Bonnes nouvelles
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Retombées positives générales

Action climatique: les bonnes nouvelles du 18 juin

Convertir le CO2 en produits chimiques ou conserver ses fraises plus longtemps grâce à une molécule provenant de la carapace des crustacés… 😮 Voilà deux bonnes nouvelles pour commencer le weekend! Et ce ne sont pas les seules…

À vos souris, Montréalaises et Montréalais!

La démocratie participative, c’est comme la liberté : ça ne s’use que si l’on ne s’en sert pas! Jusqu’au 11 juillet, toutes les personnes de 12 ans et plus qui résident à Montréal, ainsi que les commerçants, sont appelées à se prononcer sur les projets proposés dans le cadre du premier budget participatif de la Ville. Création de jardins d’éducation cycliste pour les enfants et les ados, transformation de cinq stationnements municipaux en îlots de fraîcheur ou encore développement du réseau des jardins communautaires et collectifs, 35 projets sont soumis au vote des citoyens dans quatre catégories : mobilité durable et active, verdissement et biodiversité, agriculture urbaine et milieux de vie inclusifs.

Fruit d’une consultation lancée l’hiver dernier qui a permis de récolter quelque 620 idées soumises par les Montréalais, ces 35 projets ont été retenus par la Ville, en collaboration avec des représentants de la société civile et des citoyens, en fonction notamment de leur faisabilité à court et moyen terme. Concrètement, chaque personne peut voter pour un maximum de cinq projets et ceux qui obtiendront le plus de voix, dans le respect d’une enveloppe budgétaire de 10 M$, seront désignés comme lauréats d’ici la fin de l’été. Pour découvrir les 35 projets, c’est par ici et pour voter, c’est par là.

L’invention d’ici qui convertit le CO2 en produits chimiques

Tant qu’à lutter contre les changements climatiques, autant que ça profite aussi à l’économie, non? Ce « d’une pierre, deux coups » est en passe d’être réalisé par l’inventeur montréalais Ulrich Legrand, cofondateur et directeur technique de l’entreprise Electro Carbon. Sa technologie transforme le dioxyde de carbone (le fameux CO2 qui réchauffe l’atmosphère) en acide formique, un produit chimique qui vaut son pesant d’or. Cette substance aux qualités antibactériennes doit son nom aux fourmis qui en produisent pour se défendre.

Ulrich Legrand, CO2, gaz à effet de serre, acide formique,
©Mitacs

Mais dans notre monde à nous, l’acide formique sert principalement dans les procédés industriels et agroalimentaires, notamment pour la conservation des aliments pour animaux.

Selon M. Legrand, « les entreprises canadiennes qui utilisent de l’acide formique l’importent de pays qui utilisent des méthodes de production traditionnelles, émettant chaque année environ 2,2 tonnes de carbone nocif dans l’air. » Son procédé d’électrolyse du CO2 aurait donc « le potentiel de réduire les émissions mondiales de 12 800 tonnes, soit l’équivalent du retrait de 3000 voitures de la circulation chaque année », explique-t-il. En attendant la mise en marché de sa solution, l’ancien chercheur en génie chimique à l’Université McGill a déjà obtenu une récompense : il a remporté le 10 juin dernier le Prix de l’Entrepreneuriat environnemental Mitacs. Emmenez-en d’autres des initiatives comme celle-là!

Les crustacés à la rescousse des fraises

La fraise est un petit fruit à la chair délicate, qu’il ne faut pas tarder à manger, car quelques jours après sa récolte, elle s’altère rapidement. La mise au point d’un nouveau film d’emballage pourrait changer la donne en permettant de conserver le fruit jusqu’à 12 jours, et ainsi prévenir le gaspillage alimentaire, une importante source d’émissions de gaz à effet de serre.

Des chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) ont développé cette pellicule à partir de chitosane, une molécule naturelle issue de la carapace des crustacés. Ce sous-produit de la pêche prévient le développement de moisissures et de bactéries. Le film d’emballage est également composé de nanoparticules et d’huiles essentielles qui possèdent, toutes deux, des propriétés antimicrobiennes. Lors de l’étude, la professeure Monique Lacroix et son équipe ont également jumelé la pellicule au procédé d’irradiation — un moyen couramment utilisé pour augmenter la durée de conservation des aliments — et ont observé un temps de préservation encore plus long.

Troisième producteur de fraises en Amérique du Nord après la Californie et la Floride, le Québec a tout à gagner à les conserver plus longtemps. Il n’y a plus qu’à souhaiter que les fabricants d’emballage adoptent bientôt cette nouvelle pellicule bioactive.

fraise, chitosane, bonnes nouvelles, innovation, crustacés,
©bondarillia / envato

Un premier campus carboneutre à Montréal

L’école de technologie supérieure (ÉTS) peut se targuer d’être la première université de la métropole à atteindre la carboneutralité. Alors qu’en signant la déclaration d’urgence climatique en septembre 2019, le directeur de l’établissement, François Gagnon, avait pris l’engagement d’atteindre la carboneutralité en 2030 ou 2050 au plus tard, l’ÉTS a rempli son objectif avec neuf ans d’avance.

Après avoir dressé son inventaire de gaz à effet de serre (GES) pour l’année 2018-2019, l’ÉTS a principalement misé sur deux stratégies : la compensation par l’achat de crédits carbone et la création du Fonds de recherche ÉTS sur les changements climatiques dont l’objectif est de financer « des projets de recherche en technologies de réduction et d’adaptation aux changements climatiques ainsi qu’en mesure et en modélisation ». Le premier appel à projets a été lancé le 16 juin. D’après Julien-Pierre Lacombe, conseiller en développement durable à l’ÉTS, les projets financés concerneront, entre autres, l’efficacité énergétique, la récupération de chaleur, la logistique des transports, l’analyse du cycle de vie, la gestion des matières résiduelles, et la carboneutralité des bâtiments.

Neuf autres universités québécoises ont signé la déclaration d’urgence climatique en 2019. Quelle sera la prochaine à rejoindre l’ÉTS parmi les premiers de classe?

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