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Retombées positives générales

Les micro-ondes au service de la gestion des plastiques médicaux

25 octobre 2021 - Loïc Philibert-Ayotte, Journaliste

Seringues, sacs de solutés, emballages, etc. Imaginez la quantité phénoménale de plastiques médicaux générés par les établissements de santé. Un problème à la fois climatique – le transport associé au traitement de ces plastiques émet beaucoup de GES – et environnemental, puisqu’ils ne sont pas recyclables. À l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, on s’est tourné vers les micro-ondes pour remédier à la situation.

On connaît bien l’utilité des micro-ondes en cuisine, mais comment cette technologie sert-elle à la gestion des plastiques potentiellement contaminés? La machine installée à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, dans les Laurentides, est constituée d’un broyeur qui chauffe les plastiques aux micro-ondes afin de les stériliser et d’en réduire la taille d’environ 70 %. La matière devient alors recyclable et valorisable.

Le traitement sur place des déchets biomédicaux permet d’éliminer certaines étapes du transport et, puisqu’on réduit leur volume, d’en transporter des quantités plus importantes à la fois. Le tout contribue à diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au processus, selon Adam Gélinas-Proulx, chef de service en hygiène et salubrité au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides.

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©Loïc Philibert-Ayotte

« Depuis la mise en place de la machine, on a pu traiter près de 200 tonnes de plastique », estime fièrement le gestionnaire, qui a piloté le projet à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme. Il explique que la pandémie de COVID-19 fait rouler le broyeur à plein régime, puisque tous les contenants provenant des cliniques de vaccination des Laurentides y passent.

Mais il manque une pièce au casse-tête pour que le projet soit un succès. L’hôpital ne possède pas encore la machine à tri optique qui permettrait de recycler le plastique. « Pour l’instant, les plastiques traités finissent dans les sites d’enfouissement », précise Adam Gélinas-Proulx. Il assure cependant que l’acquisition de cette machine est dans les plans.

Un processus qui n’est pas sans embûches

En matière d’actions environnementales et climatiques, même si on observe dans le réseau de la santé une volonté générale d’agir, « il n’y a aucune directive qui est donnée globalement », déplore Adam Gélinas-Proulx. C’est ce qui explique que les gestionnaires, bien qu’ils puissent bénéficier d’un financement de la part des instances gouvernementales, doivent porter ces initiatives eux-mêmes, tout en s’acquittant de leurs tâches habituelles.

Selon elle, évaluer les projets en cours et diffuser les succès permettra de faire émerger d’autres initiatives et, ainsi, de créer un changement de paradigme. Lorsque la machine de traitement des plastiques médicaux par micro-ondes est entrée en service à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, en février 2020, il s’agissait d’une première en Amérique du Nord. Depuis, deux autres machines du genre sont utilisées par des entreprises privées au Canada, une à Saint-Raymond, dans la région de Québec, et l’autre à Toronto. Fait encore plus encourageant : d’après Nathalie Robitaille, d’autres établissements de soins de santé au Québec veulent entrer dans la danse et installer leur propre machine de traitement des plastiques médicaux par micro-ondes.

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