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Retombées positives générales

Visioconférence : éteindre sa caméra, c’est bon pour le climat

26 mai 2021 - Aurélie Lagueux-Beloin, Du tyrannosaure au climat

En un an, nous sommes passés de zéro à héros en matière de visioconférence. Puisque les rencontres virtuelles sont de plus en plus présentes et probablement là pour rester en partie, il y a lieu de s’interroger sur leur empreinte climatique.

Quand on met de l’essence dans notre voiture, on sait d’où viennent nos émissions de gaz à effet de serre (GES). C’est bien moins évident sur Zoom, Teams et FaceTime. « L’empreinte carbone de nos activités en ligne, comme la visioconférence, se fait en deux temps. D’une part, nos émissions proviennent de la quantité de données – audio et vidéo – transmises d’un poste à l’autre lors de la rencontre et, d’autre part, du chemin que celles-ci empruntent pour se rendre du point A au point B », explique Laure Patouillard, coordonnatrice scientifique et agente de recherche au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG).

Échanger du contenu audio et vidéo lors d’une rencontre virtuelle requiert de l’énergie. En transitant par des centres de données, les informations ne se déplacent pas en ligne droite d’un ordinateur à l’autre. Prenons l’exemple d’une visioconférence entre Saint-Hyacinthe et Gaspé. Rien ne garantit que les données restent dans la province ni que l’énergie utilisée est québécoise, bien que les participants soient au Québec. Les données peuvent se retrouver ailleurs dans le monde dans un centre de données alimenté par des combustibles fossiles ou plutôt par des énergies renouvelables, ce qui fait varier les émissions de la visioconférence.

80 % de l’empreinte carbone d’un téléphone intelligent utilisé pendant deux ans est produite avant même la première minute d’utilisation de l’appareil.

Source: Shift project

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Résister à la fièvre acheteuse

« Quand on pense au climat et à la technologie, ce sont les petits gestes à faire en ligne et les impacts des centres de données qui nous viennent en tête. On oublie l’une des actions qui a le plus d’impact sur notre empreinte numérique : prolonger la durée de vie de notre équipement », fait remarquer la chercheuse du CIRAIG. « Pourtant, la fabrication des appareils informatiques représente 40 % des émissions GES produites durant leur cycle de vie. »

Dans son dernier rapport, paru en mars 2021, le Shift project, un think tank français qui œuvre à l’atténuation des changements climatiques, indique que 80 % de l’empreinte carbone d’un téléphone intelligent utilisé pendant deux ans est produite avant même la première minute d’utilisation de l’appareil. En effet, une grande partie des enjeux environnementaux et climatiques du numérique n’est pas liée à l’usage que l’on en fait, mais au volume de matériel produit, à son processus de production et à sa durée de vie.

On ne se mettra pas la tête dans le sable : on achète de plus en plus d’appareils électroniques. Selon l’enquête NETendances 2020, 41 % des adultes québécois envisagent d’en acheter un nouveau au cours de la prochaine année. Pour vous donner un comparatif, en 2000, ce même pourcentage ne dépassait pas 16 %! Donc, pour émettre le moins possible, il faut résister à la surenchère des appareils électroniques et « endurer » son ordinateur et son téléphone intelligent, et ce, même si le modèle le plus récent nous fait de l’œil.

Réduisez la quantité de données nécessaires durant la rencontre. La façon la plus simple d’y arriver est tout simplement d’éteindre sa caméra et de ne poursuivre qu’avec l’audio.
Laure Patouillard, CIRAIG

Moins de caméras : un plus pour le climat

Même en pleine réunion il n’est pas trop tard pour passer à l’action, soutient Laure Patouillard : « Réduisez la quantité de données nécessaires durant la rencontre. La façon la plus simple d’y arriver est tout simplement d’éteindre sa caméra et de ne poursuivre qu’avec l’audio. »

Une équipe de chercheurs américains a d’ailleurs mesuré la quantité de GES produits lors d’une visioconférence d’une heure avec trois participants avec ou sans caméra. Les résultats parlent d’eux-mêmes : la rencontre avec l’audio et la vidéo émet 157 grammes d’équivalents CO2, tandis que la même rencontre sans le visuel produit 25 fois moins de GES.

Sachant cela, pourquoi ne pas prendre l’habitude de laisser la caméra allumée au début de la rencontre pour les présentations et le small talk, pour ensuite l’éteindre quand on entre dans le vif du sujet? Une nouvelle habitude à propager auprès de ses collaborateurs sans tarder!

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