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Se préparer au pire, viser le meilleur

20 septembre 2018 - Jean-Louis Tedone, Géographe, spécialiste des questions d’aménagement durable du territoire

Pataugeant dans la boue du sous-sol inondé d’un immeuble par une matinée de pluies diluviennes anormales dans le sud de la France, je me repasse en boucle les images de quelques-uns des sinistres qui ont marqué l’été 2018 : incendies meurtriers en Californie et en Grèce, inondations dramatiques en Inde, températures anormalement élevées en Arctique. Des événements météorologiques extrêmes que les experts attribuent, en grande partie, aux changements climatiques.

Le Québec n’est pas en reste lorsqu’il s’agit de soubresauts météo. La province y a aussi largement goûté au cours des deux dernières décennies : crise du verglas en Montérégie et à Montréal (1998), grandes marées dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie (2010), inondations de la rivière Richelieu en Montérégie (2011), submersions marines sur la Côte-Nord (2016), etc.

Et il y a les inondations du printemps 2017, qui sont dans une catégorie à part : 261 municipalités touchées dans 15 régions administratives, 5371 résidences principales inondées, 4066 personnes évacuées et près de 400 routes endommagées. Leur bilan est d’une ampleur inédite. Le pire, avec le dérèglement climatique actuel, c’est que ce scénario catastrophe risque de se répéter et ses coûts sociaux, économiques et environnementaux, d’exploser.

Pour faire face à des aléas naturels toujours plus intenses, les municipalités n’ont d’autre choix que de se préparer pour protéger leur population et leurs infrastructures. L’adoption d’un plan de sécurité civile est une première étape incontournable dans leur adaptation aux conséquences des changements climatiques. Or, les deux tiers des villes québécoises n’en sont pas pourvues, principalement parce qu’elles manquent de ressources humaines et financières. Par contre, dans le tiers restant, plusieurs peuvent donner l’exemple.

Prenons Pincourt, une ville de 15 000 habitants située sur l’île Perrot, à l’ouest de Montréal. Lors des inondations de 2017, elle a été l’une des municipalités les mieux organisées pour faire face à la montée des eaux. Équipée de sacs de sable et préparée pour assister sa population, l’administration municipale a géré si efficacement les inondations sur son territoire que les membres de son service incendie ont pu prêter main-forte aux communautés voisines. Son action a été soulignée l’année dernière par le gouvernement qui l’a incluse dans sa liste de candidats au Mérite québécois de la sécurité civile.

De l’autre côté du Québec, Baie-Saint-Paul, municipalité de 7000 habitants, peut se targuer, en plus d’être un joyau de Charlevoix et l’une des précurseures du développement durable au Québec, d’être prête en cas d’inondation majeure. Son plan de sécurité civile, adopté en 2013, est très détaillé et comporte la marche à suivre avant, pendant et après la survenue d’un sinistre. Les services d’urgence de la Ville peuvent même observer en temps réel, grâce à des caméras de vidéosurveillance, la montée des eaux des principaux cours d’eau traversant son territoire.

En se préparant adéquatement, ces municipalités ont compris que pour atteindre le meilleur, la résilience, en l’occurrence, il ne faut pas avoir peur d’anticiper le pire, dont les changements climatiques sont malheureusement devenus synonymes.

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