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© Ruelles bleues-vertes
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Transformer l’Est de Montréal, un bâtiment à la fois

20 juillet 2018 - Emmanuel Rondia, Responsable de projets en développement durable et environnement CRE

La première fois que j’ai entendu parler de la Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal (SHAPEM), c’était en 2013, lors d’une réunion de l’Alliance forêt urbaine. Pourtant, cet organisme essentiel à la revitalisation et la dynamisation urbaine de l’Est de la métropole fête cette année ses 30 ans d’existence. Implantée dans sept arrondissements différents, la SHAPEM gère plus de 1600 logements (dont plus de 800 lui appartiennent) et entreprend des projets pour et avec la communauté.

Chacune de ses interventions vise avant tout à favoriser le vivre ensemble. Les possibilités sont multiples, et le défi de l’organisme est d’arrimer sa vision avec les nombreux besoins des résidents et de la collectivité.

Rejoindre l’Alliance forêt urbaine a été, pour la SHAPEM, le déclencheur d’une série de démarches et de projets intégrant des mesures de lutte aux îlots de chaleur, éléments étroitement liés à l’amélioration du milieu de vie. Un nouveau monde s’est ouvert aux membres de l’organisme par la découverte d’un bassin de partenaires pouvant alimenter leur réflexion et les aider dans la mise en place de leurs projets.

Au cours des dernières années, la SHAPEM a ainsi mis en œuvre plusieurs programmes :

  • Les Promeneurs Avisés, qui favorise le verdissement des terrains des logements sociaux et communautaires par la participation citoyenne.
  • Les Ruelles bleues-vertes, qui combine le verdissement et la gestion des eaux pluviales, actuellement en développement sur deux sites pilotes.
  • Un important projet de revitalisation urbaine dans l’est de Montréal-Nord, mené en étroite collaboration avec Parole d’excluEs. Ce projet, par l’enlèvement d’asphalte, la plantation d’arbres, arbustes et vivaces ainsi que l’aménagement d’un espace collectif, transforme progressivement le quartier. Et les retombées ne sont pas uniquement environnementales, puisque la démarche participative et inclusive favorise la création de liens dans la communauté.
© Ruelles bleues-vertes
© Ruelles bleues-vertes

Comme dans bien des projets, l’enjeu majeur reste l’appropriation par la communauté. La SHAPEM, par sa mission, est implantée dans des quartiers défavorisés. C’est tout un défi d’établir un premier contact avec des résidents qui ont bien d’autres priorités que l’aménagement de leur terrain et de les mobiliser. Là aussi, l’organisme fait preuve d’innovation dans ses approches et sait s’entourer de partenaires qui l’aident à franchir ces barrières.

Propriétaire, la SHAPEM est aussi consciente qu’elle devra vivre avec ses choix d’aménagement et porte donc une attention toute particulière à la pérennité des interventions. Le risque de démobilisation est grand et le « couper de ruban » ne veut pas dire que le projet est fini, loin de là. L’organisme s’assure donc d’un accompagnement dans la durée avec les intervenants locaux et les résidents.

Chaque projet est ainsi une occasion de réfléchir au vivre ensemble et d’expérimenter de nouvelles façons de faire au profit de toute la collectivité. Les défis sont nombreux, mais avec sa longue expérience, la SHAPEM a tout ce qu’il faut pour poursuivre son rôle d’acteur de transformation.

Bon 30e anniversaire et, surtout, longue vie à la SHAPEM!