compostage des déchets : composteur communautaire à Québec
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Au-delà du bac brun

20 juin 2019 - Amélie Côté, Spécialiste de la gestion des matières résiduelles et de l’obsolescence

Un sac de déchets de plus part dans un camion pour se faire entasser dans un site d’enfouissement ou brûler dans un incinérateur… ça semble presque inoffensif, non? Pourtant, si on cumule tout ce qui est jeté au Québec en un an, on arrive à plus de 5 millions de tonnes de déchets. Et dans le bilan de la belle province, cela représente 6,2 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les résidus alimentaires (restants de viande, de légumes et mets perdus dans le vortex du fond de frigo) et les résidus verts (gazon, feuilles, sapins de Noël, etc.) pèsent près de 167 kg par personne et par année, soit 47 % de l’ensemble des matières générées à domicile.

Compostage des déchets : composition des matières résiduelles des Québécois

La décomposition des matières organiques dans les lieux d’enfouissement produit du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2. Quand on composte les mêmes matières, le processus est différent : la décomposition en présence d’oxygène évite l’émission de méthane en plus de générer de la terre presque magique : le compost. 

J’aurais bien écrit un petit poème pour faire l’éloge du compost, mais je me garderai une petite gêne. Découvrez toutefois ses nombreux avantages présentés ici par un agronome du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Avec un taux de recyclage des matières organiques de 25 % en 2015, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour détourner ces belles matières de l’élimination et les utiliser à leur plein potentiel.

L’approche classique, qui est adoptée par la majorité des municipalités du Québec, consiste à offrir un service de collecte de bacs bruns. On peut y mettre presque tout : des résidus de tables (même de la viande et d’autres produits animaux), des résidus verts (gazon, plantes et compagnie) et même parfois… la litière du chat! Même les Denis Drolet en sont fans.

Il existe aussi d’autres solutions, avec à la clé moins de déplacements et de l’engrais de qualité.

Québec est parsemée de sites de compostage communautaire. Une formule pratique en ville, où les terrains se font rares. Des composteurs sont installés sur des sites conçus à cette fin et partagés entre plusieurs personnes qui ont été préalablement formées pour savoir comment les utiliser. À plus petite échelle, le processus de compostage est différent : les matières ne sont pas chauffées à la même température que les gigantesques tas de compostage industriel. On doit par exemple éviter d’introduire dans le compostage à petite échelle des produits animaux pour éviter la vermine, mais les pelures de fruits et de légumes et les résidus verts sont les bienvenus!

compostage des déchets: composteur communautaire à Limoilou
Rien qu'à Limoilou, il existe 6 sites de compostage communautaire.

Sur le plan individuel, plusieurs solutions sont possibles. Si vous avez un terrain et aimez bricoler, Internet regorge de tutoriels DIY, que vous pouvez consulter pour fabriquer votre propre bac à compost. Des composteurs préfabriqués sont également disponibles. Mais avant de vous en procurer un, informez-vous auprès de votre municipalité, puisque certaines offrent des subventions à l’achat. Les matières qu’on peut y déposer sont les mêmes que celles qu’on peut mettre dans un composteur communautaire.

Il y a même une ville au Québec qui a décidé que le compostage domestique serait LA solution qu’elle proposerait à ses citoyennes et citoyens : Saint-Adrien. Pour y arriver, une personne-ressource est allée rencontrer les 238 foyers de la municipalité. Résultat : après deux ans et 10 000 $ d’économie, 85 % de la population participait au projet!

Et les plus aventureux et aventureuses qui n’ont pas de cour extérieure (et pas peur des vers de terre!) peuvent toujours opter pour le vermicompostage.

Finalement, on ne le répètera jamais assez : la meilleure solution, c’est de réduire. « Sauve ta bouffe » propose d’ailleurs plein d’astuces concrètes pour y arriver, en plus d’avoir répertorié le frigo communautaire le plus près de chez vous.

Enfin, pour celles et ceux qui ont un terrain, je vous recommande l’herbicyclage et le feuillicyclage. Cela consiste à laisser le gazon et les feuilles sur le terrain plutôt que de se casser la tête à les racler pour les mettre dans des sacs. Ça fait de l’engrais, et la loi du moindre effort gagne 1-0.