portefeuille argent
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Gérer ses déchets comme son portefeuille

14 novembre 2017 - Sophie Benoit, Curieuse voyageuse

Qu’on parle de gestion d’argent ou de déchets, tout est fonction d’intrants et d’extrants. Si vous souhaitez agir mais ignorez comment réduire vos déchets, faites appel à un conseiller en gestion des matières résiduelles. C’est la démarche que la microbrasserie l’Hermite de Victoriaville a suivie.

Saviez-vous que Victoriaville a commencé la collecte résidentielle de matières organiques en 1998? Dans cet effort de longue haleine entrepris il y a près de 20 ans, une entreprise a appuyé la municipalité dans ses démarches. Gesterra offre un service-conseil en gestion des matières résiduelles (GMR) pour les citoyens, les municipalités, les entreprises et les organismes de la MRC d’Arthabaska. Le compostage occupe une place de choix dans les stratégies proposées en contribuant à la réduction des émissions de GES. Exit les émissions de méthane lors de l’enfouissement des restes de table, alors qu’au sol, le compost contribue à séquestrer le carbone.

Compost
Le compostage est un élément clé de la réduction des déchets ménagers. (© Gesterra)

Unpointcinq s’est entretenu avec Francis Gauthier, expert-conseil en GMR chez Gesterra, pour mieux comprendre la démarche que l’entreprise propose à ses clients.

Unpointcinq (UPC) : Donnez-nous un exemple de mesures de gestion de matières résiduelles que vous avez mis en place avec votre clientèle.

Francis Gauthier (FG) : Outre l’organisation de séances d’information pour améliorer le tri des matières, nous avons participé à l’initiative « Synergie Victoriaville et sa région », qui vise à créer des occasions d’échange entre entreprises afin que les matières résiduelles de l’une puissent devenir les matières premières de l’autre.

UPC : Quels sont les types d’action que vous faites pour sensibiliser les citoyens?

FG : Nous organisons une campagne de sensibilisation sur le compostage afin d’augmenter la participation citoyenne. Beaucoup de gens ne participent pas à la collecte. D’ailleurs, on retrouve encore 40 % de matières organiques dans les déchets! Nous déployons également beaucoup d’efforts pour accompagner les restaurants dans la réduction de leurs déchets, car très peu d’entre eux compostent leurs restants de cuisine. Sur le plan agricole, nous avons lancé une collecte spécifique de plastiques afin de remédier à une problématique commune à toutes les régions rurales. Nous allons étendre cette initiative à toute la MRC d’Arthabaska.

UPC : Quel est le changement le plus important que vous avez perçu au cours des dernières années par rapport à la perception des citoyens et des entreprises?

FG : Depuis quelques années, la récupération des matières recyclables et compostables a plafonné en raison d’une certaine lassitude par rapport aux messages à caractère environnemental. Depuis six mois, je constate toutefois un changement plus favorable. Cependant, les entreprises participent moins que les citoyens.

Enfants avec un bac de recyclage
Les citoyens, petits et grands, participent activement au recyclage. (© Gesterra)

UPC : Quels sont les mythes ou contraintes que vous observez quand il est question de compost?

FG : Beaucoup de gens croient encore que la viande et les os ne vont pas au compost. La diminution des collectes en hiver est une contrainte, si bien qu’au printemps, on doit recommencer la sensibilisation afin que les gens reprennent leurs bonnes habitudes. On remarque aussi que la majorité des citoyens utilise le bac brun pour le gazon et les feuilles, très peu pour les résidus alimentaires. Peut-être est-ce dû à un manque d’organisation dans la maison ou alors au fait que les gens sont dédaigneux à l’idée de manipuler les restes de table.

UPC : Pensez-vous qu’une plus grande fréquence des collectes de compost pourrait inciter plus de gens à être proactifs?

FG : Tout à fait. Cela a d’ailleurs été corroboré par une étude de Recyc-Québec qui a comparé la quantité de résidus alimentaires récupérés par plusieurs villes. Il semble que la fréquence des collectes soit un des facteurs qui incite les citoyens à récupérer leurs résidus alimentaires.

UPC : Après avoir mis en place le recyclage et le compost, que peut-on faire pour réduire son empreinte environnementale?

FG : La première chose à faire est toujours de réduire ses déchets à la source. Comme on dit, « le meilleur déchet est celui qui n’existe pas ». Donc, éviter le suremballage, réduire sa consommation, réutiliser des sacs d’emplettes, prolonger la durée de vie de ses biens et équipements ne sont que quelques exemples d’actions précises à prendre.

Un « Hermite » en action

Propriétaire de la microbrasserie l’Hermite à Victoriaville, Geneviève Bouffard confie être végétarienne, sensible à l’environnement et adepte du recyclage depuis près de 20 ans. En septembre 2016, elle a communiqué avec Gesterra pour accompagner son entreprise dans le processus de tri des matières organiques et des autres emballages. Diagnostic en main, Francis Gauthier a implanté toute la logistique nécessaire.

Grâce notamment au compostage, le contenu des poubelles de la microbrasserie l’Hermite a diminué de 90 %.

Mme Bouffard a déboursé environ 450 $ pour l’équipement nécessaire, tout en bénéficiant du service d’accompagnement sans frais. Le contenu des poubelles, sans matières organiques, a diminué de 90 %. Le système de tri en cuisine est bien rodé, les employés sont contents, même que certains songent à transposer certaines initiatives à la maison.

Actions gagnantes de la microbrasserie l’Hermite

  • Offrir une formation complète aux employés;
  • Afficher un aide-mémoire en cuisine sur les matières à recycler, à composter ou à jeter;
  • Valider les acquis des membres du personnel en leur soumettant un test tous les deux mois;
  • Choisir des récipients compostables;
  • Ajouter à la salle de bain un bac brun pour les serviettes et une affiche sur les miroirs;
  • Remplacer les pailles en plastique par un modèle compostable;
  • Remplacer les sachets individuels de sucre et de ketchup (non recyclables) par des pots en vrac.