Choisir des placements qui épargnent le climat

Des arbres poussent sur des piles d'argent dans le sol
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©Shutterstock/MEE KO DONG
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Retombées positives générales

Investir votre argent tout en atténuant les changements climatiques, c’est possible grâce à l’investissement responsable (IR). Toutefois, vous devez faire vos devoirs pour choisir les placements qui correspondent à vos intentions environnementales. Voici comment.

La première étape, c’est de faire un état des lieux de votre portefeuille : dans quels types de placements sont investis vos dollars ? Comme le secteur des énergies fossiles représente de 15 % à 20 % de la capitalisation de la Bourse de Toronto, il y a malheureusement des chances que votre épargne finance des pétrolières et des gazières.

Certains de vos placements portent peut-être le sigle ESG, trois lettres qui renvoient aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance pris en considération par les produits financiers (actions, obligations, fonds communs) les plus responsables, ce qui est un bon début pour verdir votre portefeuille.

Savoir ce que l’on veut

Quoi qu’il en soit, il faut vous livrer à une petite introspection. « Nos motivations personnelles doivent être alignées avec nos motivations de placement. Il faut donc se demander quels sont nos objectifs d’investissement, autrement dit à quoi on veut que notre argent serve », indique le directeur de l’investissement durable chez Addenda Capital, Réjean Nguyen.

Pour faire simple, vous pouvez d’abord miser sur des placements qui excluent le secteur des hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon), principal contributeur au réchauffement planétaire. Les produits ESG dits « verts » sont aussi un bon choix puisqu’ils sont constitués d’entreprises engagées dans la production d’énergies propres, le transport durable, l’économie circulaire, le recyclage des déchets, etc. Enfin, les produits ESG dits « de transition » vous permettent de financer des entreprises qui visent la carboneutralité de leurs activités.

Histoire de ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier, il peut être prudent de diversifier votre portefeuille en l’équilibrant entre ces trois familles d’actifs (sans énergies fossiles, « verts » et « de transition »). « Depuis 15 ans, les produits financiers ESG ont des rendements équivalents ou supérieurs aux produits traditionnels », signale Francis Paquette, planificateur financier à la Caisse d’économie solidaire Desjardins.

Poser des questions

La plupart des institutions financières proposent des placements ESG qui font directement référence au climat avec des termes comme « initiatives climatiques », « faible en carbone » ou « faible en CO2 ». Mais comme il n’existe aucune garantie que ces fonds sont vraiment responsables, « il revient à l’investisseur de faire ses devoirs et de s’informer par ses propres moyens », signale Réjean Nguyen.

Si un fonds est référencé dans le catalogue en ligne de l’Association canadienne pour l’investissement responsable (AIR), où figurent plus de 150 produits d’investissement durable offerts au Canada, c’est un bon début. Le site de l’AIR est d’ailleurs une bonne ressource pour se former et en apprendre davantage sur l’investissement responsable.

Ensuite, il faut « bombarder de questions » son conseiller bancaire ou son planificateur financier et « se montrer critique des réponses reçues. Certains s’y connaissent plus que d’autres et si on est insatisfait, on peut en changer », mentionne Francis Paquette.

Comment sont sélectionnées les entreprises qui composent le fonds et sur quels critères ? Le gestionnaire du fonds est-il membre de l’AIR ou s’est-il engagé à respecter les Principes pour l’investissement durable (PRI) édictés par les Nations unies ? Vérifie-t-il auprès des entreprises qu’il a choisies que leurs bottines suivent leurs babines ? Si le fonds est orienté sur la réduction des gaz à effet de serre (GES), publie-t-il chaque année son indicateur d’intensité GES, c’est-à-dire les tonnes de CO2 émises par million de dollars investis ?

Autant de questions à poser qui permettront de faire des choix éclairés. Et ils le seront encore plus si vous prenez le temps d’éplucher les rapports annuels des placements que vous convoitez.

Nos motivations personnelles doivent être alignées avec nos motivations de placement

Réjean Nguyen, directeur de l’investissement durable chez Addenda Capital

Le diable est dans les détails

Une fois vos devoirs faits, il faut généralement faire des arbitrages, voire des compromis. Par exemple, parmi les fonds excluant les énergies fossiles ou encore dans les placements « de transition », « on retrouve souvent les compagnies de chemin de fer qui transportent entre autres des hydrocarbures. Est-ce qu’on peut vivre avec ça ? C’est à chaque investisseur d’y répondre », souligne Francis Paquette.

Si, toutefois, vous souhaitez vous faciliter la vie, Réjean Nguyen conseille de vous en tenir aux placements « verts », car « les fonds de transition sont plus complexes à analyser étant donné qu’il existe de multiples avenues pour atteindre la carboneutralité ».

Cet article provient d’un cahier spécial «Quand freiner le dérèglement du climat crée de la richesse», publié par le quotidien Le Devoir, en partenariat avec Unpointcinq.

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