Un meilleur accès aux véhicules électriques et hybrides pour les Québécois

/ 18 décembre 2017
Les Québécois auront bientôt un meilleur accès aux véhicules électriques et hybrides rechargeables ainsi qu’à un plus vaste choix parmi les modèles les plus performants sur le marché. Le gouvernement a approuvé, le 13 décembre dernier, la norme véhicules zéro émission (norme VZE), faisant du Québec la première province canadienne à réglementer les activités des constructeurs afin d’assurer une progression soutenue du nombre de véhicules électriques sur ses routes et de répondre aux besoins de la population. Cette norme fait partie d’un ensemble de solutions mises en œuvre par le gouvernement pour améliorer la qualité de l’air, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et placer le Québec sur la voie d’une économie moderne et sobre en carbone. Les transports étant responsables de 41 % des émissions de gaz à effet de serre du Québec, réduire les GES dans ce secteur constitue une priorité gouvernementale pour lutter contre les changements climatiques, mais aussi pour protéger la santé des citoyens. La mise en œuvre de la norme VZE au début de l’année 2018 modifiera le modèle d’affaires des concessionnaires au Québec. Les constructeurs assujettis devront accumuler des crédits en fournissant des véhicules zéro émission (VZE) ou des véhicules à faibles émissions (VFE) aux Québécois. Plus les véhicules seront performants en mode zéro émission, plus ils donneront de crédits. Le pourcentage de crédits obligatoires sera calculé en fonction de la quantité totale de véhicules automobiles neufs vendus ou loués au Québec. Les constructeurs devront accumuler leurs crédits à partir de l’année modèle 2018. En se portant dans le futur, soit en 2025, cette norme se traduira par des ventes ou des locations de VZE ou de VFE de l’ordre de 10 % du marché. Les grands constructeurs devront accumuler, à partir de l’année 2020, un pourcentage de crédits attribuables exclusivement à des VZE. Ceux qui n’atteindront pas les cibles devront acheter des crédits à d’autres constructeurs en situation excédentaire ou payer une redevance au gouvernement. Les revenus générés seront versés au Fonds vert et serviront à financer des projets de lutte contre les changements climatiques, notamment pour le verdissement du parc automobile. La norme québécoise s’inspire pour une large part des normes VZE présentement en vigueur dans dix États américains, offrant ainsi à l’industrie automobile une continuité quant aux normes applicables de part et d’autre de la frontière.

Source : MDDELCC