Anick-Marie Bouchard : globe-stoppeuse professionnelle

Peut-on vraiment s’autoproclamer « écologique » quand on voyage à temps plein autour du monde? Anick-Marie Bouchard, globe-stoppeuse qui a parcouru l’équivalent de quatre fois le tour du globe, en fait la démonstration.

Vivre ici / 17 septembre 2017

L’industrie du tourisme est responsable de 5 % des émissions mondiales de gaz à effets de serre, pour un apport à l’économie mondiale presque identique. Frappée par ce constat, Anick-Marie est devenue experte en écomobilité, une démarche qui consiste à se questionner et passer à l’action afin de réduire ou compenser ses émissions de gaz à effets de serre lors de ses déplacements.

L’écomobilité peut se pratiquer tous les jours en se rendant au boulot, tout comme lors d’aventures aux quatre coins de la planète. Ces façons alternatives de voyager ont guidé les pas d’Anick-Marie.  
Anick-Marie Bouchard a parcouru l'équivalent de quatre fois le tour du globe. (Crédit : Du monde au tournant)

Nomade depuis 2002, la globe-stoppeuse a fait du pouce à travers le Québec et l’Europe, a animé des conférences sur le Couchsurfing d’Édimbourg à Istanbul, de Porto à Berlin, et a écrit La bible du grand voyageur aux éditions Lonely Planet.

Son prochain livre abordera une autre facette du voyage alternatif : le tourisme local, une façon accessible de voyager tout en découvrant les trésors cachés à quelques kilomètres de nous. Et évidemment, une technique qui limite énormément nos émissions de gaz à effet de serre!

Rencontre avec une voyageuse hors normes qui propose de faire du tourisme autrement.

Écomobilité 101 : Conseils pour vos prochaines escapades

> Compenser ses GES

Plusieurs sites de compagnies aériennes intègrent un calculateur de gaz à effet de serre émis lors de vos voyages en avion. Si vous manquez de temps pour planter vous-même quelques milliers d’arbres, vous pouvez toujours faire un don à un organisme qui multiplie les actions en développement durable.

> Réduire ses GES

  • Le but est de privilégier les infrastructures déjà en place, celles qui n’ont pas été mises sur pied uniquement pour les activités touristiques.
  • Puisqu’il y a déjà des voitures sur la route, faites du pouce.
  • Parce que des navires-cargo voyageront de toute façon, embarquez à bord.
  • Comme tout le monde a un divan, utilisez-le couchsurfing.
  • Le principe du slow travel permet également de diminuer son empreinte carbone.
  • Utilisez le train plutôt qu’un vol intérieur et vos jambes plutôt qu’un 4×4 pour atteindre le sommet d’une montagne.
  • Favorisez le parcours en étoile autour de votre destination pour y rester le plus longtemps possible, ne visitant ainsi pas cinq pays en trois courtes semaines.
Anick-Marie Bouchard : globe-stoppeuse professionnelle 5min.