Économie circulaire : réduire ses GES et faire prospérer le Québec

/ 20 mars 2018
Moins de GES !
Une étude confirme que l’économie circulaire offre au Québec de nombreuses opportunités à saisir en plus d’impacts positifs et importants tant sur l’environnement que l’économie québécoise. Dévoilée par le Conseil du patronat du Québec (CPQ), le Conseil Patronal de l’Environnement du Québec (CPEQ) et Éco Entreprises Québec (ÉEQ), il s’agit de la première étude portant sur les potentiels et les perspectives de l’économie circulaire pour la prospérité du Québec. Dans le contexte où les différents paliers gouvernementaux commencent à s’y intéresser, à l’instar de plusieurs juridictions dans le monde, ces organisations ont jugé important de mener une première réflexion de fond, au bénéfice des entreprises. L’étude a été réalisée par une équipe d’experts issus de l’Institut de l’environnement, du développement durable et de l’économie circulaire (I-EDDEC) et du Groupe de recherche en Gestion et mondialisation de la technologie (GMT) de Polytechnique Montréal. Véritable voie de l’avenir pour accélérer la transition vers une économie plus verte, l’économie circulaire est un concept encore relativement peu connu en Amérique du Nord qui consiste à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités. Au-delà du potentiel révélé, l’étude présente également des exemples d’entreprises québécoises qui, en plus de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), ont su transformer ces occasions en profits.

Quelques exemples :

  • L’entreprise Cascades a valorisé plus de 440 000 tonnes métriques de matières en 2016.
  • Le Groupe Bellemare recycle ou revalorise annuellement 110 000 tonnes métriques de matériaux.
  • Sanimax récupère et valorise des sous-produits issus du secteur agroalimentaire. L’entreprise a ainsi détourné de l’enfouissement près de deux milliards de kilogrammes de sous-produits.
  • L’entreprise Granules LG fabrique des granules de bois et des bûches écoénergétiques à partir de résidus industriels issus de la première et de la deuxième transformation du bois.
  • Enerkem transforme des matières résiduelles non recyclables en biocarburant, ce qui réduit la dépendance envers les énergies fossiles et les émissions de GES.
  • Netlift est une entreprise québécoise qui offre une plateforme de co-voiturage, permettant ainsi de valoriser les places disponibles dans les voitures personnelles et de bonifier l’offre de transport collectif par un service plus personnalisé.

D’autres entreprises font l’objet de présentations détaillées dans l’étude en raison de leur succès dans leur domaine respectif : Soleno & Soleno (recyclage), Piscines et Spas Poséidon (réusinage et reconditionnement), AutoPartage (économie de fonctionnalité), le CTTÉI (symbiose industrielle) et La Remise (économie collaborative) ont tous contribué de manière exemplaire à améliorer le bilan carbone du Québec en profitant d’occasions économiques qu’ils ont su saisir.

Au cours des prochains mois, le Conseil du patronat du Québec (CPQ), le Conseil Patronal de l’Environnement du Québec (CPEQ) et Éco Entreprises Québec (ÉEQ) s’investiront à mieux faire connaître les potentiels de l’économie circulaire pour le Québec et inviteront les différents paliers gouvernementaux, particulièrement au niveau provincial, à poursuivre leurs travaux en faveur de sa plus large émergence et à stimuler les investissements publics et privés.

Source : Conseil du patronat du Québec