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Les employés de la STL l’attendaient de pied ferme. Lorsque l’autobus électrique arrive enfin en 2012 pour un premier essai routier, son silence laisse l’assistance un rien ahurie. « François Gauthier, le chauffeur affecté à la mise en service, était tellement étonné de l’absence complète de bruit et de vibration qu’il a cru être en panne », raconte le directeur général de la STL, Guy Picard.

Passionné d’électrification des transports, François Gauthier a travaillé en étroite collaboration avec le responsable du projet à l’ingénierie pour s’assurer de la performance et de la fiabilité de l’autobus, dans le giron de Pierre Giard, alors directeur général et tête pensante du projet d’électrification. Dès le début de son mandat, Pierre Giard a une idée en tête : faire les premiers pas vers l’électrification du réseau. Il souhaite trouver une solution moins polluante à la flotte d’autobus afin de réduire ses émissions de GES. La direction se plonge dans l’étude des technologies disponibles, dont le trolleybus. Au terme d’une étude de faisabilité et d’impact, on décide finalement de ne pas prendre le risque, d’autant plus que les autobus électriques ont déjà commencé à faire leur apparition dans le paysage urbain.

Autant d'énergie pour chauffer que pour avancer

La STL se tourne alors vers cette technologie dans le cadre d’un projet pilote réalisé en partenariat avec le ministère des Transports du Québec, Hydro-Québec et la Société de gestion et d’acquisition de véhicules de transport. Le premier fournisseur, Designline, est américain. L’histoire d’amour sera  de courte durée. Après l’achat d’un premier bus au coût de près d’un million de dollars, la faillite de l’entreprise met fin à la collaboration. Ce qui n’empêche pas la STL de bénéficier du soutien technique de ses ingénieurs, entre temps. « Designline avait fourni un logiciel de gestion de l’énergie assez complexe à utiliser. Nous n’avions pas de comparatif dans le milieu du transport collectif au Québec, car seule la STL expérimentait ce type de technologie », souligne M. Picard. Sylvain Boucher, directeur de l’entretien et de l’ingénierie, explique que d’autres aspects restaient à étudier quant à la demande énergétique des batteries, la vitesse et le temps approprié de recharge ou encore le choix du mode de chauffage. « Cela prend autant d’énergie pour chauffer l’autobus que pour le faire avancer. »

Un centre d'entretien en 2022

Des contraintes qui n’entravent pas pour autant la volonté de l’équipe de direction. La STL continue la phase de tests en 2015 avec un autobus de technologie similaire, prêté cette fois-ci par l’entreprise chinoise BYD. Cet autobus offre alors une autonomie de 330 km et se recharge en moins de cinq heures.
" Le volet exploratoire est terminé. Il y a des milliers d’autobus en circulation dans le monde. Mais le plus grand défi reste à venir : trouver comment les intégrer aux opérations. Guy Picard
Poursuivant ses efforts, la STL entreprend un nouveau projet pilote de dix-huit mois portant sur la transformation de deux autobus en véhicules hybrides avec prolongateur d’autonomie, en partenariat avec l’entreprise québécoise TM4. L’objectif est de réduire l’utilisation du diesel en privilégiant le mode électrique. L’autobus aura accès à une borne de recharge rapide à son arrivée à la station Cartier. Cette solution permet d’éviter le risque de tomber en panne si l’autobus ne peut être chargé tout de suite." ["post_title"]=> string(29) "STL, une épopée électrique" ["post_excerpt"]=> string(246) "Pionnière au Canada avec ses autobus électriques de quarante pieds, la Société de transport de Laval mène le bal en matière d’électrification des transports publics. La recette : le bon partenaire... et une bonne dose de persévérance." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(25) "stl-une-epopee-electrique" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2020-02-03 21:35:53" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2020-02-04 02:35:53" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(64) "https://unpointcinq.ca/non-classifiee/stl-une-epopee-electrique/" ["menu_order"]=> int(39) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["header"]=> string(4) "blog" ["displayCategories"]=> bool(true) }
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STL, une épopée électrique

18 septembre 2017 - Sophie Benoit, Curieuse voyageuse

Pionnière au Canada avec ses autobus électriques de quarante pieds, la Société de transport de Laval mène le bal en matière d’électrification des transports publics. La recette : le bon partenaire… et une bonne dose de persévérance.

Les employés de la STL l’attendaient de pied ferme. Lorsque l’autobus électrique arrive enfin en 2012 pour un premier essai routier, son silence laisse l’assistance un rien ahurie. « François Gauthier, le chauffeur affecté à la mise en service, était tellement étonné de l’absence complète de bruit et de vibration qu’il a cru être en panne », raconte le directeur général de la STL, Guy Picard.

