Nicolet - Port Saint Francois modules de jeu pour Budget participatif
array(26) { ["ID"]=> int(26584) ["post_author"]=> string(2) "60" ["post_date"]=> string(19) "2020-02-27 06:00:19" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2020-02-27 11:00:19" ["post_content"]=> string(0) "" ["post_title"]=> string(37) "Défi climatique, défi démocratique" ["post_excerpt"]=> string(178) "Aux quatre coins du Québec, des municipalités innovent et confient une partie de leur budget à leur population. Un geste de confiance qui s’avère positif pour le climat !" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(28) "defi-climatique-democratique" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2020-02-28 23:07:22" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2020-02-29 04:07:22" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(31) "https://unpointcinq.ca/?p=26584" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["header"]=> string(4) "blog" ["displayCategories"]=> bool(true) }
Created with Lunacy 2 min

Retombées positives générales

Défi climatique, défi démocratique

27 février 2020 - Maxime Bilodeau, En paix avec ses contradictions

Aux quatre coins du Québec, des municipalités innovent et confient une partie de leur budget à leur population. Un geste de confiance qui s’avère positif pour le climat !

Réaménagement du secteur de Port-Saint-François, sur le bord du Saint-Laurent. Réfection du parc Nicoterre. Illumination du populaire terrain de baseball Ghislain-Auger. Les habitants de Nicolet, dans le Centre-du-Québec, ont à cœur leurs espaces publics ! Depuis 2017, ils sont invités à se prononcer sur les projets qu’ils souhaitent voir se réaliser dans le cadre de la démarche de budget participatif de la municipalité.

Le concept est simple : la Ville de Nicolet débloque une enveloppe équivalant à 1 % du budget municipal, soit environ 130 000 $ par année. Puis, elle laisse les citoyens s’entendre sur la façon de la dépenser. Aucun droit de veto ; le peuple a le dernier mot.

Ces trois dernières années, environ 10 % de la population de Nicolet s’est prêtée à cet exercice de démocratie participative. Cela représente plus de 700 personnes ! Ce taux de participation réjouit la mairesse, Geneviève Dubois, d’autant que la population doit se présenter à l’hôtel de ville pour voter. « Les autres municipalités qui tiennent un tel processus ont des taux de cinq à dix fois moins élevés », affirme-t-elle.

Trois ans après avoir cassé la glace, elle est « très fière » des retombées engendrées par les budgets participatifs. Selon elle, cette démarche permet aux citoyensd’exprimer leurs préoccupations au-delà de l’habituel cycle électoral de quatre ans. « L’amélioration de la qualité de vie est au centre de leurs priorités. Ça envoie un message fort aux élus », note-t-elle.

Projets climato-responsables

Les résidents de Nicolet ne sont pas les seuls à injecter leurs taxes dans des espaces verts et conviviaux qui contribuent à la réduction des îlots de chaleur. Un peu partout dans la province, les citoyens choisissent la plupart du temps, quand on leur en donne l’occasion, des projets qui contribuent à la lutte contre les changements climatiques.

Des Grandbasilois planchent sur des actions à mettre en oeuvre. © Ville de Saint-Basile-le-Grand

L’exemple de Rimouski est éloquent. À l’issue du budget participatif 2019, son second, la population a voté pour la construction de ponts, de tyroliennes et de structures d’escalade au parc Beauséjour. Ainsi, ils auront bientôt un parcours d’aventures en forêt à proximité du centre-ville, qui leur évitera de se déplacer en voiture et d’émettre des gaz à effet de serre.

Certaines municipalités vont même jusqu’à prévoir un « volet vert » à leur démarche de budget participatif. Par exemple, Shawinigan alloue jusqu’à 50 000 $ à des projets « visant un environnement sain et durable », comme la création d’un arboretum dans un parc municipal. Et à Matane, des arbres à fruits comestibles poussent désormais en face de la bibliothèque située en plein centre-ville.

 

Cet article provient d’un cahier sur l’action climatique municipale au Québec, publié par le quotidien Le Devoir, en partenariat avec Unpointcinq.