L’hiver à bicyclette sans prise de tête

Faire du vélo et se déplacer sans GES en hiver, ça vous tente? Nous sommes allés assister à un atelier de mécanique pour voir ce qu’il faut faire avant de se lancer sur les routes enneigées. Petit compte rendu.

Vivre ici / 16 janvier 2018

Depuis quelques années, le vélo d’hiver n’est plus seulement l’affaire d’une poignée de téméraires. Rapide, efficace et garantie sans émissions de gaz à effet de serre (GES), la bicyclette a conquis le cœur d’un nombre grandissant d’usagers de la route, qu’il vente ou qu’il neige.

Quelques chiffres

Un rapport de Vélo Québec paru en 2015 indique que :

  • Plus de 180 000 Québécois font du vélo au moins une fois de décembre à mars.
  • En janvier et en février, près de 100 000 cyclistes bravent le froid. Les cyclistes québécois parcourent en moyenne 43 km à vélo par semaine. Si les 100 000 cyclistes parcouraient cette distance en voiture durant les 8 semaines des mois de janvier et février, cela n’émettrait pas moins de 722 tonnes de CO2 dans l’atmosphère!
  • À Montréal, il y avait, en 2015, 296 kilomètres de rues comportant des voies réservées aux cyclistes, soit deux fois plus qu’à Toronto.
  • De ce nombre, on compte 82 kilomètres de pistes séparées physiquement des voitures.

Mais avant d’enfourcher son deux-roues pour affronter le froid, des réglages sont nécessaires. Nous nous sommes donc rendus à Hochelaga pour obtenir quelques conseils de mécanique. Organisée par l’atelier TAK et l’organisation à but non lucratif Katimavik, cette petite séquence de mains dans le cambouis est ouverte à tous.

Au programme, entre autres choses, installation des pneus d’hiver, pose des garde-boues, ajustement des freins et des vitesses, retrait du dérailleur et lubrification de la chaîne. Il s’agit aussi de donner quelques conseils pratiques, par exemple baisser la selle pour pouvoir poser les deux pieds au sol en cas de dérapage, ou encore porter juste assez de couches de vêtements pour avoir un peu froid en quittant son domicile et se réchauffer une fois derrière son guidon.

Parmi les cyclistes présents, certains sont des habitués et ont juste besoin de quelques pièces ou d’un coup de main pour préparer leur bicyclette. D’autres n’ont encore jamais tenté l’expérience et ont beaucoup de questions et quelques inquiétudes, vite balayées par leurs interlocuteurs. Il s’agit en effet de montrer qu’avec un peu de motivation et quelques astuces, il n’est pas si compliqué de démocratiser le vélo d’hiver. Une bonne façon de se familiariser avec la pratique avant de se jeter dans le grand bain… glacé!

Pour aller plus loin :

  • Rendez-vous sur la page Facebook de l’atelier TAK.
  • La ville de Montréal propose une application gratuite, Mon RésoVélo, qui permet d’obtenir des renseignements sur l’état du déneigement du réseau cyclable.
  • L’équipe de Radio-Canada Grand Montréal a mis en ligne une carte interactive où les cyclistes hivernaux indiquent les rues à éviter et leurs trajets préférés.
L’hiver à bicyclette sans prise de tête 5min.