Cécile Gariépy
Dossier spécial : Amour, sexe et changements climatiques , partie 4

Des cactus plutôt que des roses

Ne lui offrez pas de roses : elle leur préfère les cactus en terrarium: plus local. Et pour une fin de soirée coquine, optez pour un condom vegan, pour moins de GES. Cette année, pour faire plaisir à Valentine, on invente la parfaite date carboneutre.

Vivre ici / 14 février 2018

Valentine est une fille romantique et drôle. Originale et aventureuse, elle n’aime surtout pas faire comme tout le monde. Pas question de se faire prendre par les diktats de la consommation jetable. Appréciant les choses simples, elle adore contempler la nature… et son amoureux, bien sûr! Quand elle a une idée qui la taraude, elle n’en démord pas facilement. Cette fois, c’est l’organisation d’une date quasi carboneutre qui allume sa créativité. L’idée de surprendre son copain rencontré il y a deux ans dans un atelier de fabrication de dumplings pour célibataires la rend passablement fébrile.

Au vert

Avec les vies stressantes qu’ils mènent tous deux, sortir de la ville pour se retrouver en forêt, loin de tout, à regarder la neige qui tombe, est d’un romantisme assuré! D’autant plus qu’il adore faire de la raquette. Valentine a récemment découvert des chalets écologiques en Estrie, les magnifiques Zoobox, qu’une amie lui a fortement recommandés. Ici, pas de voiture; il faut marcher environ un kilomètre pour atteindre le chalet. Le design est organique et minimaliste, tout en bois, inspiré des critères LEED. L’autonomie énergétique est assurée par les panneaux solaires, le poêle à bois alimenté de bûches écologiques... Reste maintenant à penser aux petits détails qui aideront à réduire l’empreinte carbone de cette rencontre amoureuse. Valentine ira chercher son copain à bord d’une petite auto électrique louée chez Communauto. Elle a d’ailleurs déjà passé le mot à son amoureux : surtout pas de « cossins jetables », à part le chocolat au piment d’Espelette, son dada!

On règle le cas des roses

Valentine n’aime pas les fleurs coupées parce qu’elles ne sont pas carboneutres. L’idée de les voir fanées après seulement quelques jours… non merci! Importées de Colombie et traitées avec quantités de produits chimiques, elles génèrent beaucoup trop d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Elle craque plutôt pour les terrariums, ces petits jardins sous verre des plus tendance, conçus localement. Une vraie plante à contempler toute l’année! On peut même en fabriquer soi-même chez Plantzy. Pour vous procurer des fleurs équitables, consultez ce répertoire qui vous propose 15 options un peu partout au Québec.

Bougies naturelles sans GES

Une ambiance romantique, certes, mais pas à n’importe quel prix. Les bougies du commerce sont faites de parfums de synthèse et de paraffine, un produit dérivé du pétrole, ce qui appauvrit la qualité de l’air. Valentine choisit plutôt des bougies végétales à base de soja ou de cire d’abeille, une meilleure option santé. Lors d’un atelier chez Coop Coco, elle a même fabriqué ses propres bougies, un cadeau très tendance et facile à confectionner, qu’elle a agrémentées de vraies essences florales. On peut se les procurer un peu partout, en magasinant en ligne ou dans certaines boutiques.

Menu local

Dans l’assiette, la clé pour réduire les GES est l’absence de viande. Se prêtant au jeu, Valentine évite de choisir des aliments transportés sur des centaines de kilomètres. Et pourquoi ne pas essayer un menu vegan? On dit même que cela améliore les performances au lit! Côté alcool, le terroir regorge d’options québécoises qui agrémenteront à merveille la soirée gustative.

On ne « capote » pas

Valentine ne trouve pas confortables les condoms de latex, surtout qu’ils laissent une indélébile empreinte sur l’environnement. De nombreux autres modèles sont en polyuréthane, un produit dérivé du pétrole, et sont enduits de stabilisants chimiques. Les lubrifiants intimes ne sont guère mieux. Il existe toutefois d’autres produits intimes bien meilleurs pour le climat. Elle a donc choisi d’essayer un lubrifiant à base d’ingrédients biologiques certifié équitable, le BIOlala de Zorah biocosmétiques. Elle a aussi commandé en ligne des condoms sans produits chimiques, vegan (certifiés par la Vegan Society) et issus du commerce équitable de l’entreprise Glyde America. Et a même acheté un dildo en céramique aussi beau que coquin, confectionné localement et à la main chez Désirables.    

Pour aller plus loin :

Des cactus plutôt que des roses 3min.