Pourquoi le covoiturage urbain n’a pas la cote

Vivre ici / 31 mai 2018
Moins de GES !

Un regroupement d’entreprises privées et de groupes environnementaux lancent aujourd’hui une grande enquête sur le covoiturage urbain. L’objectif : « comprendre les motivations, les réticences et les attentes des habitants du Québec » pour ce mode de transport qu’ils qualifient de « nouveau, durable [et] accessible à tous ».

Au Québec, seuls 14 % des travailleurs se déplaçant en voiture optent pour le covoiturage. Dans les cinq plus grandes agglomérations de la province, il y aurait ainsi quelque 25 millions de places disponibles dans les autos chaque jour, selon les données de l’Enquête Origine-Destination de 2013. Rien qu’à Montréal, on dénombre 15 millions d’autosolistes qui perdent quotidiennement du temps (donc de l’argent) dans les bouchons et génèrent des tonnes et des tonnes de CO2.

Dans ce contexte, « le covoiturage courte distance est une mode de transport immédiatement disponible sans investissement en infrastructure qui peut contribuer à diminuer la congestion et les gaz à effet de serre et à améliorer l’accès au réseau de transport collectif. Qu’attendons-nous pour l’utiliser ? », demande Marine Imbert, la résidente de OuiHop’, une des entreprises partenaires de l’enquête dont l’application mobile met en relation des covoitureurs sur des trajets de courtes distances. Fondateur de Netlift, une autre application de covoiturage, Marc-Antoine Ducas est convaincu que « le covoiturage courte distance doit être considéré comme un service public et collectif, tout comme Bixi. »

Dans le cadre de cette enquête, le covoiturage courte distance est défini comme « l’utilisation en commun d’un véhicule terrestre à moteur par un conducteur et un ou plusieurs passagers, effectuée à titre non lucratif sur un trajet inférieur à 50 km dans le cadre d’un déplacement que le conducteur fait pour son propre compte. »

Disponible en français et anglais, ce sondage en ligne (accessible ici) prend 5 à 10 minutes à remplir. Vous pouvez y répondre jusqu’au 24 juin. Les résultats seront diffusés fin août, début septembre 2018.