Marc-Antoine Arsenault-Chiasson, propriétaire de la Ferme Cidricole Équinoxe, à Farnham, dans les Cantons-de-l’Est. ©️Courtoisie Équinoxe.
Qu’ont en commun un marché de proximité à Québec et une ferme cidricole des Cantons-de-l’Est? Ils nourrissent le monde en valorisant une agriculture locale et durable, tout en prenant soin des territoires.
Par Ève-Marie Jolin et Mélodie Neveu, jeunes journalistes du Laboratoire des jeunes journalistes en environnement (LJJE) – Cohorte 2025
À l’occasion du dernier Sommet jeunesse sur les changements climatiques, nous avons eu la chance d’échanger avec Anick Béland Morin et Marc-Antoine Arsenault-Chiasson, tous deux actrice et acteur de changement dans le secteur de l’alimentation durable.
« L’agriculture et l’alimentation sont à la conjecture de tous les enjeux de la société »
Commençons par Anick Béland Morin, directrice du Marché de proximité de Québec, qu’elle a fondé il y a 18 ans. L’initiative a pour but de mettre en relation petits et moyens producteurs – qui n’ont pas facilement accès à la mise en marché – avec des consommatrices et consommateurs de la région de la Capitale-Nationale.
Le fonctionnement est simple : les commandes de produits s’effectuent en ligne et sont ensuite récupérées directement au Centre culture et environnement Frédéric Back, sur l’avenue De Salaberry. De cette façon, les gens achètent des produits locaux, frais et, par la même occasion, soutiennent les fermes de la région. Les produits qui y sont vendus changent au gré des saisons, nous a expliqué Anick Béland Morin.
Le Marché de proximité de Québec est un organisme à but non lucratif, ouvert 50 semaines par année, qui fonctionne grâce à l’implication de bénévoles dévoués. Pour Anick, l’alimentation durable est essentielle : « L’agriculture et l’alimentation sont à la conjecture de tous les enjeux environnementaux, sociaux et économiques de notre société », dit-elle. Ainsi, en mettant en place des projets comme le Marché de proximité, on peut faire une différence dans de nombreuses sphères de nos vies.
« Manger, c’est festif! »
Poursuivons avec Marc-Antoine Arsenault-Chiasson, propriétaire de la Ferme Cidricole Équinoxe, à Farnham, dans les Cantons-de-l’Est. En plus de la production agricole, on y trouve un restaurant qui offre un menu à base de fruits et légumes cultivés sur place.
La ferme propose une grande diversité de produits : légumes de toutes sortes, poires, cerises, pêches, raisin et même de la viande. Avec le restaurant, Marc-Antoine souhaite que les gens viennent manger directement à la ferme, et qu’ils y achètent des produits, plutôt que de passer par les grandes épiceries. C’est pour lui une manière de briser la chaîne d’approvisionnement, qui contribue à la production d’émissions de gaz à effet de serre. « L’alimentation, ce n’est pas seulement ingurgiter des produits et des calories, il y a une dimension sociale majeure », nous a-t-il expliqué. Pour Marc-Antoine, manger doit aussi être festif. C’est bon pour le corps et c’est bon pour l’esprit.
J’emprunte la terre aux générations futures, je dois en prendre soin afin de la leur laisser dans un meilleur état.
Mais pour lui, cela ne s’arrête pas aux fruits et légumes qu’il fait pousser. Il tient à prendre soin de la terre qu’il cultive. Pourquoi? « Parce qu’il faut redonner, dit-il. J’emprunte la terre aux générations futures : je dois en prendre soin afin de la leur laisser dans un meilleur état ».
Trois dimensions importent à ses yeux. Premièrement, la qualité des aliments cultivés, et non la quantité. Deuxièmement, la diversité des cultures : il préfère cultiver plusieurs aliments. Troisièmement, une bonne compréhension du cycle de la vie; aucun engrais chimique n’est utilisé à la ferme, seuls les déchets des animaux le sont.
Si vous avez envie d’encourager l’achat local, allez faire un tour à la Ferme Cidricole Équinoxe, à Farnham, à l’entrée des Cantons-de-l’Est. Vous pourrez acheter des produits locaux et déguster un repas délicieux!
L’expérience de rédaction d’Ève-Marie
J’ai trouvé très enrichissant de rédiger cet article. Je trouve que l’alimentation durable est un sujet dont on ne parle pas beaucoup, mais qui est très important. Ce que j’ai trouvé le plus dur, c’est d’écrire sans changer les mots et les idées des personnes interviewées.
L’expérience de rédaction de Mélodie
Au début, je me disais que ça allait être difficile et beaucoup de travail de faire une entrevue avec deux personnes comme première entrevue à vie, mais finalement ça s’est super bien passé et j’ai beaucoup aimé!



