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Serge Quenneville est un passionné. À l’écoquartier Sud-Ouest, il multiplie les projets environnementaux et sociaux avec la communauté. Lorsque nous nous rencontrons, il partage avec ferveur ses idées pour améliorer la qualité de vie dans nos quartiers. Les ruelles vertes reviennent souvent dans nos discussions.

Comme beaucoup de ses collègues des écoquartiers, il considère ces espaces souvent très minéralisés comme de formidables terrains de jeu.

Pour lui, les ruelles sont une belle façon de favoriser l’engagement des citoyens dans leur milieu de vie. Ils sont les moteurs des projets, les organismes et les arrondissements venant les accompagner et les outiller. Ne partageant pas toujours la même vision en ce qui a trait à l’aménagement de leur ruelle, les voisins sont amenés à échanger pour construire un projet commun. L’effet social des ruelles est évident et prend parfois des formes inattendues. Serge me racontait ainsi sa surprise de voir se joindre à son groupe de marche des membres des comités de ruelles avec lesquels il avait travaillé. Comme quoi les ruelles connectent les quartiers, mais aussi les gens! Serge insiste sur la place des jeunes dans les projets. Leur volonté de créer des espaces qui leur sont adaptés est souvent gage d’une appropriation et d’une pérennité des aménagements. Car tout n’est pas rose dans le monde vert des ruelles. Le principal défi : maintenir l’engouement et la mobilisation une fois le ruban coupé. Pas toujours facile d’entretenir la flamme du début. Un comité de ruelle solide et une animation continue, notamment, peuvent contribuer à éviter que les efforts ne soient réduits à néant au bout de quelques années.

La pérennité des interventions est d’autant plus importante que les ruelles peuvent jouer un rôle majeur dans l’adaptation de nos villes aux changements climatiques. Réduction des îlots de chaleur, création d’oasis de biodiversité, meilleure gestion des eaux de pluie (les ruelles bleues-vertes); leurs avantages sont multiples.

Parcours de ruelles

Et les interventions ne se limitent plus à une ruelle, puisque les organismes travaillent maintenant à développer des parcours de ruelles, invitant les citoyens à découvrir autrement leur quartier. Dans le Sud-Ouest, Serge me parle du parcours Monk et de son allée verte centrale distinctive. Depuis la station de métro Monk, le parcours sillonne le quartier par des ruelles et des parcs. En plus de favoriser le verdissement dans les ruelles, ces parcours permettent d’aborder d’autres facettes de l’aménagement urbain, en particulier la convivialité et la sécurité des déplacements pour les piétons. Bonne nouvelle : l’engouement pour les ruelles vertes ne cesse de croître. Montréal compte plus de 300 ruelles vertes et, depuis peu, Québec est entré dans la danse avec l’initiative À vos ruelles vertes. Des 475 km de ruelles que compte Montréal, 69 sont des ruelles vertes. Le potentiel est donc immense. Même si les ressources ne sont pas toujours au rendez-vous, les idées, elles, ne manquent pas. Parlez-en à Serge la prochaine fois que vous passerez dans le Sud-Ouest." ["post_title"]=> string(0) "" ["post_excerpt"]=> string(0) "" ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(6) "closed" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(15) "vies-de-ruelles" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2021-02-25 14:06:47" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2021-02-25 19:06:47" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(56) "https://unpointcinq.ca/?post_type=blog-post&p=12202" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(9) "blog-post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" ["displayCategories"]=> bool(true) ["displayAuthor"]=> bool(false) ["displayAuthorBottom"]=> bool(true) ["header"]=> string(4) "blog" ["page_banner_options"]=> array(1) { [0]=> string(0) "" } }
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Vies de ruelles

01 mars 2018 - Emmanuel Rondia, Responsable de projets en développement durable et environnement CRE

Serge Quenneville est un passionné. À l’écoquartier Sud-Ouest, il multiplie les projets environnementaux et sociaux avec la communauté. Lorsque nous nous rencontrons, il partage avec ferveur ses idées pour améliorer la qualité de vie dans nos quartiers. Les ruelles vertes reviennent souvent dans nos discussions.

Comme beaucoup de ses collègues des écoquartiers, il considère ces espaces souvent très minéralisés comme de formidables terrains de jeu.

Pour lui, les ruelles sont une belle façon de favoriser l’engagement des citoyens dans leur milieu de vie. Ils sont les moteurs des projets, les organismes et les arrondissements venant les accompagner et les outiller. Ne partageant pas toujours la même vision en ce qui a trait à l’aménagement de leur ruelle, les voisins sont amenés à échanger pour construire un projet commun. L’effet social des ruelles est évident et prend parfois des formes inattendues. Serge me racontait ainsi sa surprise de voir se joindre à son groupe de marche des membres des comités de ruelles avec lesquels il avait travaillé. Comme quoi les ruelles connectent les quartiers, mais aussi les gens! Serge insiste sur la place des jeunes dans les projets. Leur volonté de créer des espaces qui leur sont adaptés est souvent gage d’une appropriation et d’une pérennité des aménagements. Car tout n’est pas rose dans le monde vert des ruelles. Le principal défi : maintenir l’engouement et la mobilisation une fois le ruban coupé. Pas toujours facile d’entretenir la flamme du début. Un comité de ruelle solide et une animation continue, notamment, peuvent contribuer à éviter que les efforts ne soient réduits à néant au bout de quelques années.

La pérennité des interventions est d’autant plus importante que les ruelles peuvent jouer un rôle majeur dans l’adaptation de nos villes aux changements climatiques. Réduction des îlots de chaleur, création d’oasis de biodiversité, meilleure gestion des eaux de pluie (les ruelles bleues-vertes); leurs avantages sont multiples.

Parcours de ruelles

Et les interventions ne se limitent plus à une ruelle, puisque les organismes travaillent maintenant à développer des parcours de ruelles, invitant les citoyens à découvrir autrement leur quartier. Dans le Sud-Ouest, Serge me parle du parcours Monk et de son allée verte centrale distinctive. Depuis la station de métro Monk, le parcours sillonne le quartier par des ruelles et des parcs. En plus de favoriser le verdissement dans les ruelles, ces parcours permettent d’aborder d’autres facettes de l’aménagement urbain, en particulier la convivialité et la sécurité des déplacements pour les piétons. Bonne nouvelle : l’engouement pour les ruelles vertes ne cesse de croître. Montréal compte plus de 300 ruelles vertes et, depuis peu, Québec est entré dans la danse avec l’initiative À vos ruelles vertes. Des 475 km de ruelles que compte Montréal, 69 sont des ruelles vertes. Le potentiel est donc immense. Même si les ressources ne sont pas toujours au rendez-vous, les idées, elles, ne manquent pas. Parlez-en à Serge la prochaine fois que vous passerez dans le Sud-Ouest.