Baromètre de l'action climatique

Disposition des Québécois et des Québécoises face aux défis climatiques

Le Laboratoire sur l’action climatique, une collaboration entre Unpointcinq et une équipe de chercheuses de l’Université Laval, lance le tout premier Baromètre de l’action climatique au Québec. Basé sur un sondage réalisé par la firme Léger en septembre 2019, le Baromètre dévoile plusieurs constats inédits sur la disposition des Québécois et des Québécoises à l’égard des défis climatiques. Consensus au sein de la population : 74 % estiment qu’il y a urgence d’agir.

À qui la responsabilité?
Seulement 33 % des répondants pensent que les Québécois font leur part, individuellement, dans la lutte aux changements climatiques. Ceci dit, ils ont des attentes élevées à l’égard de tous les acteurs impliqués. Selon eux, les entreprises industrielles (83 %), le gouvernement fédéral (76 %), le gouvernement du Québec (75 %), les municipalités et les MRC (63 %) et les commerces de proximité (62 %) devraient en faire davantage en matière de lutte contre les changements climatiques. Par ailleurs, 55 % des Québécois croient qu’ils devraient eux-mêmes en faire plus.

Quelle génération est concernée?
Les données l’indiquent clairement : 93 % des Québécois jugent que les changements climatiques concernent leur génération. Bien au-delà d’une préoccupation de la jeunesse ou d’une préoccupation métropolitaine, le Baromètre révèle que les femmes, les 55 ans et plus et ceux ayant des enfants et/ou petits enfants sont les groupes socio-démographiques les plus susceptibles de se préoccuper de la crise climatique partout dans la province.

Que font les Québécois?
Bien que près de 9 Québécois sur 10 (86 %) affirment faire déjà des efforts pour réduire leur impact sur le climat, de nombreux gestes associés à de fortes réductions des émissions de GES tardent à être adoptés par la majorité. Par exemple, moins de 50 % de la population déclare composter, manger moins de viande, réduire l’utilisation de la voiture et diminuer les déplacements en avion. « Ce qu’on constate, c’est un écart entre la perception qu’ont les Québécois de faire leur part et l’impact climatique réel des gestes qu’ils posent, affirme Valériane Champagne St-Arnaud, chercheuse postdoctorale en communication environnementale, Université Laval. Même les individus les plus motivés surévaluent l’impact positif sur le climat d’un grand nombre de gestes du quotidien. »

La population québécoise segmentée : une première au Québec!
Grâce au Baromètre, il a été possible de segmenter la population en cinq sous-groupes distincts relativement à leur disposition, leurs attitudes, leurs croyances et leurs comportements envers les défis climatiques. Outre l’avantage évident de mieux comprendre comment la population québécoise se répartit sur ces questions, cette segmentation permettra de produire des informations et des contenus répondant davantage aux besoins des gens, les aidant ainsi à choisir les gestes qui ont un impact plus significatif sur le climat.

« Bonne nouvelle : les Québécois sont disposés à passer à l’action climatique! Près de 86 % d’entre eux agissent déjà pour le climat et poser ces gestes peut ou pourrait les rendre heureux (79 %). Par ailleurs, l’identification des cinq profils climatiques et les nouveaux « insights » issus de cette recherche apportent une contribution majeure et utile à un moment opportun à tous les acteurs concernés par la communication et la transition climatique au Québec », ajoute Philippe Poitras, idéateur et éditeur d’Unpointcinq.

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