Des millions pour la recherche en réduction des GES

Techno Vivre ici / 13 juin 2018
Moins de GES !

Un peu plus de quatre millions de dollars : c’est le montant que vont se partager douze chercheurs de six universités et d’un cégep du Québec dans les trois prochaines années. Des budgets substantiels qui vont les aider à mener à bien leurs travaux de recherche sur la réduction des émissions de gaz à effet serre (GES).

Ces douze « cerveaux » sont les gagnants du premier concours lancé par deux des trois Fonds de recherche du Québec (Nature et technologies et Société et culture) et le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI). Concours qui s’insère dans le cadre d’un programme spécifique, cofinancé par le Fonds vert, dont le but est de stimuler les collaborations entre scientifiques et de soutenir des équipes multidisciplinaires qui portent des projets pouvant aider le Québec à réduire son empreinte carbone.

La directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec – Société et culture, Louise Poissant, « attend beaucoup de ces recherches pour l’amélioration des façons de faire, et les retombées positives sur l’environnement et le milieu de vie de nombreuses personnes. » Sa consœur du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, Maryse Lassonde, se dit « heureuse de constater le succès de cette initiative intersectorielle qui favorise non seulement le maillage entre deux communautés de recherche, mais également avec le milieu utilisateur. »

Les 12 lauréats

  • Jean-François Audy, du département de management de l’Université du Québec à Trois-Rivières, travaille sur des procédés novateurs applicables à la collecte et au traitement des balayures de rue.
  • Nicolas Bélanger, du département Science et technologie de la TÉLUQ, s’intéresse à la reconstruction des sols dans la région de Chaudière-Appalaches et au reboisement d’anciennes mines d’amiante.
  • Jocelyn Bouchard, du département de génie chimique de l’Université Laval, pilote un projet sur la réduction des émissions de GES des usines minéralurgiques grâce à l’intégration de l’industrie 4.0.
  • Duygu Kocaefe Evirgen, du département des sciences appliquées de l’Université du Québec à Chicoutimi, cherche à réduire les GES émis par les alumineries en remplaçant partiellement le coke de pétrole par le biocharbon.
  • Frédéric-Georges Fontaine, du département de chimie de l’Université Laval, réalise un projet intitulé « Valorisation du CO2 émis par les grandes industries : source de richesse et d’indépendance face aux combustibles fossiles ».
  • Gilles Gagné, du cégep de Victoriaville, se préoccupe de la séquestration du carbone et de la réduction des GES dans les grandes exploitations agricoles en mode de production biologique.
  • Louis Gosselin, du département de génie mécanique de l’Université Laval, cherche des solutions durables pour la production et l’utilisation de l’énergie au Nunavik.
  • Pierre-Olivier Pineau, d’HEC Montréal, analyse le potentiel l’économie circulaire en termes de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour les industriels québécois.
  • Réjean Samson, de Polytechnique Montréal, développe un logiciel libre qui servira à soutenir l’élaboration de stratégies optimales pour la gestion des matières résiduelles.
  • Yixin Shao, du département génie civil de l’Université McGill, veut réduire l’empreinte carbone de la production de ciment Portland en le remplaçant par un sous-produit issu du procédé de fabrication de l’acier aujourd’hui utilisé dans la construction des routes.
  • Évelyne Thiffault, du département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval, est la chercheuse principale du projet « Mobilisation de la bioénergie forestière au cœur des municipalités ».
  • Owen Waygood, de l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional de l’Université Laval, veut trouver comment communiquer efficacement l’information relative aux émissions de GES des véhicules.