Santiago Torres Acosta, jeune ministre en environnement, lors du Sommet jeunesse sur les changements climatiques, en avril 2025. ©️ Rémi Leroux
Originaire de Bogotá, en Colombie, Santiago Torres Acosta vit à Montréal depuis cinq ans. Impliqué dans mille et un projets, le jeune homme de 15 ans a trouvé dans l’action collective pour l’environnement une façon de… ne pas être écoanxieux. Portrait.
Par Léna Thériault, jeune journaliste du Laboratoire des jeunes journalistes en environnement (LJJE) – Cohorte 2025
À 15 ans, Santiago Torres Acosta semble avoir déjà eu plusieurs vies. Originaire de Colombie, arrivé au Québec à l’âge de 10 ans, il s’implique activement dans sa communauté, sur les plans social et environnemental. Il a non seulement été jeune ministre en environnement au sein du programme Sors de ta bulle de la Fondation Monique-Fitz-Back, mais il passe également une bonne partie de son temps au jardin communautaire de son quartier.
En semant fruits et légumes, en contribuant à l’entretien du jardin et en récoltant les aliments, il contribue activement au bien-être de sa communauté, tout en luttant contre les changements climatiques.
Dans son école secondaire, Santiago souhaite faire bouger les choses, car il n’y a ni système pour réduire le gaspillage alimentaire ni comité environnemental. Mais il compte bien y remédier! « L’heure des changements climatiques est arrivée. Il est donc grand temps qu’on lutte, tous les jeunes ensemble », souligne-t-il.
Santiago pose aussi des gestes au quotidien afin de réduire son empreinte environnementale. Il compte d’ailleurs la réduire davantage en plantant, dans la cour de sa maison, plusieurs espèces végétales de la région pour donner un coup de pouce à la biodiversité.
Pas seul dans la lutte
En plus de son temps au jardin communautaire et de son engagement à l’école, Santiago s’implique auprès des jeunes, en particulier à l’église qu’il fréquente. Ensemble, ils discutent de divers sujets qui lui permettent de comprendre ce qui se passe au plus profond de lui.
Contrairement à beaucoup d’ados de son âge, Santiago ne ressent heureusement pas d’écoanxiété. Comment fait-il? Il explique que les événements auxquels il participe et qui regroupent plusieurs dizaines de jeunes engagés dans la lutte contre les changements climatiques, tels que le Sommet jeunesse sur les changements climatiques (SJCC), lui font prendre conscience qu’il n’est pas seul à se battre pour une planète plus en santé. « Dans les événements comme celui-ci, on se rend compte qu’en fait, beaucoup de gens s’en préoccupent. »
L’heure des changements climatiques est arrivée. Il est donc grand temps qu’on lutte, tous les jeunes ensemble.
C’est pourquoi il soutient qu’il faut essayer de ne pas être trop écoanxieux, et adopter plutôt une vision plus optimiste de la situation. Il suggère aussi de poser des gestes pour l’environnement, puisqu’en agissant, on peut assurément faire une différence.
Et la meilleure manière de commencer à s’impliquer, c’est par exemple de s’engager dans des organismes communautaires, où il manque de bénévoles. Car, une fois encore, c’est en groupe qu’on a le plus de pouvoir et d’impact et qu’on peut orchestrer des changements plus importants. « Ici, au Québec, on peut constater qu’il y a de belles initiatives pour l’écologie, mais que malheureusement elles ne sont pas appuyées comme elles le devraient. Elles manquent également de médiatisation. Mais tous ensemble, on peut y remédier. »
L’aménagement des villes
Santiago pense vouloir travailler en aménagement urbain. Il soutient qu’intégrer plus de verdure dans les villes aiderait autant la population que la biodiversité. Ayant vécu à Bogotá, il sait à quoi ressemble une grande ville polluée qui manque cruellement d’espaces verts. Il trouve donc indispensable de décupler ceux-ci dans les villes du Québec, sa nouvelle maison, où il souhaite mener sa vie future.
Son secret pour ne pas être trop exténué par tous ses engagements? Avoir pleinement confiance en sa famille. Quand une journée se passe moins bien, il sait qu’il peut se confier à ses parents, toujours présents pour l’écouter et le soutenir. Finalement, il se répète toujours que, lorsqu’il s’engage dans une cause, c’est parce qu’au départ celle-ci comptait sincèrement à ses yeux.
L’expérience de rédaction de Léna
Mon expérience a été très plaisante! J’ai tout d’abord eu la chance d’échanger avec un jeune qui m’a beaucoup inspiré, puis mon texte a par la suite été écrit sans problème, avec beaucoup d’aisance et de fluidité!


