recyclage du verre : bouteilles vides dans un bac vert
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La complexe réalité du pot de cornichons

03 septembre 2019 - Amélie Côté, Spécialiste de la gestion des matières résiduelles et de l’obsolescence

À la mi-août se tenait à Québec une Commission parlementaire sur les enjeux du recyclage et de la valorisation du verre. Ce sujet a fait couler beaucoup d’encre au fil des années et – je l’espère – se conclura prochainement par un heureux dénouement.

Les enjeux entourant le recyclage du verre sont sous le radar depuis la fermeture de Klareco, en 2013, qui était le principal recycleur de verre au Québec. Dans le bilan 2015 de RECYC-QUÉBEC, on apprenait que la majorité du verre mis dans le bac était utilisé dans les sites d’enfouissement comme matériau de recouvrement. Le verre est en effet l’une des matières « neutres » que l’on insère entre les couches de déchets pour respecter les normes environnementales et éviter des nuisances comme les odeurs.

Le verre n’est pas un matériau banal : il est composé principalement de sable, une matière première qui est surexploitée. L’humanité en consomme environ 40 milliards de tonnes annuellement, ce qui en fait une ressource en voie d’épuisement.

Pas question, donc, que le verre que l’on consomme ici se retrouve enfoui et perdu à jamais! Après le signal d’alerte lancé il y a quatre ans par le bilan de RECYC-QUÉBEC, des initiatives ont été mises en place pour remédier à la situation. Le famélique taux de recyclage du verre en 2015 (14 %) a bondi à 37 % depuis

Le tri du verre à la source – comme la consigne ou les points de dépôts volontaires – accroît sa qualité et augmente les chances qu’il soit recyclé en verre. Et côté gaz à effet de serre, c’est LA solution à prioriser… en deuxième position après la réutilisation des contenants. Même le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a recommandé l’instauration de systèmes de consignation pour diminuer les GES.

La consigne des contenants de boisson fonctionne bien et elle est largement appuyée par plusieurs citoyen-ne-s, organismes et municipalités. Au Québec, seules les bouteilles de boissons gazeuses et de bière sont consignées. La proposition actuelle est d’élargir cette consigne à d’autres bouteilles : vin, eau, etc. Et croyez-moi, nous n’avons pas fini d’en entendre parler! La SAQ s’est d’ailleurs nouvellement montrée ouverte à la question.

Ma solution préférée, quand il est question de consigne, ce sont les systèmes de contenants à remplissage multiple. L’exemple emblématique est celui de la bouteille de bière brune de 341 ml. Plutôt que de passer par un processus de transformation, on la nettoie pour la réutiliser jusqu’à 15 fois. Une analyse réalisée par le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) concluait clairement que ces contenants réutilisables ont une excellente performance environnementale, meilleure que celle des autres bouteilles consignées.

D’autres systèmes de consignation semblables existent pour d’autres produits locaux, par exemple la Pinte pour le lait. Comme l’obligation de consigner ne vise que les bouteilles de bière et de boissons gazeuses, les autres types de consignation existent généralement pour encourager la réutilisation des contenants.

Le verre dans le bac de récupération

% du verre

Bouteilles consignées en verre de boisson alcoolisée

5,4 %

Bouteilles consignées en verre de boisson non alcoolisée

0,8 %

Bouteilles non consignées en verre de boisson alcoolisée

53,5 %

Bouteilles non consignées en verre de boisson non alcoolisée

5,4 %

Contenants alimentaires en verre (pots de cornichons)

12,4 %

Verre brisé non identifiable

20,2 %

Verre plat, grès, céramique et autre verre

2,3 %

Total

100 %

Source : Éco Entreprises Québec et RECYC-QUÉBEC (2019). Caractérisation à destination  2017-2018.

Même si on élargit la consigne, il restera toujours des pots de cornichons dans le bac de récupération ou dans les points de dépôt. Il faut donc que des solutions comme les points de dépôt de verre et l’installation d’équipements spécialisés dans les centres de tri de matières recyclables se poursuivent.

Finalement, à la maison, les contenants en verre sont vraiment pratiques et peuvent être réaffectés à divers usages : entreposage d’aliments en vrac, congélation, gourde pour celles et ceux qui (comme moi) égarent la leur. Contrairement aux contenants alimentaires en plastique qui ne sont pas faits pour être réutilisés (et attention, certains d’entre eux laissent des résidus dans l’eau et les aliments), le verre n’est pas « trop poreux » et peut être réutilisé sans aucun risque pour la santé.

 

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