Semer l’espoir

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13 septembre 2018 - Anne-Sophie Gousse-Lessard, Docteure en psychologie sociale et environnementale

On chante : « C’était un p’tit ver de terre, qui traverse le trottoir. J’le prends, je le ramasse, YARK, c’est donc ben dégueulasse » (Fanny et Pipi, François Pérusse). Coco de quatre ans, un ver de terre dans le creux de sa main : « Pfff, c’est même pas dégueulasse. Moi je suis capable de les prendre. Ça me fait même pas peur. »

À quatre pattes, les mains noircies de terre, on prend soin de notre jardin. Après avoir bêché, amendé le sol et transplanté les pousses qu’on avait semées ensemble au printemps, on sarcle et on arrose abondamment tout en récoltant les fruits de notre labeur. Haricots, oignons verts, tomates, basilic pourpre, framboises, edamames… On travaille fort et on s’amuse beaucoup. Tout n’est que découvertes et nouveaux apprentissages. Toutes les deux minutes, je réponds à des « Maman pourquoi… », et j’ADORE ça!

 

Le jardinage (en ville!) est l’un des cadeaux que j’offre à mes enfants. Être ainsi témoin du cycle de la vie ne peut que contribuer à la création de liens uniques avec la nature. Une « connexion » meilleure que le Wi-Fi qui se développe au gré de nos contacts avec le monde naturel.

 

Je vous ai déjà parlé des bienfaits de la nature sur le stress (ici), mais ils vont bien au-delà du simple effet régénérateur. Il a été prouvé qu’être près de la nature contribue à notre satisfaction de vie, nous énergise et augmente notre vitalité, améliore notre humeur, accroît notre capacité de réflexion, nous rend plus créatif-ves et favorise notre bien-être global. Nos contacts avec la nature nous rendent aussi plus aimables et empathiques. Ils augmentent notre attachement et notre engagement envers nos milieux de vie tout en stimulant la cohésion sociale.

 

À ce propos, les travaux de la docteure en psychologie environnementale Elizabeth Nisbet portant sur nos rapports avec la nature et le bonheur sont particulièrement intéressants. Sur son site Web, vous pouvez même tester votre niveau de connexion.

Les recherches démontrent aussi que plus on se sent connecté-es à la nature, plus on a tendance à vouloir la protéger. Après tout, si la nature devient une partie intrinsèque de notre identité, difficile de la malmener, non?

Voilà donc ce qu’il faut faire pour éveiller la graine de l’écocitoyenneté en nous! Il faut se rebrancher à la nature, soit grâce à des politiques améliorant l’accès aux espaces verts, à l’éducation relative à l’environnement ou encore par un contact quotidien avec celle-ci. Jardiner, courir dans les sentiers d’un boisé ou prendre le temps de regarder les étoiles nous relie au monde, nous permet de le ressentir. C’est donc moins une question de connaissances que d’éprouver un attachement profond, un sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand que soi-même. La clef est là. Car, comme François Cardinal nous l’explique dans son merveilleux livre (que je vous recommande chaudement!), nous sommes Perdus sans la nature.

Offrir des moments privilégiés dans la nature à vos enfants et à vous-même, c’est semer de l’espoir. Allez, on retourne jouer au jardin!