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6 trucs de pro pour un jardin résilient

Conditions météorologiques extrêmes, prolifération d’insectes ravageurs… Le jardinage au temps des changements climatiques nécessite quelques adaptations. Pour relever ces défis, voici les conseils de deux jardiniers.

Sécheresses, inondations et orages violents deviennent plus intenses et plus fréquents à cause des changements climatiques. De plus, avec l’arrivée de nouveaux insectes ravageurs qui profitent du réchauffement des températures pour s’en donner à cœur joie dans nos cultures, les jardiniers québécois ont du pain sur la planche. On peut toutefois s’adapter en créant un jardin résilient qui saura surmonter ces défis climatiques.

Yves Gagnon, auteur du livre Le jardin écologique, et Larry Hodgson, mieux connu comme le jardinier paresseux, partagent leurs astuces.

Qu’est-ce qu’un jardin résilient?

La résilience d’un jardin est sa capacité de résister aux perturbations causées par les changements climatiques et même de se rétablir après celles-ci. Pour les jardiniers, cela implique de préparer son jardin pour l’aider à surmonter la hausse des températures, les événements météorologiques extrêmes qui, en plus d’être de plus en plus nombreux, gagnent en intensité, et l’arrivée de nouvelles espèces, végétales et animales, qui fragilisent la biodiversité de nos écosystèmes.

Les trucs d’Yves Gagnon

1. Mettre un peu de tout

La variété est, sans conteste, l’alliée numéro 1 du jardin résilient. Grâce à elle, on maximise le potentiel d’adaptation de son jardin et complique la vie des ravageurs, comme les limaces, les vers fil-de-fer et les doryphores. Lorsqu’il y a une diversité de couleurs, de tailles et d’espèces, ils trouvent plus difficilement leur plante hôte. Pour avoir un jardin diversifié, il suffit de mettre en place un assemblage de plantes potagères (tomates, concombres, carottes, etc.), de plantes aromatiques (fines herbes et plantes médicinales) et de plantes ornementales, dont les fleurs.

2. Célébrer le compost

Le compost est surnommé l’« or noir des jardiniers » et ce n’est pas pour rien : il nourrit le sol, permettant aux végétaux de pousser adéquatement. Mais ce n’est pas tout, il regorge aussi d’avantages climatiques. En devenant du compost, la matière organique, comme les restes de table et les feuilles mortes, évite de passer par une décomposition sans oxygène au fond d’un sac de plastique échoué dans un dépotoir. Ce type de décomposition, contrairement au compost, produit du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le gaz carbonique (CO2). De plus, le compost « booste » la capacité de séquestration du carbone dans le sol. Par conséquent, il produit moins de carbone, donc de gaz à effet de serre, dans l’atmosphère.

3. Faire la paix avec les grenouilles

Ennemis jurés du jardinier, les insectes ravageurs ont un talon d’Achille : ils sont vulnérables face aux batraciens. En effet, les crapauds raffolent des larves qui s’attaquent à nos plants. Pour profiter de leur présence, il faut les attirer chez soi. Pour y arriver, il vous faut un plan d’eau qui n’a pas besoin d’être immense. « Après la construction d’un petit étang sur mon terrain, j’ai vu apparaître des crapauds, des grenouilles et même des rainettes! » affirme Yves Gagnon.

Les trucs du jardinier paresseux

1. Mettre en place des abris pour la faune

Avoir un jardin résilient, c’est donner un coup de pouce à la biodiversité. Pour y arriver, on peut créer des cachettes aux environs du potager. Elles profitent aux insectes bénéfiques, comme les pollinisateurs — dont les abeilles, les bourdons et les papillons —, et aux prédateurs des ravageurs. En empilant quelques roches ou en laissant un arbre mort en place s’il n’est pas dangereux, on crée aussi des abris pour nos alliés. Laissez quelques coins « sauvages » où la nature peut se reposer et pousser comme elle le veut; les mauvaises herbes sont utiles dans ce cas-ci.

2. Connaître son jardin

Quand on commence à jardiner et que nos plants se font attaquer par des insectes, ça peut être très décourageant. Avant de paniquer et d’investir dans des barrières physiques, comme des filets, ou encore de recourir aux pesticides, il faut apprendre à connaître son jardin. Prendre le temps d’identifier les plantes vulnérables et ce qui leur mène la vie dure. Certains insectes nuisibles sont de passage et ne restent qu’un court moment de leur cycle de vie alors que d’autres peuvent être retirés manuellement du plant. Si, malgré vos recherches, vous n’arrivez toujours pas à identifier l’insecte qui a élu domicile dans votre jardin, n’hésitez pas à consulter les experts de l’Insectarium.

3. Faire de la place aux arbres et aux arbustes

Les arbres et arbustes sont d’excellents compléments à votre potager. En plus d’être d’excellents brise-vents pour les plants exposés aux rafales, ils sont aussi plus résistants aux sécheresses que les plantes potagères grâce à leurs racines plus développées. On peut aussi faire d’une pierre deux coups en plantant des arbustes fruitiers, comme des framboisiers, des camérisiers, des bleuetiers, ou des cassissiers, et ainsi bonifier nos futures récoltes.

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