Lutter contre les GES, une bière à la fois

Environ 5000 ans avant Jésus-Christ, en Mésopotamie, la bière était essentiellement faite avec de l’eau et du pain fermenté. Alors que plusieurs croyaient cette recette révolue, voilà que, 7000 ans plus tard, quelques microbrasseries québécoises se lancent dans le brassage de bière au pain!

Alimentation Wow / 23 juillet 2018
Moins de GES !

C’est le cas de Multi-Brasses, située à Tingwick, dans les Bois-Francs, dont la bière Toast permet non seulement de donner une autre vie au pain rassis – que les banques alimentaires de la région ne peuvent distribuer –, mais aussi d’éviter l’émission de gaz à effet de serre (GES). « On lutte contre le gaspillage et les GES une bière à la fois », dit George Mayrand, brasseur et copropriétaire de cette microbrasserie artisanale.

Pour chaque litre de bière, 100 g de pain remplacent 50 g d’orge, ce qui permet de réduire les émissions de GES de 8 grammes par litre, selon David Verville, chargé de projet chez Synergie Victoriaville, une organisation dont le but est de créer des occasions d’affaires à partir de résidus industriels.

D’ailleurs, les drêches de la microbrasserie – ou résidus de brassage – sont utilisées pour nourrir les moutons d’une ferme de la région, ce qui fait de cette initiative un véritable projet d’économie circulaire, ajoute David Verville.

En raison de la fertilisation des sols et du transport, la production de l’orge habituellement utilisée lors de la fabrication de la bière contribue aux changements climatiques. Remplacer l’orge par du pain récupéré permet donc de réduire la quantité de GES rejetée dans l’atmosphère.

Voyez notre reportage sur cette bière aux multiples vertus

Lutter contre les GES, une bière à la fois 4min.