Investissement responsable, placement, investissement durable, finances personnelles,
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Un ménage de printemps pour vos placements

17 mai 2021 - Rosalie Vendette, Spécialiste en finance durable

Le printemps est la saison du renouveau. C’est aussi celle du grand ménage dans nos maisons. Mais qu’en est-il de nos placements? Personnellement, j’ai toujours pensé que la réception de nos déclarations de revenus est le moment opportun de réfléchir à l’état de nos finances personnelles et à la manière dont nous souhaitons que notre situation évolue dans le temps.

Cette réflexion à plus long terme ne peut se faire sans une réflexion sur l’évolution des occasions de marchés dans un avenir plus ou moins proche, peu importe le type de placements que vous préférez. La pandémie a en effet démontré l’interdépendance entre l’économie, la population et la nature. Or, si nous pensons que nous sommes au bout de nos peines, une crise encore plus grande nous guette : les changements climatiques.

Quelles questions poser?

Si comme moi, et comme près de 50 % des Canadiens, vous faites affaire avec un conseiller financier qui vous aide à prendre des décisions pour investir votre épargne afin qu’elle fructifie, vous vous demandez peut-être comment aborder le sujet du climat avec lui. Voici des questions à poser à cette personne afin qu’elle vous aide à déterminer des occasions de placement qui prennent en considération les changements climatiques ainsi que des réponses qu’on pourrait vous apporter :

1. Expliquez-moi ce qu’est l’investissement responsable ou durable.

Réponse souhaitée : votre conseiller devrait vous expliquer qu’il s’agit de placements qui prennent en compte les dimensions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Cela peut se faire de diverses manières, tout en offrant des rendements financiers comparables. Votre conseiller devrait être en mesure de vous offrir des exemples de sujets ESG plus précis.

2. Offrez-vous des produits d’épargne en investissement responsable ou durable?

Réponse souhaitée : il existe au Canada plus d’une centaine de produits intégrant les dimensions ESG, comme en témoigne la liste compilée par l’Association pour l’investissement responsable, qu’on peut consulter ici.

3. Parmi ces produits, pouvez-vous m’indiquer lesquels visent spécifiquement les changements climatiques, puis m’expliquer comment ils s’y prennent ?

Réponse souhaitée : au minimum, un véhicule de placement qui s’inscrit dans la lutte aux changements climatiques doit mesurer son empreinte carbone. En tant qu’investisseurs, nous devrions être en mesure de comparer cette empreinte à celle de son indice de référence (le plus connu au Canada étant l’indice S&P/TSX).

Dans un premier temps, les gestionnaires des produits d’épargne peuvent choisir  de limiter les risques liés aux changements climatiques. C’est-à-dire de protéger votre capital pour qu’il ne subisse pas de pertes de valeur qui pourraient provenir d’événements liés aux changements climatiques (inondations, érosions de berges, etc.), mais aussi, et surtout, des changements réglementaires qui pourraient rendre moins compétitives des entreprises que vous avez en portefeuille.

Dans un deuxième temps, votre épargne peut faire bien plus, en se mettant en action pour viser des retombées positives face aux changements climatiques. Par exemple :

a) influencer des entreprises en les poussant à accélérer leur transition vers une économie à faible intensité en carbone. Lorsque nous sommes actionnaires, il est possible de discuter avec les entreprises et de leur faire des propositions. Chaque année, en Amérique du Nord, des dizaines de propositions font ainsi leur chemin jusqu’aux assemblées annuelles des actionnaires. Il vous est donc possible de montrer votre soutien en les appuyant;

b) investir dans des entreprises qui offrent des services ou fabriquent des produits et des technologies qui aident à réduire ou à éviter d’émettre des gaz à effet de serre (GES). Il existe ainsi des produits d’épargne qui visent des thématiques comme les énergies renouvelables ou encore les technologies propres. Il existe aussi des produits d’épargne qui utilisent de nouveaux instruments financiers, comme les obligations vertes ou les obligations durables, qui financent des projets aux retombées environnementales positives.

4. Est-ce possible d’avoir des preuves de leur efficacité? Avons-nous accès à une reddition de compte qui nous explique quels résultats ont été obtenus par le produit d’épargne en lien avec la lutte aux changements climatiques?

Réponse souhaitée : de plus en plus de gestionnaires de produits d’épargne dits responsables ou durables publient annuellement un rapport qui fait état des avancées et des résultats obtenus. Vous pouvez aussi vous attarder à des éléments précis, comme :

  • Pour la gouvernance : voir la politique d’exercice des votes qui présente les prises de position des actionnaires et examiner les votes exercés au cours de la dernière année. Plusieurs pétrolières sont par exemple visées par des propositions portant sur les changements climatiques depuis des années.
  • Pour les solutions : à l’instar de l’empreinte carbone, il est possible de mesurer la quantité de GES évitée ou encore la quantité d’énergie renouvelable produite par tranche d’épargne investie.

En prime

Pensez à tester la cohérence entre ce qui est offert comme produits d’épargne climato-actifs et les efforts faits par l’organisation en matière de lutte aux changements climatiques. Vous pourriez par exemple demander au conseiller comment son institution intègre le climat dans ses propres décisions.

Quelle proportion de notre épargne y investir?

Une fois que vous avez trouvé un ou plusieurs produits dans lesquels placer vos dollars, il serait logique que vous vous demandiez quelle proportion de votre épargne vous devriez y consacrer. La réponse à cette question n’est pas simple et dépend d’une multitude de facteurs, comme votre appétit pour le risque ou encore votre horizon de placement. Votre conseiller sera en mesure de vous offrir des conseils adaptés à votre situation.

L’important est de poser des questions

L’important est de poser des questions, peu importe leur forme et leur nombre. Cela fera savoir à votre conseiller que vous avez un intérêt pour la chose. Si ce dernier souhaite vous satisfaire comme client, il investira de son temps pour augmenter ses connaissances et peaufiner ses compétences. Et puis, si vous n’aimez pas les réponses, vous pouvez toujours consulter un autre conseiller pour obtenir un autre avis.

Bon ménage du printemps!

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