Passionné d’électrification des transports, François Gauthier a travaillé en étroite collaboration avec le responsable du projet à l’ingénierie pour s’assurer de la performance et de la fiabilité de l’autobus, dans le giron de Pierre Giard, alors directeur général et tête pensante du projet d’électrification. Dès le début de son mandat, Pierre Giard a une idée en tête : faire les premiers pas vers l’électrification du réseau. Il souhaite trouver une solution moins polluante à la flotte d’autobus afin de réduire ses émissions de GES. La direction se plonge dans l’étude des technologies disponibles, dont le trolleybus. Au terme d’une étude de faisabilité et d’impact, on décide finalement de ne pas prendre le risque, d’autant plus que les autobus électriques ont déjà commencé à faire leur apparition dans le paysage urbain.

Autant d'énergie pour chauffer que pour avancer

La STL se tourne alors vers cette technologie dans le cadre d’un projet pilote réalisé en partenariat avec le ministère des Transports du Québec, Hydro-Québec et la Société de gestion et d’acquisition de véhicules de transport. Le premier fournisseur, Designline, est américain. L’histoire d’amour sera  de courte durée. Après l’achat d’un premier bus au coût de près d’un million de dollars, la faillite de l’entreprise met fin à la collaboration. Ce qui n’empêche pas la STL de bénéficier du soutien technique de ses ingénieurs, entre temps. « Designline avait fourni un logiciel de gestion de l’énergie assez complexe à utiliser. Nous n’avions pas de comparatif dans le milieu du transport collectif au Québec, car seule la STL expérimentait ce type de technologie », souligne M. Picard. Sylvain Boucher, directeur de l’entretien et de l’ingénierie, explique que d’autres aspects restaient à étudier quant à la demande énergétique des batteries, la vitesse et le temps approprié de recharge ou encore le choix du mode de chauffage. « Cela prend autant d’énergie pour chauffer l’autobus que pour le faire avancer. »

Un centre d'entretien en 2022

Des contraintes qui n’entravent pas pour autant la volonté de l’équipe de direction. La STL continue la phase de tests en 2015 avec un autobus de technologie similaire, prêté cette fois-ci par l’entreprise chinoise BYD. Cet autobus offre alors une autonomie de 330 km et se recharge en moins de cinq heures.
" Le volet exploratoire est terminé. Il y a des milliers d’autobus en circulation dans le monde. Mais le plus grand défi reste à venir : trouver comment les intégrer aux opérations. Guy Picard
Poursuivant ses efforts, la STL entreprend un nouveau projet pilote de dix-huit mois portant sur la transformation de deux autobus en véhicules hybrides avec prolongateur d’autonomie, en partenariat avec l’entreprise québécoise TM4. L’objectif est de réduire l’utilisation du diesel en privilégiant le mode électrique. L’autobus aura accès à une borne de recharge rapide à son arrivée à la station Cartier. Cette solution permet d’éviter le risque de tomber en panne si l’autobus ne peut être chargé tout de suite.

Une partie du financement de ce projet, soit 4,25 millions de dollars, provient du Fonds vert du gouvernement du Québec et s’inscrit dans le Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

« La conversion de toute une flotte de 305 autobus au modèle électrique est un long processus. Cela peut prendre encore 20 ans. La technologie évolue si rapidement », souligne M. Picard.

À partir de 2020, la STL va électrifier une ligne composée de huit à dix autobus électriques à recharge lente. Afin de s’adapter à cette technologie, la STL se dotera, en 2022, d’un centre d’entretien entièrement conçu pour les autobus électriques.

Fondée en 1998, TM4, filiale d’Hydro-Québec, est spécialisée dans le développement et la fabrication de moteurs électriques et de systèmes de contrôle. Elle dessert une clientèle mondiale spécialisée dans les secteurs de transport commercial et passager ainsi que l’industrie maritime, ferroviaire et minière. Le siège social situé à Boucherville comprend une ligne de production automatisée ou travaillent plus de 300 spécialistes expérimentés.

  • L’autobus hybride permet de réduire les émissions de GES de 20 à 25 %.
  • D’ici 2022, la STL entend réduire de 40 % ses émissions de GES par kilomètre. La ville de Laval vise l’électrification complète de son réseau d’autobus pour 2030.
  • Selon Transition énergétique Québec, le projet pilote de conversion électrique de deux autobus permettra une réduction des émissions de GES de 51 tonnes éq. CO2.
  • Le déploiement de cette technologie dans le réseau québécois des autobus urbains, qui s’échelonnera sur une période de cinq ans, va permettre une réduction des GES de 20 730 tonnes éq. CO2, ce qui équivaut au retrait de 1400 véhicules légers du réseau routier annuellement.