de ses 61 ans. « C’est bien de sortir du ludique et de faire quelque chose de constructif », conclut de son côté Francis, concepteur d’animations 3D. Désormais, la fatigue est oubliée, et tous contemplent avec fierté leur œuvre, déjà pressés que le soleil se lève pour pouvoir la mettre à l’épreuve.

Pour d’autres ateliers, rendez-vous sur le site de Mantis Environnementale.